Le G20 appelle à la coordination économique
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« Nous vous écrivons aujourd'hui pour souligner la nécessité de mettre en oeuvre nos engagements de coordonner nos politiques macro-économiques », tels qu'ils avaient été pris lors du G20 de Pittsburgh, en septembre 2009. La lettre, signée par Stephen Harper, le Premier ministre canadien, le président Barack Obama, le président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre britannique Gordon Brown, ainsi que le président sud-coréen Lee Myung-Bak, s'adresse aux autres membres du G20. Les prochaines réunions n'auront lieu qu'en juin, à Toronto, puis, à l'automne, à Séoul. Mais déjà, il est temps de sonner l'alarme. Car la reprise est fragile. « Le risque d'une nouvelle crise demeure », ajoute la missive. La raison ? La « complaisance » des responsables politiques, la reprise en cours permettant de faire l'économie de réformes indispensables mais peu populaires... divergencesCertains pays ont ainsi du mal à opérer les efforts nécessaires à l'assainissement de leurs comptes publics. Par ailleurs, dans certains pays, des voix s'élèvent pour réclamer l'arrêt des dispendieux plans de relance, alors que les membres du G20 s'étaient entendus à Pittsburgh sur la nécessité de les maintenir le temps de solidement ancrer la croissance dans le paysage. Toutefois, au delà d'une révision complète du fonctionnement de l'économie mondiale, s'appuyant davantage sur une demande interne chinoise et allemande en échange de la dépendance actuelle vis-à-vis des exportations, notamment vers les états-Unis, les membres du G20 s'étaient accordés sur divers principes touchant à la réglementation des activités financières, dont un encadrement plus strict des bonus, l'une des sources de la crise. Or si des initiatives ont émergé, sur les bonus ou la transparence des marchés dérivés, elles n'ont pas donné de résultats très concrets. D'où l'idée, lancée dans la lettre rendue publique ce mardi, de « développer, d'ici la fin de l'année, des règles internationales sur le capital et la liquidit頻, et de « renforcer les infrastructures des marchés financiers clés pour améliorer leur résistance et réduire les risques de contagion ». L. J.-B. « le risque d'une nouvelle crise demeure. »
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