Philippe Candeloro veut sauver les sports de glace
Damien Burnier
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Philippe Candeloro et Gwenaëlle Noury.
LTD / Guirec Coadic/ Bestimage Répondre
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Philippe Candeloro et Gwenaëlle Noury.
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Puisqu'il en a « marre de [se] faire balader et bananer » à longueur de mandats, Philippe Candeloro se dit que le moment est venu, à 53 ans, de prendre les devants. Sa candidature à la présidence de la Fédération française des sports de glace (FFSG) en 2026 n'est pas encore officielle, mais le double médaillé olympique entend occuper son été à « travailler le plan de campagne et la constitution d'une équipe, d'environ 30 noms ». Et inventorier en parallèle les appuis financiers.
Il ne serait pas le seul à s'opposer à Gwenaëlle Noury, qui était encore une novice des arcanes fédéraux quand elle a été élue en 2022, grâce aux ficelles tirées par Didier Gailhaguet, grand patron durant deux décennies (1998-2004 puis 2007-2020). Baptisé Projet avenir FFSG, un mouvement vient de se constituer autour de cinq présidents de Ligue pour se mettre en travers de la route de Noury, dont il demande la démission. Le timing n'est pas anodin. L'AG de la Fédération se tiendra le week-end prochain à l'Insep. Le budget prévisionnel et le rapport moral y seront votés. Or les indicateurs ne semblent pas au vert.
« La Fédération s'appauvrit de plus en plus, on est dans une machine qui s'enfonce », pointe Gérard Balthazard, qui sera la tête de liste du collectif aux élections de 2026. L'ancien président du club de Grenoble s'émeut des « 211. 000 euros de déficit à l'arrêté des comptes 2024 », sur un budget d'environ 5 millions d'euros. « On se demande où va l'argent car aucun projet structurel majeur n'a vu le jour », reprend-il, d'autant plus perplexe que les Mondiaux de patinage artistique organisés à Montpellier en mars 2022 « avaient dégagé un bénéfice de 923 .000 euros ».
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