La Région révèle ses ambitions pour le Festival Radio France et Montpellier LRMP
Idelette Fritsch
Idelette Fritsch
Le cap est franchi pour le Festival de Radio France et Montpellier (du 11 au 26 juillet 2016) qui passe dans le giron de la Région. Sa présidente, Carole Delga, l'a officialisé vendredi 4 mars, lors d'une visite à Montpellier pour présenter le nouveau visage de ce fleuron des festivals de musique classique en France créé en 1985 à Montpellier, qu'il faut nommer à présent Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées.
Elles sont de 2,5 M€, aux côtés des autres partenaires institutionnels (434 538 € pour Radio France, 394 000 € pour la Métropole régionale, 88 407 € pour le CG34 et 70 000 € pour la ville de Montpellier).
La volonté du principal financeur du festival (65 % des subventions) est à présent de conforter « dans les prochaines années le déploiement des concerts programmés en LRMP en irriguant l'ensemble du territoire, a insisté la patronne du conseil régional. On ne va pas faire de mathématiques pour ce festival culturel mais il y aura plus de concerts programmés sur le territoire de l'ancienne région Midi-Pyrénées ».
La 31e édition, du 11 au 26 juillet 2016, en témoigne avec un premier concert programmé à Conques (le 25 juillet) en Aveyron, la venue à Montpellier de l'Orchestre National du Capitole de Toulouse (le 12 juillet), de l'orchestre baroque de Montauban (le 25 juillet) et du concertiste de renommée internationale Bertrand Chamayou (le 23 juillet), d'origine toulousaine.
Cette politique d'ouverture culturelle n'est pas neuve. Amorcée dès 2008 avec une première régionalisation du festival au bénéfice des territoires éloignés de Languedoc-Roussillon, elle a porté ses fruits : aujourd'hui avec 200 événements sur trois semaines, le Festival de Radio France et Montpellier LRMP propose près de 90 concerts en Région, sur 36 villes de Languedoc-Roussillon et 30 communes de la métropole montpelliéraine.
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Le rééquilibrage géographique du festival ne devrait donc pas poser de problème - non plus que la participation active au festival de deux orchestres nationaux, celui de Montpellier et celui du Capitole -, l'élargissement à l'échelle de LRMP étant davantage perçu par le directeur « comme une chance, plutôt qu'une source de complication ».
Idelette Fritsch