La Banque d'Angleterre veut plus de pouvoirs

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Depuis son indépendance en 1997, le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE), Mervyn King, n'a quasiment pu s'appuyer que sur les taux d'intérêt pour ralentir une économie en surchauffe. Ce qui n'a pas empêché les critiques à son encontre pour avoir tardé à manier cette arme face à la surchauffe de l'immobilier, l'un des moteurs de la crise actuelle. Charles Bean, l'un de ses gouverneurs adjoints, a expliqué ce week-end à Jackson Hole que « la politique monétaire semble être un instrument trop faible pour modérer un boom du prix des crédits-biens sans infliger des dommages collatéraux inacceptables ». « Au lieu de cela, précise-t-il, avec un objectif supplémentaire de gestion de la croissance des crédits et des prix des biens afin d'éviter l'instabilité financière, il faudrait un autre instrument pour agir plus directement sur la source du problème. » Charles Bean pourra bientôt satisfaire ses ambitions. Le gouvernement de David Cameron a en effet annoncé vouloir attribuer à la BoE les pouvoirs dévolus à une autorité des services financiers vouée à disparaître prochainement. La réglementation de l'industrie financière et la supervision des acteurs seront assurées par un comité politique financier codirigé par l'un des gouverneurs adjoints de la BoE et une autorité de régulation prudentielle.Tristan de Bourbon, à Londre

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