Le constructeur italien Fiat sauvé par sa branche américaine Chrysler

 |   |  644  mots
Le groupe automobile italien annonce des résultats honorables au titre de 2012. Seulement, voilà: c\'est Chrysler (dont le transalpin détiendra bientôt  65,17% des parts) qui sauve les profits. Sans l\'américain, le turinois serait lourdement déficitaire. Le constructeur piémontais a affiché au total pour l\'exercice de l\'an dernier 1,41 milliard d\'euros de résultat net (contre 1,65 milliard en 2011). Des chiffres terriblement contrastés. La firme d\'Auburn Hills a enregistré pour sa part un bénéfice net de 2,45 milliards (chiffres de 2011 non comparables) . Et, sans sa branche du Michigan, Fiat seul perd, lui, plus d\'un milliard, contre... un profit d\'un milliard l\'année antérieure. Sauvé par Fiat en 2009, Chrysler, alors sous la protection de la loi sur les faillites (Chapitre XI), dépanne à son tour l\'actionnaire italien aujourd\'huiBoom américainChrysler, qui génère 60% du chiffre d\'affaires du groupe, affiche un résultat opérationnel (EBIT) de 3,47 milliards d\'euros, contre 204 millions à peine pour les seules actvités de Fiat... Le résultat d\'exploitation est largement positif en Amérique du nord (+2,7 milliards d\'euros) à travers Chrysler. Les ventes de véhicules y ont progressé de 18% à 1,99 million de véhicules. Chrysler a amélioré ses parts sur le marché américain à 11,2% de pénétration, contre 10,5% en 2011.  Les cinq marques de la filiale du groupe de Turin ont toutes enregistré des progressions de leurs ventes outre-Atlantique en 2012, avec même un record mondial historique pour Jeep, le célèbre spécialiste du 4x4.Résultat bien orienté en Amérique latineLe résultat d\'exploitation demeure bien orienté en Amérique latine (+1 milliard d\'euros en 2012) grâce à Fiat, avec des ventes en hausse de 5% à 979.000. exemplaires. Le groupe italien annonce une production et des ventes record au Brésil, son deuxième marché après les... Etats-Unis! La firme turinoise a vendu 838.219 véhicules au Brésil en 2012, soit sa meilleure performance depuis 36 ans qu\'elle est installée sur place et une hausse de 11% sur 2011, voire de 10,2% sur sa précédente année historique de 2010. En tête du marché bréslien depuis plus de dix ans, Fiat a fait l\'an dernier deux fois mieux que le marché lui-même.Plongeon européenEn Europe, le bilan est en revanche lourdement négatif  avec une perte opérationnelle (EBIT) de 738 millions. Les ventes, assurées quasi-exclusivement par les marques de Fiat, ont plongé de 14% l\'an dernier sur le Vieux continent à un peu plus d\'un million d\'unités. Fiat souffre de la dégringolade de près de 20% de son marché intérieur, qui redescend au niveau de 1979! Ses ventes y ont donc logiquement reculé du même ordre. Le groupe - avec ses labels Fiat, Alfa Romeo, Lancia mais aussi Jeep - n\'occupe plus que 29,6% du gâteau automobile transalpin. La chute du marché italien n\'explique pas tout, cependant. Le groupe paye aussi son manque d\'investissement et donc de nouveaux produits, surtout chez Lancia et Alfa Romeo. L\'activité Ferrari-Maserati, comptabilisée à part, a, elle, généré 392 millions de profit opérationnel (contre 358 millions en 2011).Année étale prévue en 2013Pour 2013, le groupe Fiat vise un résultat net compris entre 1,2 et 1,5 milliard d\'euros, c\'est-à-dire du même ordre que l\'an passé. Et c\'est encore Chrysler qui va sauver les meubles. Le constructeur vise un chiffre d\'affaires 2013 compris entre 88 et 92 milliards d\'euros (84 milliards l\'an dernier) et une dette industrielle d\'environ 7 milliards d\'euros (6,5 milliards l\'an dernier , en hausse de 1 millliard, avec une nette réduction pour Chrysler et un gonflement sensible pour la branche Fiat). Le conseil d\'administration recommande de suspendre le paiement de dividendes aux actionnaires, afin de \"maintenir un niveau élevé de liquidités\".  

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :