La spéculation reste accro au baril de pétrole

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Et c'est reparti ! La spéculation sur le baril de pétrole revient sur le devant de la scène, alors que le baril coté à New-York cotait ce lundi 84,4 dollars, un plus-haut depuis deux semaines. Les options d'achat détenues par les « Large Speculators » - catégorie dans laquelle sont rassemblés tous les non-industriels - n'ont jamais été aussi nombreuses sur le WTI, selon la CFTC. Un des contrats sur lesquels l'intérêt se porte se trouve être une option d'achat pour un baril de pétrole pour livraison en décembre 2011, pour le prix de 100 dollars. La position ouverte sur ce contrat, c'est à dire le nombre d'acheteurs nets, a progressé de 51 % cette année, à 45.500 lots. Il s'agit de la position la plus importante pour toutes les échéances du pétrole américain. La politique monétaire américaine, qui nourrit la hausse de l'ensemble des matières premières, n'y est certainement pas pour rien. Mais des éléments fondamentaux viennent aussi soutenir ce mouvement.Pour la première fois depuis près de trois ans, le marché du pétrole vient de traverser un léger choc de la demande. « Le boom a été tiré par la demande de diesel » remarque Paul Horsnell, analyste chez Barclays. Le combustible très utilisé en France l'est aussi en Chine, où la majorité des nouvelles voitures en consomment. Des ruptures de stocks de diesel ont aussi été constatées en Chine ces derniers temps, ce qui serait lié au fonctionnement aléatoire de certaines centrales électrique. Particuliers et industriels ont alors recours à des générateurs fonctionnant au diesel. Mini-chocSelon Barclays, ce mini-choc pétrole devrait se traduire par une hausse de la consommation de pétrole de la planète, de 2,41 millions de barils par jour en 2010. Soit la plus forte hausse sur les 30 dernières années. Un optimisme que CGES* modère en rappelant que la demande mesurée correspond aux livraisons effectives de produits, mais pas à leur consommation. Selon le centre d'analyste britannique, nous serions en train de constater les conséquences du restockage de la part d'intermédiaires, qui ne devrait pas permettre au prix du baril de rester suspendu très longemps à un niveau historiquement élevé. Aline Robert * Center for Global Energy Studie

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