Les cours de la viande de boeuf et de porc touchent des records aux États-Unis

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Pas sûr que les hot-dogs vendus dans les rues de New York restent éternellement à un dollar. Les cours du porc ont touché cette semaine un record depuis 1986, à 1,03475 dollar par livre. Le secrétariat américain à l'agriculture, l'USDA, a constaté que les prix du porc dans le commerce avaient grimpé de 9 % depuis début 2010. Pour cette année, l'administration anticipe un nouveau bond de 6 à 7 %. Sur les marchés à terme, la hausse est nettement plus tranchée : le dernier record intervient après un envol de 26 % depuis 6 mois. Une hausse des cours directement liée aux prix des céréales, principal aliment du cochon qui se nourrit surtout de maïs et de tourteaux de soja. «Je crois que nous faisons face à une nouvelle norme, celle d'un boisseau de maïs à 7 dollars, en raison d'une forte relation entre prix du pétrole et prix du maïs » assurait ce mercredi le directeur financier du groupe Tyson, premier producteur de viande de porc et de volailles outre-atlantique. Sur le dernier semestre, le maïs est passé de 3,25 à 7 dollars, le tourteau de soja de 300 à 360 dollars par tonne. « Les aliments coûtent trop cher, donc les éleveurs préfèrent vendre leurs porcs avant qu'ils n'aient atteint leur poids maximal » assure un expert. En abattant les animaux plus rapidement, les fermiers ont tendance à faire progresser le coût de production du kilo de viande. Et à court terme d'autres facteurs plaident pour la hausse. La fin du trimestre, vendredi, pourrait entraîner de nouveaux achats de fonds sur le marché à terme du porc aux États-Unis. Les commentateurs américains anticipent aussi des prix croissants en raison de la demande du Japon qui pourrait se greffer sur cette situation tendue.Le marché de la viande de boeuf est encore plus tendu que celui du porc. La viande sur pied a touché un record historique mercredi sur le marché à terme de Chicago, soit 1,1925 dollar par livre pour l'échéance du mois de juin. La crainte d'une contamination radioactive du bétail au Japon devrait pousser le pays à importer des États-Unis.Situation désastreuse La situation est très différente en France. Malgré une très légère hausse des cours du porc, « les éleveurs se retrouvent dans une situation économique désastreuse en ce début 2011 du fait de l'évolution des coûts de revient » constate un expert du Marché du Porc Breton, le seul marché organisé en France, à Plérin en Bretagne. Contrairement à la théorie économique, la progression des coûts de production n'a qu'un très faible impact sur les prix de vente en raison d'une structure de marché défavorable aux producteurs. Aline Robert

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