Les collectivités recourent de plus en plus aux cabinets de conseil, selon les Chambres régionales des comptes
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Dans son rapport de mars 2022, la commission d'enquête sénatoriale sur l'influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques avait identifié quatre risques majeurs auxquels l'État s'est exposé en recourant à des cabinets-conseils : l'opacité, le foisonnement incontrôlé des dépenses, la dépossession de l'administration et des décideurs publics dans la définition des orientations stratégiques de l'action publique, et des risques déontologiques et conflits d'intérêts (alimentés notamment par les allers-retours entre la fonction publique et l'exercice d'activités privées).
Après un rapport le sujet à l'échelle de l'État publié par la Cour des comptes en juillet 2023, quatre Chambres régionales des comptes (CRC) publient, ce 11 juin, une enquête conjointe sur le recours aux cabinets de conseil par quinze collectivités locales en Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d'Azur (voir la liste en encadré 1), ainsi que par la Polynésie française.
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Comme pour l'État, ces prestations intellectuelles ont représenté, « une part relativement modeste de leurs dépenses réalisées au cours de la période : en moyenne 1,3 % des dépenses de fonctionnement et 1 % des dépenses d'investissement », indiquent les CRC. Soit, en valeur absolue, 195 millions d'euros cumulés sur les cinq années de la période contrôlée (2019-2023), hors Polynésie française (contrôlée de 2017 à 2021, voire encadré 2), « à quasi-parité en dépenses de fonctionnement (101 millions d'euros) et d'investissement (94 millions d'euros) ». Suivant la tendance observée pour l'État mais dans une moindre mesure, elles ont augmenté significativement de 20 %.