Après une édition 2016 boostée par la volonté politique de Philippe Saurel de favoriser le développement économique de la filière d'excellence des métiers d'art à Montpellier, le Salon Ob'Art revient au Corum pendant trois jours. Si l'engagement financier de Montpellier Méditerranée Métropole n'a sensiblement pas augmenté (76 000 € contre 75 000 € en 2016), une convention de partenariat, en revanche, a été signée sur trois ans et une nouvelle salariée d'Ateliers Art de France est basée à Montpellier spécifiquement pour le salon.
Initié par Ateliers d'Art de France, syndicat professionnel organisateur de prestigieux salons (Maison§Objet, Ob'art Paris et Bordeaux, Révélations...) et qui fédère quelques 6000 artisans d'art, Ob'Art Montpellier est à ce jour le plus important salon des métiers d'art du Sud de la France. Ce sont plus de 10 000 visiteurs qui sont attendus dans le cadre de cette 4e édition accueillant 90 exposants.
Inscrit durablement dans l'agenda culturel de la ville, l'événement met l'accent sur la création locale et régionale avec cette année, près de 55 % des exposants issus de l'Occitanie. Tous ont été sélectionnés par un jury d'experts pour la qualité de leurs créations, produites en pièces uniques ou en petites séries.
Cette créatrice textile, formée à l'École Duperré (École Supérieure des Arts Appliqués), lauréate en 2006 du concours Jeunes Créateur des Ateliers, milite pour la défense et la reconnaissance des professionnels des métiers d'art qui contribuent au développement économique du secteur.
En écho avec les journées européennes des métiers de l'art qui auront lieu ce week-end, une dizaine d'ateliers de démonstration permettra de découvrir les différents métiers de la restauration - marqueterie, vannerie, sculpture, ébénisterie etc...
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
Ainsi le collectif de créateurs, l'Atelier 217 (référence aux 217 métiers d'art existant dans la nomenclature officielle) proposera une démonstration du doreur Michaël Lelouche, tandis que le Lycée des Métiers d'Art Georges Guynemer à Uzès mettra en avant les travaux de fins d'études de ses étudiants formés aux métiers du bois, de la terre, du métal et du textile. Du mobilier de création signé Eric Wilmot aux photophores en dentelle de terre de Muriel Lovo en passant par les bijoux en verre de Catherine Cazes et les accessoires pour néo barbiers de Jean-Charles Claudel, l'édition 2017 se veut particulièrement « vivante et dynamique ».
Entrée libre vendredi 31 mars. Samedi et dimanche : 6,50 €. Gratuit pour les moins de 18 ans. www.salon-obart.com
Ces nouveaux coups durs qui affectent le milieu culturel dans l'Hérault
Festivals en milieu rural : une étude démontre comment ils pèsent (lourd) dans le paysage culturel français
« Dans les industries culturelles et créatives en Occitanie, on oublie trop souvent le livre »
Festival du film politique de Carcassonne : « Le cinéma politique, c’est le combat de l’obscurantisme »