America is back

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Une bonne nouvelle : finie la récession aux Etats-Unis. Au troisième trimestre, pour la première fois depuis un an, l'Amérique a vu son activité progresser, en hausse de 3,5%. Le retour de la croissance, c'est la fin de la crise...

Une bonne nouvelle, oui, pour Barack Obama notamment. Elu il y a un an, le 4 novembre dernier, au plus profond de la crise, le président américain peut d'ores et déjà se prévaloir d'un retour de la croissance. Un retour de la croissance qui est d'ailleurs pratiquement général dans le monde. Au troisième trimestre, l'activité aura été en hausse dans pratiquement tous les pays - même en France, on devra en avoir rapidement la confirmation. Une exception notable : la Grande Bretagne. Sinon, on s'inquiète même, en Chine par exemple où la croissance approche les 9%, d'un risque de surchauffe !

Alors, c'est bien sûr les Etats-Unis que l'on observe de plus près. L'Amérique, c'est toujours la première puissance économique dans le monde. L'Amérique, c'est là-bas qu'est née la crise, qu'a commencé la récession. C'est de là-bas qu'elle s'est diffusée dans le reste du monde. L'Amérique a connu quatre trimestres successifs de baisse. Le retour de la croissance est donc naturellement une bonne nouvelle.

Une bonne nouvelle accueillie quand même avec prudence par le président américain...

Oui, un trimestre ne fait pas le printemps ! Ce rebond est spectaculaire. Il est fragile néanmoins.

Il est d'abord la conséquence du plan de relance mis en œuvre cette année. Ce plan a dopé la consommation. Exemple le plus spectaculaire : la prime à la casse. Les Américains ont profité de cette prime pour changer de voiture. Résultat : 22% de voitures neuves en plus en un trimestre ! Problème : cette prime prenait fin en août. Les ventes vont rechuter. Autre exemple : l'investissement immobilier. Les Américains ont bénéficié d'aides, des aides qui vont s'épuiser. Deuxième explication de ce rebond : le restockage. Les entreprises reconstituent leurs stocks. Ca fait tourner la machine, ça favorise la croissance, ce n'est pas durable néanmoins !


Surtout, le chômage continue d'augmenter...

Oui, et c'est comme en France, la grande menace qui pèse sur cette croissance revenue. Pour l'instant, on assiste aux Etats-Unis à « une reprise sans emploi ». La consommation repart, la production repart, pas l'embauche. Le chômage devrait dépasser les 10% de la population dans les mois à venir. Un chômage qui risque de plomber le moral des ménages, d'affecter leur consommation, d'affaiblir donc le moteur principal de cette reprise. L'Amérique a quitté le fond de la piscine, elle est toujours la tête sous l'eau. Elle est sortie de la récession, elle n'est pas sortie de la crise.

Pour la France, ce rebond, c'est une bonne nouvelle quand même ?

Bien sûr. Comme le reste du monde, la France a souffert de la récession américaine, elle ne pourra que profiter de la reprise américaine. L'impact de cette reprise sur l'activité en France, en Europe plus généralement, il dépendra néanmoins beaucoup d'un élément décisif : le niveau de l'euro. Plus l'euro sera fort, plus il sera difficile pour l'Europe d'en profiter. C'est maintenant autour des monnaies que se joue la reprise, sa répartition dans le monde. Pas sûr que dans ce domaine, les Européens soient les mieux armés !

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