Le cas de Florence Cassez ternit les relations économiques franco-mexicaines

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?PAYS éMERGENTScommerceC'était juste avant Noël. Pour redonner un peu d'espoir à Florence Cassez, incarcérée depuis plus de quatre ans au Mexique, Nicolas Sarkozy lui a téléphoné un soir. Le président lui a assuré qu'il suivait personnellement son dossier et que les autorités françaises continueraient à lui apporter toute l'assistance prévue par le droit.Auparavant, le 8 décembre, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, avait émis des « doutes » sur l'équité du procès de Florence Cassez, 35 ans, condamnée à Mexico à soixante ans de prison pour des enlèvements auxquels elle nie avoir participé. En face, le gouvernement mexicain campe sur sa position : l'accusée « a été jugée conformément au droit ». Autorisé par la Convention de Strasbourg signée par les deux pays, son transfert dans l'Hexagone a pourtant été refusé. La France analyserait un recours devant la Cour internationale de La Haye.L'affaire ébranle-t-elle la nouvelle entente franco-mexicaine, initiée en mars lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Mexico ? « C'est un thème sensible [?], mais il ne contaminera pas les autres aspects de la relation bilatérale », a rassuré dans la presse mexicaine, Daniel Parfait, ambassadeur de France au Mexique. Sanofi vient de lancer le chantier d'une usine de vaccins dans l'État de Mexico, alors que Thales commence à équiper la capitale mexicaine de 8.000 caméras de sécurité pour 316 millions d'euros. En outre, l'Agence française de développement maintient son investissement de 250 millions de dollars par an au Mexique pour lutter contre le changement climatique. « Personne ne souhaite que cette affaire pollue un rapprochement nécessaire aux deux pays, surtout en période de crise. Mais le rapport de force économique reste en faveur du Mexique », souligne une députée mexicaine sous le sceau de l'anonymat. pourvoi en cassationSi les exportations françaises en terre aztèque ont été de 2,2 milliards d'euros en 2008, les importations hexagonales se limitent à moins de 800 millions d'euros. Le 10 décembre, l'avocat mexicain de Florence Cassez, Agustin Acosta, a annoncé que la défense prépare un pourvoi en cassation. C'est le dernier recours légal au Mexique pour la Française qui ne cesse de crier son innocence.

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