Sarkozy donne un cadre national aux élections régionales

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MajoritéEn 45 minutes chrono, Nicolas Sarkozy a délivré samedi une leçon de stratégie électorale aux cadres de l'UMP. Réuni à Aubervilliers, le conseil national du parti présidentiel a lancé la campagne des régionales des 14 et 21 mars 2010 en investissant les chefs de file chargés de mener l'offensive dans les vingt régions sur vingt-deux dirigées par la gauche depuis 2004.Pour sa première intervention « militante » depuis les turbulences de l'automne ? affaires Frédéric Mitterrand, Epad-Jean Sarkozy, polémiques fiscales, fronde sur la réforme territoriale ?, le chef de l'État a recadré sa majorité en l'appelant à défendre, « dans l'unit頻, le bilan de la première moitié de son quinquennat. Et en donnant d'emblée une dimension nationale au futur scrutin de mars.Pas question de reculer sur les engagements pris, a insisté Nicolas Sarkozy, qui a notamment souligné que le bouclier fiscal était « une ligne rouge » pour les électeurs de la majorité. « Tant que je serai président », a-t-il martelé, il n'y aura pas d'augmentation des impôts ou de régularisation massive des sans-papiers.Au passage, il a affiché sa fermeté sur le dossier de la baisse de la TVA dans l'hôtellerie et la restauration : « Cette promesse devait être honorée. Ou alors ne vous plaignez pas que tant de nos électeurs se tournent vers le Front national ! » Car, en filigrane, c'est bien la peur d'une remontée de l'extrême droite qui a motivé l'engagement présidentiel si tôt dans la campagne. Si le FN était en mesure de se maintenir dans plusieurs régions au soir du premier tour, le parti de Jean-Marie Le Pen, « asséch頻 par Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2007, menacerait alors sérieusement la stratégie de reconquête de l'UMP.Nicolas Sarkozy s'en est d'ailleurs pris avec virulence à la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, qui avait proposé il y a une semaine une régularisation des sans-papiers. Il l'a accusée « d'agiter le chiffon rouge, pour faire remonter le Front national ». « écologie populaire »Mais à dix jours du sommet de Copenhague, Nicolas Sarkozy a concentré ses attaques sur une nouvelle cible : les écologistes, qu'il juge adeptes d'une « stratégie invraisemblable de la décroissance ». « Est-ce qu'ils savent qu'il y a du chômage [?], de la misère dans le monde, est-ce qu'ils savent qu'il y a près d'un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là ? » a-t-il lancé, en promettant de combattre pour « une écologie populaire », basée sur « une croissance durable ».

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