Nicolas Sarkozy va tenter

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La traditionnelle cérémonie des v?ux télévisés de ce 31 décembre tombe à pic pour le chef de l'État. Nicolas Sarkozy va en effet pouvoir défendre son action après le camouflet que lui a imposé, mardi soir, le Conseil constitutionnel à propos de la taxe carbone.Le président devrait insister sur les perspectives de sortie de crise pour la France en rappelant la nécessité de poursuivre les réformes structurelles dans cette période. C'est à cette occasion qu'il devrait annoncer que la taxe carbone n'est pas enterrée, et que le gouvernement présentera fin janvier une nouvelle version du texte conforme aux observations du Conseil constitutionnel. Est-ce que ce sera suffisant pour donner l'impression d'un président qui reprend véritablement la main alors que se profilent en mars des élections régionales difficiles pour sa majorité ? N'est-ce pas plus fondamentalement la « méthode Sarkozy » qui est censurée comme le laissait entendre mercredi François Bayrou ?déconvenuesEn tout cas, cette fin d'année se termine laborieusement pour le chef de l'État. Comme si la sortie de la crise était pour lui une période moins favorable que la crise elle-même ou, de l'avis général, il a su surfer sur la vague. Sa cote est ainsi redescendue à un niveau médiocre dans les derniers sondages (voir ci-contre). Les déconvenues s'accumulent. Alors qu'il voulait profiter du sommet de Copenhague pour conforter sa stature d'homme d'État tout en s'attirant les bonnes grâces des écologistes, l'échec de la conférence internationale rejaillit davantage sur lui que sur d'autres chefs d'État qui s'étaient moins exposés. De même, en fin de semaine dernière, le choix par Abu Dhabi des Coréens pour construire des centrales nucléaires face au consortium mené par EDF et Areva sonne comme un échec du volontarisme industriel du président.Sur la scène politique, l'Élysée doit convenir que le débat sur l'identité nationale, lancé par son protégé Éric Besson, dégénère, même si les récents sondages indiquent que l'électorat FN qui s'était détaché du président revient vers lui. Au Sénat, sa réforme territoriale passe difficilement. À l'Assemblée, les députés UMP ne semblent pas insensibles à l'activisme de Jean-François Copé. Bref, pour l'Élysée aussi, vivement 2010. Patrick Coquidé

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