LE GOÛT DE ... (1/7) - L'été à La Baule
Par François Simon
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Photo d'illustration
© LTD / Augustin LE GALL/HAYTHAM/REA
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Qui est-on si ce n'est ce qu'on nous reproche ? Pourquoi changer une virgule de La Baule, un grain de sable, un col relevé ? Voudrait-on dissoudre ce qui fait l'âme de la station ? Les familles ? Celles-ci en forment le ciment, la sève, la nervure. Voilà l'une des grandes incantations locales. On les voit partout, émiettées sur leurs bicyclettes, chenillant au marché. On n'est guère snob ici, juste chic. La Baule a la chance d'avoir un pendant bienheureux, Le Pouliguen, séparé d'un étier ; se portant même comme un reproche : de l'authenticité, de la vie de village, de la gaieté rentrée (si bretonne). Bref, un port de pêche. Tout ce qui, précisément, manque à La Baule. Mais La Baule avance imperturbablement, à la neurasthénie élégante, se laissant hâler - sans se mélanger - le pull sur les épaules. Pourquoi donc changer lorsqu'on bénéficie d'une des plus belles baies au monde, étirée sur plus de 9 kilomètres ?
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À noter à La Turballe, un restaurant gastronomique « décomplexé », Maju (18, quai Saint-Paul, photo ci-dessus). À Pornichet, Pops, avec deux anciens de la Mare aux Oiseaux d'Éric Guérin, (96, avenue du Général-de-Gaulle, pops-restaurant.com). Et toujours à Pornichet, le pétillant Glouglou (glouglou-pornichet. com), une cave à manger au numéro 63 de la même avenue.
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