Football : la science des gardiens de l’Euro
Mickaël Caron
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© LTD/ John Sibley/REUTERS
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Traiter de fous tous les membres d'une corporation manquerait de rigueur scientifique. Alors, l'université de Dublin a préféré l'adjectif « différents » au moment de présenter son étude sur les gardiens de but, en novembre. David McGovern, professeur de psychologie, et Michael Quinn, qui a porté le numéro 1 dans plusieurs clubs anglais et irlandais, ont travaillé sur la perception visuelle et sonore de 60 footballeurs gantés. Leur conclusion: ils ne voient pas le monde comme le commun des mortels.
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Michael Quinn n'a pas attendu de mener ce travail de recherche pour côtoyer des gardiens de haut niveau. Son père, le grand avant-centre Niall Quinn, a été le partenaire de « Packie » Bonner, puis de Shay Given au fil de ses 91 sélections avec l'Irlande. Il « adorai[t] » enfiler les gants et s'est illustré en repoussant un penalty après avoir pris la place du gardien titulaire, expulsé, lors d'un match contre Derby County en 1991. Mais c'est un vrai gardien que Michael Quinn a évoqué en premier lorsque nous lui avons proposé de passer en revue les meilleurs spécialistes présents à l'Euro : Mike Maignan. Imprérial pour ses deux premiers matchs dans un grand tournoi, le numéro 16 des Bleus est « un phénomène, très impressionnant physiquement et qui passe les paliers avec une facilité apparente ». Le chercheur n'éprouve pas de rancune à l'égard du Milanais même si ses deux parades mémorables ont « brisé le cœur des Irlandais » lors de la victoire 1 à 0 des Bleus à Dublin en mars 2023.
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