Comment mieux manger, tout en soutenant les paysans locaux ? C'est la réflexion qu'engage depuis quelques années déjà la Ville de Grenoble, en impliquant habitants et associations. Début octobre, une première assemblée citoyenne de l'alimentation a accueilli plus de 200 personnes, membres d'associations ou curieux, avec l'idée de débattre sur l'alimentation durable, l'injustice alimentaire ou encore la sécurité alimentaire. Le tout dans une ambiance festive, avec cuisine et banquet.
« L'alimentation, c'est ce qui fait que nous faisons société : nous récoltons, partageons, stockons ensemble. C'est l'un des moteurs de notre société, souligne Antoine Back, adjoint au maire délégué à la stratégie alimentaire. Pourtant, il n'y a aucune démocratie sur le sujet, pas d'espace où on peut s'instruire ensemble, débattre, décider ensemble. Tout est confié à la sphère marchande et on ne peut faire et décider qu'en fonction de ses ressources ».
D'où la volonté de la ville de rebattre les cartes, en partenariat avec de nombreux acteurs de l'alimentation et des agriculteurs - notamment la Confédération paysanne. Parmi les associations impliquées, Aequitaz intervient depuis déjà un an et demi sur le sujet de l'alimentation. La structure a animé un collectif mixte de personnes vivant dans la précarité et de militants de l'alimentation, Prendre notre place à table. L'idée était déjà de comprendre la situation vécue par les Grenoblois bénéficiant de l'aide alimentaire.