Foncier rural : une progression à nuancer
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Premier opérateur régional sur le marché foncier rural, la SAFER a dévoilé, lors d'un point presse organisé le 13 juin, un bilan mitigé pour l'année 2011.
Le marché foncier régional a globalement progressé de 10 % en surface, et 13 % en valeur par rapport à 2010, avec 26 000 ha cédés pour une valeur de 612 M€.
Toutefois, le marché non agricole, qui englobe notamment les terres utilisées pour l'urbanisation, progresse à lui seul de 12 % en surface, et 20 % en valeur.
Cette « artificialisation » accélérée des terres, qui les rend improductives pour l'avenir, inquiète les dirigeants de la SAFER.
Par comparaison, le marché agricole, lui, est en stagnation, avec une perte de 1 % en surface, et surtout une chute de 15 % en valeur. Il représentait 13 000 ha en 2011.
« On utilise deux fois plus de foncier en Languedoc-Roussillon que la moyenne nationale, observe Dominique Granier, président de la SAFER. Sur ces 26 000 ha, 7 000 partent dans l'artificialisation et le marché résidentiel. Tous les responsables politiques comprennent qu'il y a aujourd'hui un problème. À eux de s'impliquer. La SAFER appelle à la constitution de ceintures vertes autour de villes pour maîtriser le foncier. Notre rôle est de passer des conventions avec les Conseils généraux, comme nous l'avons déjà fait avec la Lozère, pour faire de l'animation et de la restructuration. »
La SAFER a traité 112 dossiers en faveur de l'installation de jeunes agriculteurs en 2011. Elle a rétrocédé 2 000 ha, soit 65 M€ de rétrocessions.
Anthony Rey
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Légende: le marché agricole est en stagnation, par opposition au volume absorbé par l'urbanisation.
Crédit photo: Edouard Hannoteaux
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