Européennes : victoire pour Europe Ecologie
La Tribune
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Votre sentiment au lendemain d'une élection si positive pour Europe Ecologie ?
J-L. R. : C'est un succès indéniable. Nous terminons devant le PS dans quatre départements sur cinq. A Montpellier, nous réalisons 23% contre 17,4% au PS. Au plan national, nous passons de 6 à 14 élus. En somme, nous doublons nos résultats de 2004. Nous pensions avoir fait une bonne campagne, mais ces résultats vont au-delà de nos espérances.
A quoi les attribuez vous ?
J-L. R. : Nous avons fait une vraie campagne, où nous avons été très présents. Nous avons démontré notre capacité de rassemblement des forces vives, bien au-delà des partis, avec des personnalités venues de la société civile comme Eva Joly qui se bat contre le pouvoir de l'argent. En outre, nous étions vraiment dans le sujet. Nous avons fait un effort de programme, avec des réponses à la crise au plan européen, car c'est le seul niveau pertinent pour agir. Nous avons dit clairement ce que nos députés européens feraient, notamment dans l'optique du sommet de Copenhague en fin d'année et de la réforme de la PAC, qui sera la question majeure de la mandature qui s'ouvre. L'électorat a été sensible à l'effort fourni pour avoir des propositions crédibles.
Avec les difficultés du PS et l'effondrement du Modem, une nouvelle donne s'annonce-t-elle pour les régionales de 2010 ?
J-L. R. : La stratégie que le PS a suivie lors des municipales sous l'influence de Georges Frêche, cette guerre faite aux Verts, a été une erreur. Le scrutin des Européennes le confirme. Les Verts ont aujourd'hui les moyens de renforcer cette dynamique. Bien sûr, nous voulons poursuivre toute possibilité de majorité à gauche. Mais, pour les régionales, il existe un profond désir de renouvellement du personnel politique. Pour que la gauche soit rassemblée, le PS doit se renouveler. Et pour cela il doit se débarrasser de Frêche, qui est un important facteur de division et porteur de valeurs qui sont à l'opposé des nôtres.
Photo: Jean-Louis Roumégas
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