Les patrons du CAC 40 gagnent toujours plus
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La rémunération moyenne des patrons du CAC 40 a augmenté de 6% l'an dernier par rapport à 2022, à 7,1 millions d'euros.
Benoit Tessier
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La rémunération moyenne des patrons du CAC 40 a augmenté de 6% l'an dernier par rapport à 2022, à 7,1 millions d'euros.
Benoit Tessier
Les patrons du CAC 40 ont gagné encore plus que l'année précédente en 2023. Selon un rapport publié ce mardi par le cabinet Proxinvest, leur rémunération moyenne a augmenté de 6% l'an dernier par rapport à 2022, à 7,1 millions d'euros.
L'augmentation est encore plus marquée par rapport à 2019, jugée comme plus représentative que 2021 et 2020, où la pandémie de Covid-19 avait poussé certains dirigeants à renoncer à une partie de leurs revenus. En comparaison à cette année-là, la rémunération des patrons du CAC 40 ressort en hausse de 37%.
S'agissant du SBF 120, l'indice élargi qui regroupe les 120 plus grosses entreprises cotées à Paris y compris celle du CAC 40, la rémunération moyenne des présidents exécutifs a atteint 4,3 millions d'euros en 2023, soit une hausse de 2% par rapport à 2022. Par rapport à 2019, la progression grimpe cette fois à 17%.
La rémunération fixe moyenne des dirigeants a atteint des records historiques au sein du CAC 40 comme du SBF 120, indique le cabinet, tandis que le montant moyen des bonus annuels est en petite baisse comparée aux niveaux record de 2022. La valeur moyenne des attributions d'options et actions est, elle, en hausse de 6,5% dans le SBF 120 et de 15,9% dans le CAC 40.
En haut du podium des dirigeants les mieux payés en 2023 figure Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes (46,8 millions d'euros), suivi de Ilham Kadri de Solvay (23 millions d'euros), puis Carlos Tavarès de Stellantis avec une rémunération totale de 17,8 millions d'euros selon Proxinvest.
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Pour rappel, en 2022, la rémunération moyenne des patrons du CAC 40 avait baissé de près de 15% à 6,7 millions d'euros, soit près de 90 fois la rémunération moyenne de leurs salariés, selon un rapport publié par Proxinvest en novembre 2023. Mais cette baisse était « illusoire », avait indiqué Jehanne Leroy, directrice de la recherche ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) de Proxinvest.
L'année 2021 avait été marquée par « un effet Carlos Tavares », du nom du directeur général du groupe automobile Stellantis qui avait obtenu une rémunération record, plus de 66,7 millions d'euros selon Proxinvest (19,15 millions selon l'entreprise), du fait d'éléments exceptionnels, contre 19,6 millions d'euros en 2022. Par rapport à l'année 2019, « la rémunération moyenne augment[ait] de 29% » sur le CAC 40.
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Sur l'indice élargi SBF 120, la tendance était la même avec une baisse de 6% sur un an, à 4,2 millions d'euros en rémunération moyenne mais encore supérieure à 2019 de plus de 14%. En excluant 2021, « les rémunérations totales moyennes dans tous les indices sont les plus élevées depuis 16 ans », selon le rapport.
(Avec AFP)
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