Le hussard de LVMH sur le toit d'Hermès
La Tribune
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Bernard Arnault, PDG du numéro un mondial du luxe LVMH, est un habitué des feuilletons : à la fin des années 1980, il a ferraillé trois ans avant d'emporter Louis Vuitton-Moët Hennessy. Cette fois encore, se profile une bataille juridico-financière de longue haleine. Le 23 octobre 2010, il a dévoilé détenir 17 % du capital d'Hermès, sans avoir déclaré aucun franchissement de seuils à l'AMF, l'Autorité des marchés financiers. L'affaire s'est réalisée via des « equity swaps » transformés ensuite en actions. Prises d'assaut, les familles actionnaires de cette société en commandite se défendent. Avec l'appui de l'avocat Jean-Michel Darrois, elles décident la création d'un holding qui détiendra 51 % du capital d'Hermès. Ce projet est soumis à l'AMF. Le gendarme de la Bourse doit se prononcer sur la dérogation que les familles actionnaires d'Hermès demandent à l'obligation de lancer une OPA sur le solde du capital. Verdict en janvier. Dans la négative, LVMH, monté depuis à 20,21 % du capital d'Hermès, pourrait lancer une contre-offre. Ce sera en tout cas l'une des belles batailles de cette année 2011. J. G.
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