La chronique de François Clemenceau. En juin, sauver le monde
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Cette semaine, François Clemenceau se penche sur les prochains sommets internationaux majeurs.
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
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Cette semaine, François Clemenceau se penche sur les prochains sommets internationaux majeurs.
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
Inculpé pour des malversations, le candidat de l'opposition reste le favori de la présidentielle de mardi. Il jouit de la permissivité coréenne. Disons que ce sont aussi des Everest en matière de diplomatie. Prenez le sommet des Nations unies sur les océans qui démarre à Nice le 9 juin. C'est le troisième du genre et c'est bien que la France, deuxième puissance maritime au monde, cherche à obtenir des promesses qui soient respectées.
Pas uniquement des États mais aussi des acteurs économiques, afin que nos océans, les espèces qui y vivent et les richesses enfouies dans leurs sous-sols soient épargnés des ravages des croisés de la prospérité à courte vue. Les écologistes disent qu'il y a urgence, les gouvernants qu'il faut transiger, les entreprises maritimes ou prospectrices qu'il faut bien s'adapter. Et les générations à venir ? Y pense-t‑on sincèrement ?
La semaine suivante, rendez-vous à Kananaskis, nichée dans les merveilles de l'Alberta canadien. C'est le 50e anniversaire du G7, et la dernière fois que Donald Trump est venu au Canada pour pareille occasion, en 2018, les portes claquées s'en souviennent encore. Rappelons-nous cette photo où l'on voyait le président américain cerné par la chancelière Merkel, le président Macron, le Premier ministre canadien de l'époque, Justin Trudeau, ou son homologue japonais, comme si tous voulaient obtenir de lui un engagement de solidarité intenable.
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Sur le commerce et le climat, déjà, l'homme à la crinière peroxydée avait fini par mettre sa signature au bas d'un communiqué final. Avant de la retirer quelques heures pus tard, furieux qu'on ait commenté désagréablement sa conduite lors du sommet. À la mi-juin, nombre de protagonistes auront changé. Sauf Trump et Macron. Duo ou duel ? Ou tous contre un, tant la guerre commerciale américaine déclarée au monde entier a mis à mal la confiance que l'on peut avoir en ce partenaire qualifié encore d'allié par les plus naïfs ou par ses affidés.