Euro 2024 : Didier Deschamps, secrets défense
Solen Cherrier
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Didier Deschamps et Dayot Upamecano mercredi à Paderborn (Allemagne).
© LTD / STÉPHANE MANTEY/PRESSE SPORTS
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Didier Deschamps et Dayot Upamecano mercredi à Paderborn (Allemagne).
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D'emblée Antoine Griezmann a mis les pieds dans le plat. Premier devant la presse au début du rassemblement, le vice capitaine de l'équipe de France a expliqué que la clé pour aller « le plus loin possible » dans un grand tournoi était d'avoir « une équipe solide, dure dans les duels, très bonne défensivement ». « C'est très chiant à regarder, mais ça fait gagner », a prolongé le joueur à tout faire des Bleus. Qui sait de quoi il parle. D'abord parce que le mantra de son entraîneur à l'Atlético de Madrid, Diego Simeone, colle aux propos. Et que l'attaquant infusé à la garra charrúa, cet esprit guerrier uruguayen, en est lui-même l'étendard. Ensuite parce qu'il a été de toutes les campagnes de Didier Deschamps depuis dix ans, quatre finales à la clé (Euro 2016, Coupes du monde 2018 et 2022, Ligue des nations 2021).
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Griezmann a exprimé avec ses mots l'idée globale. Mais ce ne sont pas ceux du sélectionneur et de son staff, qui ont toujours cherché à argumenter contre l'image attentiste et ennuyeuse qu'on leur renvoi parfois ; ils pointent, par exemple, le fait que les Bleus ont été champions du monde il y a six ans en marquant bien plus de buts que l'Espagne de 2010, pourtant louée pour l'excellence de son jeu. Pour Didier Deschamps, c'est à la fois plus simple et plus compliqué que ça, que « l'aspect défensif-offensif », c'est un rapport de force et une question d'équilibre en fonction du profil de ses joueurs (« il peut y avoir des attaquants très défensifs et des défenseurs offensifs »), mais aussi de l'adversaire.
Solen Cherrier