Barclays en difficultés dans la banque de détail

La banque britannique supprime 3.000 emplois en 2011, notamment en Espagne.
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Après HSBC, Goldman Sachs, Crédit Suisse et UBS, Barclays a décidé à son tour de réduire ses effectifs. La banque britannique a déjà supprimé 1.400 emplois depuis le début de l'année, et elle entend poursuivre au même rythme jusqu'à la fin de l'année, « et peut-être un peu plus vite », selon Bob Diamond, son directeur général. Le total de 3.000 personnes, divulgué ce mardi, ne représente cependant « que » 2 % de l'effectif, loin des 10 % visés par HSBC.

Le groupe annonce cette décision après avoir dévoilé ce mardi un bénéfice avant impôt en baisse de 33 % au premier semestre, à 2,6 milliards de livres (soit 3 milliards d'euros). Ce recul provient notamment de sa banque de détail en Europe occidentale (hors Royaume-Uni), en pertes. « Beaucoup de travail nous attend dans ce domaine », reconnaît Bob Diamond. C'est particulièrement vrai en Espagne, où de nombreux prêts aux entreprises ne sont pas remboursés, en raison d'un chômage élevé et de la crise économique. Barclays va y fermer 20 % de ses agences et réduire de 16 % ses effectifs. Avec 1100 agences et 2,7 millions de clients en Europe occidentale, Barclays cible avant tout quatre pays : l'Espagne, le Portugal, l'Italie et la France. Dans les deux premiers, Barclays a une stratégie de banque généraliste. Dans les deux autres, elle vise plutôt une clientèle aisée, ayant plus de 50.000 euros à investir.

Améliorer le rendement

Les difficultés de Barclays sont aussi venues du marché obligataire, conséquence notamment des secousses dans la zone euro. Barclays n'affiche cependant pas une mauvaise performance par rapport à ses concurrents. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice progresse de 24 %. Derrière la réduction d'effectifs se cache donc surtout une chasse aux coûts, lancée par Bob Diamond peu après être devenu le directeur général du groupe en janvier. Comme pour HSBC, l'objectif est d'améliorer le rendement de la banque, pour atteindre un ratio de retour sur capitaux propres de 13 % (contre 9 % au premier semestre 2011 et 7 % au premier semestre 2010).

Barclays, qui a souffert pendant la crise de 2008, avait évité de peu la nationalisation. La banque avait finalement contourné le problème, grâce au soutien financier de fonds souverains d'Abou Dhabi et du Qatar, puis en vendant sa division de gestion d'actifs. Depuis, elle se reconstruit. Son ratio de fonds propres « core tier 1 » a doublé, passant de 5,6 % fin 2008 à 11% fin juin.

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