Roland-Garros : Auger-Aliassime monte le son
Damien Burnier
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Félix Auger-Aliassime hier sur le court Suzanne-Lenglen face à l’Américain Ben Shelton (6-4, 6-2, 6-1).
© LTD / Lisi Niesner/Reuters
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Félix Auger-Aliassime hier sur le court Suzanne-Lenglen face à l’Américain Ben Shelton (6-4, 6-2, 6-1).
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À l'heure de la routine de couloir, quand l'ocre obsédant saisit l'entrebâillement de la porte, il sera peut-être Rocky, peut-être Gladiator. Le feeling de l'instant décidera de ce qu'il aura dans les oreilles en s'avançant vers son 8e de finale. Possible même que le silence l'emporte. Mais quand surgit le « besoin d'une motivation particulière », avec Félix Auger-Aliassime, la musique se pose là, en général.
Il dit qu'elle le « sort de la réalité », celle d'un garçon bien sous tous rapports, pour l'emmener sur le champ de bataille. « Je mets une cape et un masque, et je suis dans un autre rôle, je deviens une autre personne. Certaines trames musicales, issues de films par exemple, m'aident à faire ce transfert quand j'entre sur le court, à me mettre en mode guerrier. Un duel mental se noue. Alors il faut que ce soit entraînant. » En Coupe Davis, l'approche peut devenir collective. Lors de la campagne 2022 avec le Canada, l'arène se dévoilait au son du Can't Stop des Red Hot Chili Peppers. Montée de température garantie.
À mesure que le terrain s'éloigne, les rythmiques se font moins fiévreuses. Mais les notes résonnent encore sur la route de l'hôtel, ou en soins avec son kiné chilien, qui l'a amené au reggaeton. « Je ne peux pas vivre sans ma musique », résume-t-il. Pour une séance de physique, le hip-hop US est le bienvenu. Ou celui de Loud, artiste montréalais. Le rap français ? « Je ne maîtrise pas trop. Ah si, celui qui vient de Normandie... Orelsan, oui. J'aime beaucoup. »
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Un peu de jazz pourra envelopper la soirée, même si « FAA » ne sait « pas grand-chose des artistes » diffusés sur sa plateforme de streaming. Soit une certaine façon de vivre la chose, loin des achats ciblés de CD dans les magasins Archambault, qui ont ficelé ses premiers émois musicaux. « Surtout des groupes québécois, comme Kaïn ou Les Cowboys fringants, plus connus. Quand je les écoute aujourd'hui, ça me ramène à mon enfance. Aux escapades en voiture, camping ou week-end au chalet, tous ces bons souvenirs. »
Damien Burnier
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