Vous pouvez être diplômé de trail running à l'université
Stéphane Colineau
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Sur le sommet du Râteau, de nombreux sportifs s'adonnent au trail running.
LTD/Thibaut Durand/Hans Lucas via Reuters
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Sur le sommet du Râteau, de nombreux sportifs s'adonnent au trail running.
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S'il n'avait écouté que sa raison, François Hinault occuperait toujours son poste de chargé d'affaires au sein d'une entreprise du CAC 40. Cet emploi sûr et confortable, qu'il exerce à Quimper, lui permettait même de s'adonner à sa passion : le trail. Toujours classé dans le premier tiers des courses, le trentenaire y prenait beaucoup de plaisir. Assez pour s'interroger : comment faire pour en vivre quand on n'est pas un champion ? Il trouve la réponse en 2020 en se promenant sur Facebook. Un groupe mentionne alors le lancement du diplôme universitaire (DU) de trail running par l'université Grenoble-Alpes. Il postule. Aujourd'hui, François Hinault vit de sa passion : il est organisateur d'événements, dont le Grand Raid du Finistère, et prestataire pour d'autres courses. C'est aussi un créateur de contenus connu du milieu.
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À son image, une centaine d'étudiants et de cadres désireux de se reconvertir ou de se perfectionner se sont inscrits cette année dans les formations proposées par les universités de Grenoble, mais aussi celles de Franche-Comté et de la Réunion. Nouveau venu, Saint-Étienne propose un « certificat universitaire » depuis la rentrée. Les places sont chères, et pas seulement parce qu'il faut débourser entre 400 et 2 500 euros selon les facs, les choix de modules et le statut (étudiant ou professionnel). Entre 80 et 100 candidats ont adressé CV et lettre de motivation pour arracher une des 35 places proposées en cette rentrée à Grenoble. Difficile d'en accueillir davantage, en raison des exercices en pleine nature. Même taux de sélection pour intégrer la promo de 40 à Besançon ou de 25 à la Réunion.
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