Recrutement 2.0 : la génération Y manque de préparation pour trouver le bon emploi

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Anthony Courtin et Erwan Davignon ne manquent pas de culot. Ni d'idées. Récemment diplômés d'une école de commerce et d'un master en ressources humaines, ces deux jeunes entrepreneurs (âgés de 27 et 25 ans) veulent allier méthodes de recrutement à l'ancienne et connaissance des réseaux sociaux. Avec une spécificité non négligeable en principe : faisant partie eux-mêmes la génération Y, ils s'estiment bien placés pour recruter parmi... la génération Y.Anthony Courtin et Erwan Davignon ont donc créé le cabinet de conseil Business & DRH. Ils visent plusieurs marchés bien distincts du recrutement et des ressources humaines qu'ils attaquent avec trois marques séparées. Sous le nom de Business Hunter, ils proposent une activité classique de chasseurs de tête en se concentrant sur la logistique, la construction et l'énergie pour tirer partie de contacts établis pendant leurs études chez Geodis, Eiffage ou encore chez SPIE.Arme secrète« Nous travaillons de façon artisanale en faisant des recherches dans les organigrammes et en réseautant, explique Anthony Courtin. Notre arme secrète est de ne demander aucun acompte. Nous prenons 50% de la prestation quand le candidat est placé et 50% au bout de la période d'essai. Nos clients ne prennent aucun risque. » Cette activité représente 80% des revenus de la jeune société créée en janvier qui espère, elle-même, recruter en 2013.En outre, les deux jeunes fondateurs estiment avoir une carte à jouer auprès des écoles et des étudiants. « Nous avons constaté que beaucoup de copains de promo ne savaient pas faire de recherche d'emploi, ni rédiger leur CV ou se préparer pour un entretien », raconte Anthony Courtin qui se désole devant l'envoi massif de CV sans stratégie et sans aucun suivi.La cible des étudiantsSous le nom de Business Relation, sa société propose de l'accompagnement aux étudiants. En commençant par ceux de l'IPAG, une école de commerce parisienne. Les deux jeunes entrepreneurs initient les étudiants à l'art de ne pas se compromettre sur Internet et de créer une image professionnelle positive. « D'autres proposent ce genre de service, mais nous, nous sortons juste de l'école... », sourit Anthony Courtin, convaincu de sa crédibilité par rapport à un formateur quadragénaire qui ne comprendra pas forcément les attentes des jeunes de la génération Y. Trois nouvelles écoles, dont deux d'ingénieurs, devraient bientôt lui confier leurs étudiants.Pour diversifier encore ses activités, Business & DRH se lance sur un nouveau secteur, la gestion des ressources humaines pour de petites structures de 10 à 15 personnes, telles que les autres start-up rencontrées pendant leur séjour en pépinière. Si ce n'est pas du réseautage, ça y ressemble fortement... 

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