Le real et le rand superstars

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chronique des marchésLa déroute du dollar de mars au début décembre a provoqué un phénomène d'une rare ampleur : ce ne sont pas moins de onze monnaies qui ont gagné 20 % ou plus de leur valeur face au billet vert au cours du millésime qui s'achève. Un score aggravé par le retour en vogue du « carry trade », les stratégies spéculatives consistant à jouer sur les écarts de rendements, dont le dollar, assorti de taux voisins de zéro, est devenu le principal vecteur pendant une grande partie de l'année. Parmi les grandes monnaies les plus performantes face au dollar, c'est le real brésilien qui se singularise. Assorti d'une rémunération qui atteint encore 8,75 % contre 13,75 % en janvier, il affiche une progression de 33 % qui n'est dépassée que par la petite roupie des Seychelles, laquelle s'est appréciée de 48 %. Il est talonné par le rand sud-africain, qui s'est revalorisé de 28 % depuis le début de l'année, fort de sa rémunération de 7 %. Suivent les dollars des antipodes, qui ont attiré les investisseurs comme des aimants tout au long des douze derniers mois, en dépit d'une petite brouille de fin d'année, conséquence du rebond du grand frère des États-Unis. « L'aussie » ? le sobriquet du dollar australien ? s'est octroyé 27,5 % tandis que le « kiwi » néo-zélandais bondissait de 24 %. D'autres monnaies matières premières figurent au palmarès : dollar namibien ou peso chilien ont progressé de plus de 25 %. Une seule monnaie européenne tire son épingle du jeu, la pétro-monnaie du Vieux Continent par excellence : la couronne norvégienne a reconquis près de 20 % de sa valeur face au dollar. À l'autre bout de l'échelle, c'est une nébuleuse de monnaies que l'on a rarement dans son portefeuille qui accusent les pertes les plus lourdes. Cinq d'entre elles ont accusé une baisse supérieure à 20 % face au dollar : le franc congolais, le rouble biélorusse, le leone de la Sierra du même nom, le somoni tadjik et le birr éthiopien. Isabelle Croizardavec une rémunération qui atteint encore 8,75 % contre 13,75 % en janvier, le real brésilien affiche une progression de 33 %.

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