Emploi : pourquoi la France décroche de l'Allemagne

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La divergence de la France et de l'Allemagne en terme de performances économiques s'explique aussi par les politiques de l'emploi menées de part et d'autre du Rhin. Dans une note de Benchmarking, l'Institut Thomas More, d'inspiration libérale, a réalisé un travail de comparaison dont il ressort que le système français est certes plus protecteur, mais se montre beaucoup moins efficace et plus coûteux pour lutter contre le chômage.

Par toutes ses conséquences induites sur le corps social, le chômage constitue un véritable fléau. Au-delà du poids économique et social qu'il représente, et qui est déjà le signe d'un échec collectif, il est sans doute le principal facteur d'un pessimisme et d'un fatalisme qui ronge tous et chacun. Comment une société peut-elle bien se porter quand près d'un quart de sa jeunesse ne trouve pas de travail et voit son horizon bouché et que des parents en arrivent à se dire que leurs enfants auront des conditions de vie moins bonnes que les leurs ? L'aigreur et la défiance gagnent.
Cette situation est celle de la France depuis trente-cinq ans. Depuis 1977, le chômage n'est pas descendu en-dessous de 7% dans notre pays. Une réforme de notre politique de l'emploi s'impose. La France compte aujourd'hui 2,9 millions de chômeurs et les coûts du système s'élèvent à 45 milliards d'euros par an. Dans les prochains mois, avec des perspectives de croissance faible, il est à craindre que le pallier des 3 millions soit franchi, qu'un chômage massif et structurel s'installe et que la décrue tarde à venir. Cette perspective devrait faire de la bataille pour l'emploi le principal enjeu de la campagne présidentielle... Mais jusqu'ici, force est de le constater, peu d'idées fortes ont été avancées.
Pour y contribuer, l'Institut Thomas More présente sa nouvelle note de Benchmarking. Si nous avons choisi de comparer avec l'Allemagne, c'est pour sa situation économique, la taille de son marché du travail et un revenu par habitant comparables à ceux de la France - et parce que notre voisin d'outre-Rhin a osé entreprendre des réformes courageuses et douloureuses en révisant sa politique de l'emploi dès les années 2003-2005 avec les fameuses réformes Hartz. Il faut rappeler ici qu'à l'époque l'Allemagne était considérée comme "l'homme malade" de l'Europe - une chose presque inimaginable aujourd'hui. Une bonne partie de cette note s'intéresse à l'influence qu'ont pu avoir ces réformes sur les succès allemands de cette décennie.
Un dernier mot : l'année de référence des données qu'on va trouver dans cette note est 2009, dernière année complètement renseignées dans les bases de données Eurostat et OCDE. Mais il convient de noter qu'il s'est agit d'une année de très forte récession pour l'Allemagne, avec un recul du PIB de 5%, et que ses performances, en matière d'emploi notamment, en ont été naturellement impactées. Pour prendre la mesure de la réussite allemande, il suffit de rappeler qu'au mois de janvier 2012, le taux de chômage s'établissait à 5,8%, contre 10% en France .

Chiffres et données
Par "Politique de l'emploi", on entend ici l'ensemble des mesures engagées par l'État et les administrations publiques dans le but d'accroître l'emploi ("politiques actives d'accroissement du nombre d'emplois") et de réduire le chômage ("politiques passives de traitement du chômage"). La définition du terme "chômage" est l'une des difficultés méthodologiques majeures pour le traitement de ce sujet. Les définitions nationales, qui font généralement référence au nombre de personnes enregistrées auprès du service public spécialisé (Pôle Emploi en France et Bundesagentur für Arbeit en Allemagne), ont le défaut d'être trop disparates et changeantes selon les pays. La méthodologie de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) - recensement par sondage - offre au contraire une mesure plus stable et plus homogène si l'on veut évaluer les tendances sur le marché de travail sur le long terme. C'est donc celle-ci que nous avons retenue. Par "Emploi", nous entendons tous les emplois soumis à cotisation auprès des organismes sociaux. Sauf mention explicite d'une autre année, l'année de référence est 2009. Mais comme nous l'avons dit plus haut, il convient de garder à l'esprit qu'il s'est agit d'une année particulièrement sombre pour l'économie allemande. On peut penser que la comparaison serait significativement plus favorable à l'Allemagne si l'année 2010 avait pu être prise comme année de référence. Dans la partie Analyse, on a tenu compte de cette réalité en indiquant, si l'écart était trop grand entre 2009 et une année avoisinante, les chiffres 2008 ou 2010, selon la disponibilité.

De l'ensemble des données synthétisées dans les tableaux que vous pouvez retrouver en cliquant ici, il ressort les neuf points d'analyse suivants.

1 - Si la France ramenait sa dépense publique par demandeur d'emploi au niveau allemand, cela représenterait une économie de 7,8 milliards d'euros par an.

Le premier critère pour mesurer l'efficacité des dépenses publiques consacrées à la politique de l'emploi est naturellement la comparaison des dépenses par demandeur d'emploi : on constate alors que la dépense en France est de 2 152 euros plus élevée qu'en Allemagne - 12 678 euros contre 10 526. Si on ramenait ce chiffre au nombre total de demandeurs d'emploi, une économie potentielle de 7,76 milliards d'euros serait réalisable.
Sur la période 2005-2009, les dépenses totales en Allemagne et en France ont pris un chemin complètement opposé : alors que l'Allemagne a su baisser sa facture de 7,5% (4,87 milliards d'euros), la France a enregistré une hausse de 7% (2,87 milliards d'euros). Pour le résultat en terme de chômage que l'on sait : 1,2 point de plus en France qu'en Allemagne.

2 - Une politique de l'emploi plus coûteuse mais pas plus performante : un chômage supérieur de 15,2% en France comparé à l'Allemagne... et de 24% en 2010 !

Cette dépense supérieure pourrait être justifiée par une meilleure performance de la politique d'emploi. Mais ce n'est pas le cas... puisque le taux d'emploi reste plus bas (de 9%) et le taux de chômage plus élevé. On peut alors s'interroger sur l'efficacité des mesures mises en ?uvre. De fait, le taux de chômage reste plus élevé en France qu'en Allemagne, malgré les efforts financiers supérieurs qu'on vient d'indiquer ci-dessus. Le taux de chômage est de 15,2% plus élevé en France comparé à l'Allemagne - un écart qui grimpe à 24% en 2010 ! Si, par une politique globale de l'emploi plus performante, on ramenait le nombre des chômeurs en France au niveau de l'Allemagne, une économie de 4,6 milliards d'euros pourrait être réalisée. Le succès des réformes Hartz se lit dans l'évolution des courbes de chômage depuis 2005 : s'il a augmenté de 23% en France, le taux de chômage a baissé de 41,5% outre-Rhin.

3 - Politiques actives d'accroissement du nombre d'emplois : un coût de 2,75 milliards d'euros de plus qu'en Allemagne, moins efficace et mal réparti.

Interrogeons-nous d'abord sur les politiques actives d'accroissement du nombre d'emplois : si les moyens qui y sont consacrés sont à peu près équivalents en valeur absolue (6,9 milliards d'euros en France contre 6,6 en Allemagne), le montant par demandeur d'emploi diffère fortement : 1 916 euros en France contre 1 151 en Allemagne - soit 765 euros (+67%). Rapporté au nombre de demandeurs d'emploi, cela représenterait une économie potentielle de 2,75 milliards d'euros. Mais non seulement la France dépense plus, elle dépense mal aussi : si l'Allemagne consacre une bonne partie de ses moyens à l'incitation à la créations d'entreprise et l'incitation à l'emploi, la France dépense plus de 2,9 milliards d'euros pour la création directe d'emplois - contre 1,5 milliards en Allemagne... soit 94,3% de plus !
Alors que 42,2% des moyens consacrés aux politiques actives d'accroissement du nombre d'emplois sont aujourd'hui investis dans ces mesures, le retour d'expériences étrangères, mais aussi les résultats médiocres sur le long terme des dispositifs de contrats aidés mis en place en France ces dernières décennies (dont le « contrat d'autonomie » en 2008), ont fait la démonstration de l'inefficacité coûteuse de cette voie. Les projets de certains candidats à l'élection présidentielle continuent pourtant d'aller dans ce sens...
Depuis 2005, on constate une baisse considérable des moyens consacrés aux politiques actives en Allemagne... à l'exception du soutien à la création d'entreprise. Les mesures touchant l'emploi protégé ou la création directe d'emploi ont connu des baisses respectives de 69% et 38%, alors qu'en France, les premières augmentaient de 27% et les secondes baissaient de 23%. En total, la diminution des dépenses a été de 7,8% côté allemand quand elles augmentaient de 13,1% en France.

4 - Incitation à la création d'entreprises : seuls 5,9% des nouvelles entreprises créent plus d'un emploi en France.

On le comprend donc, l'Allemagne a fait le choix de miser sur la création d'entreprises comme moteur de la création d'emplois : elle y consacre 24,8% de l'ensemble des moyens dédiés aux politiques actives - contre 10,7% en France (soit +57%). Si on considère pourtant le taux de création d'entreprise, on peut se dire que la France n'a pas à rougir : avec 580 200 entreprises créées en 2009, la France dépasse largement l'Allemagne et ses 410 000 entreprises créées (+41,5%).
Mais ce satisfecit hâtif se heurte au fait que la plupart des entreprises créées en France le sont sous le régime de l'auto-entrepreneuriat et ne créent par conséquent que rarement des emplois. Si on soustrait ce groupe, le nombre de créations se réduit à 260 200. Mais la réalité cruelle apparaît lorsqu'on compare les entreprises qui ont créé plus d'un emploi dès leur début : 34 232 en France (soit 5,9% du total), contre 177 530 en Allemagne (soit 43,3%).

5 - Le scandale absolu : un taux de chômage des jeunes supérieur de 105%.

Chacun le répète : le chômage des jeunes constitue un scandale absolu, aux conséquences économiques et sociales désastreuses. La recette de la réussite allemande est bien connue : l'intégration sur le marché de l'emploi doit se faire au moment même où le jeune termine sa formation initiale. C'est pour cette raison que le nombre des jeunes sans emploi est si choquant en France. Le chômage des 15-24 ans est en effet de 23,2% en France, contre 11,3% en Allemagne - soit 105% de plus... La raison de cet écart abyssal est largement connue : un système de formation allemand, faisant notamment une large place à l'apprentissage en associant établissements scolaires et entreprises, bien plus performant et développé que le système français. 31,6% des 15-24 ans sont en apprentissage en Allemagne, contre 14,4% en France - soit 54,4% de plus. Devant un tel échec collectif, tous les candidats à l'élection présidentielle ont fait de l'apprentissage un cheval de bataille... Il serait temps.
Sur la période 2005-2009, la politique de formation des jeunes a permis à l'Allemagne de baisser le taux de chômage des 15-24 ans de 27,7%, quand la France voyait croître le sien de 12,8%.

6 - Formation des demandeurs d'emploi : une performance comparable pour un coût supérieur de 1,56 milliards d'euros.

La formation des demandeurs d'emploi constitue sans doute l'un des moyens les plus efficaces de la politique de lutte contre le chômage. Hélas, c'est en toute fin de mandat que Nicolas Sarkozy s'en est préoccupé, en confiant une mission à Gérard Larcher, ancien président du Sénat, qui rendra ses conclusions début avril. Le taux d'intégration est assez proche en France et en Allemagne, avec 51,5% des demandeurs d'emploi ayant reçu une formation qui trouvent un emploi dans les six mois pour la France contre 46,3% pour l'Allemagne - mais 53% en 2010. Mais si la performance est comparable, le coût ne l'est pas : 434 euros de plus par demandeur d'emploi en France par rapport à l'Allemagne - 1 902 euros contre 1 468 (+ 30%). On peut donc identifier ici une économie potentielle de 1,56 milliards d'euros à service égal.
Mais il est intéressant d'ajouter que, si la France dépense plus par demandeur d'emploi, elle dépense moins par personne entrant en formation : 12 341 euros contre 13 626 en Allemagne - soit -1 285 euros (-9,4%). Ce qui signifie que ses dépenses sont plus saupoudrées et moins bien ciblées. Un surcoût qui se cache dans la mauvaise organisation et la lourdeur de mécanismes qui ont été largement critiqués ces dernières années .
L'évolution de la formation des demandeurs d'emploi suit pratiquement le même cours depuis 2005 : on observe une augmentation de 41,1% côté allemand contre 37,6% côté français.

7 - Politiques passives de traitement du chômage : 4,17 milliards d'euros d'économies potentielles.

Si on regarde maintenant du côté des dépenses publiques consacrées aux politiques passives, on constate d'abord que le montant global est supérieur de 9,4 milliards d'euros en Allemagne - 27,1 en France contre 36,5 en Allemagne, soit 25,8% de moins. Mais, rapporté à chaque demandeur d'emploi, le surcroît de dépense redevient français, avec 1 156 euros de plus qu'en Allemagne - 7 514 euros en France contre 6 358 en Allemagne, soit 18,2% de plus. Si on ramenait la dépense par demandeur d'emploi au niveau de celle de l'Allemagne, cela permettrait une économie de 4,17 milliards d'euros. Tandis que l'allocation chômage est restée stable en France depuis 2005 (avec une légère augmentation de 1,6%), la facture allemande s'est allégée de 20,1% (8,82 milliards d'euros).

8 - Un sous-emploi plus élevé de 163%, un travail à temps partiel plus élevé de 53%, un risque de pauvreté des chômeurs plus élevé de 51% en Allemagne : le prix à payer pour la baisse du chômage ?

Notre comparaison ne serait pas complète si l'on omettait les conséquences des réformes Hartz sur la structure du marché du travail en Allemagne. A commencer par le sous-emploi qui est considérablement plus élevé qu'en France, puisqu'il y concerne 11,3% de la population active contre 4,3% en France - soit 163% de plus. Le nombre d'emplois à temps partiel est également plus élevé : il touche 24,4% de la population active, contre seulement 15,9% en France - soit 53% de plus. Les salariés sous contrat de travail temporaire représentent, quant à eux, à peu près la même proportion : 11,5% de la population active en France et 12% en Allemagne. Il faut enfin regarder le taux de risque de pauvreté des chômeurs : 23,7% en France contre 48,4% en Allemagne - soit 51% de plus. Plusieurs raisons expliquent néanmoins ce dernier écart : la baisse, d'abord, des allocations chômage dans le cadre des réformes Hartz ; mais aussi la réduction générale du taux de chômage qui a laissé dans les registres du Bundesagentur für Arbeit les demandeurs d'emploi de longue durée, les moins qualifiés et qui touchent l'équivalent du RSA : souvent les plus difficiles à réinsérer sur le marché du travail.
Tout cela illustre que le système français est à la fois plus protecteur et moins dynamique et performant. En effet, si nous avions le même taux de sous-emploi, d'emplois à temps partiel et de travail temporaire, rapporté à notre population active, qu'en Allemagne, cela représenterait 4,5 millions de personnes en plus impactées... Mais il faut aussi tenir compte de ce que le taux d'emploi est nettement supérieur en Allemagne (+6.3 points). Avec ce même taux, la France compterait 2,5 millions de personnes supplémentaires au travail.
Plus de chômeurs mieux protégés ou moins de chômeurs plus exposés : c'est à un véritable choix de société et de valeurs qu'on a à faire. L'Allemagne a réussi à réduire le chômage de plus de la moitié en 7 ans seulement - en rendant les mécanismes plus flexibles, mais le statut de demandeur d'emploi plus précaire. Au regard de la dégradation inquiétante des finances publiques, il convient de s'interroger pourtant sur la durabilité du système français à long terme et de se demander si l'introduction d'une certaine flexibilité - dans une juste mesure - ne serait pas nécessaire pour stimuler la création d'emplois pérennes et continuer de venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin.

9 - 2012 : comment sortir de l'impasse du chômage ?

On l'a noté en commençant, les chiffres du chômage en 2012 donnent un net avantage à l'Allemagne : 5,8% contre 10% en France en janvier 2012. Si l'on admet que le chômage constitue un véritable fléau social, par toutes ses conséquences induites sur le corps social, il convient de faire de la bataille pour l'emploi la priorité des priorités. Le débat présidentiel en cours devrait en être l'occasion.
Après plus de trente années de "traitement social du chômage" qui ont abouti à la "société du chômage" que nous connaissons, hélas, le monde d'aujourd'hui demande de la flexibilité à l'ensemble des acteurs - administrations publiques, entreprises et individus. Rien ne sert de jouer avec les peurs ni de promettre la préservation éternelle de notre modèle social à l'abri des effets de la mondialisation. C'est une politique offensive de création d'emplois, qui met à fond l'accent sur la formation - des jeunes comme des demandeurs d'emploi -, qu'il faut inventer. Ce que n'a pas su faire la France jusqu'ici.
Bien entendu, d'autres facteurs pèsent lourds, à commencer par une politique favorable au développement des entreprises, seules créatrices de croissance, de richesses et donc d'emplois. Néanmoins, les données présentées dans ces pages montrent clairement qu'avec des réformes ambitieuses de la politique de l'emploi, un pays comme l'Allemagne a su obtenir des résultats imparfaits mais spectaculaires. De quoi inspirer les responsables politiques français...

(*) Présent à Paris et Bruxelles, l'Institut Thomas More est un think tank d'opinion, européen et indépendant. Il diffuse auprès des décideurs politiques et économiques et des médias internationaux des notes, des rapports, des recommandations et des études réalisés par les meilleurs spécialistes et organise des conférences-débats et des séminaires sur ses thèmes d'études. L'Institut Thomas More est à la fois un laboratoire d'idées et de solutions innovantes et opératoires, un centre de recherches et d'expertise, un relais d'influence.

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Commentaires
a écrit le 16/07/2013 à 1:12 :
Vous avez compris ?
Il faut encore plus de libéralisme.
a écrit le 24/03/2012 à 14:07 :
"Il faut enfin regarder le taux de risque de pauvreté des chômeurs : 23,7% en France contre 48,4% en Allemagne - soit 51% de plus."
Ils devaient réviser leurs cours de maths ces statisticiens: le taux de risque de pauvreté des chômeurs est 104,2% plus élevé en Allemagne, pas 51!
a écrit le 24/03/2012 à 9:17 :
Passons sur la rengaine néolibérale bien connue: continuons à baisser les salaires et amaigrir l'état, ça fait 30 ans que ça ne marche pas, ça va bien finir par marcher (logique non? c'est beau la science). Ce qui est rigolo c'est la page wikipédia de l'institut Thomas More (tiens un utopiste bien vu des libéraux, cet humaniste doit se retourner dans sa tombe.), où l'on lit dans la première phrase que, je cite, que "l?Institut Thomas More est un think tank d'opinion, européen et indépendant basé à Bruxelles et Paris." Alors déjà européen ça fait sérieux, après à une lecture rapide il semblerait que les membres soient franco-français, d'ailleurs leur page wikipédia n'a pas de version anglaise.
Ensuite indépendant, ben voyons. Regardons la liste des contributeurs "indépendants", tous de brillants universitaires détachés du pouvoir n'en doutons pas: Hubert Védrine, qui s'est bien rattrapé de son passé socialiste en devenant administrateur du groupe LVMH, entre autres; les brillants économistes Thierry Mariani, Hervé Morin et Valérie Pécresse, dont je vous laisse découvrir les brillants parcours (wikipédia, quel bel outil). L'ineffable Jean Hervé Lorenzi, toujours là quand il s'agit de défendre ses très nombreux patrons (il doit avoir des clones vu le nombre impressionnant de conseils d'administrations dans lesquelles il siège, mais enfin au moins lui il a fait de l'économie à l'école). Et enfin, last but not least, le célèbre économiste français Alain Finkielkraut! Allez je vous laisse déguster la composition du conseil d'administration de ce brillant cercle de brillants économistes tous plus indépendants les uns que les autres, c'est sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_Thomas-More .

Et si vous êtes curieux d'information, écoutez http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2340 allez voir les nouveaux chiens de garde http://www.lesnouveauxchiensdegarde.com/ ou encore achetez le dernier numéro du monde diplomatique.
a écrit le 24/03/2012 à 6:53 :
Le taux de chômage des jeunes est un sacré révélateur du fiasco du système scolaire, + 105 % par rapport à la France.
Voyez en Belgique certaines région affichent un taux de chômage proche de 0, le taux général est le plus bas observé depuis 20 ans.
Habitant proche de la frontière Belge, on voit souvent des panneaux à l'entrée des entreprises "embauche .....".
IL y a un autre élément , les entreprises qui considèrent généralement que l'apprentissage est un moyen de profiter de jeunes, ce qui a deux effets pervers 1/ le but de l'apprentissage est complétement raté, 2/ impact sur le moral du jeune qui se voit exploité.
Je considère qu'il n'y a pas de honte à copier ce qui marche bien et il faudrait si possible d'urgence appliquer le système de l'apprentissage allemand.
J'ai plus de 60 ans et en Belgique au bout de 3 jours on m'a proposé un CDI alors qu'en France les entreprises sont enfermées dans un dogmatisme anti jeune, anti vieux .


Réponse de le 24/03/2012 à 9:59 :
Moi mes entretiens d'embauche c'était: "mais vous n'avez presque pas d?expérience!", "comment ça se fait que vous êtes au chômage depuis 2 ans alors qu'on a du mal à recruter?"

Bref une tendance générale à vouloir que les jeunes fassent leurs preuves mais chez les autres...
Maintenant j'ai l'impression que les jeunes qui font carrière le font plus grâce à leur chance qu'à leurs qualités tellement le recrutement semble arbitraire et je ne parle même pas des pistons encore très courants.
a écrit le 23/03/2012 à 14:54 :
Notre taux de chômage est dû à l'incompétence et l'égocentrisme de nos dirigeants économiques et politiques.
Si leur rémunération baissait chaque année tant que le chômage ne baisse pas, nous verrions rapidement un changement.

Réponse de le 24/03/2012 à 6:44 :
On voit que vous n'êtes pas chômeur !!
a écrit le 23/03/2012 à 8:36 :
Ah Thomas More ici , Thomas More Là . Si la Tribune avait des journalistes payés avec la defiscalisation des dons qui font marcher Thomas More .... on aurait peut etre autre chose que le discours totalement libéral .
Alors on va mettre l'accent sur le verre plein avec les propres données de Thomas More qui trouve tout de meme a faire une étude avec des chiffres de 2009 .... Ca c'est deja un signe sur la pertinence de l'etude sur un retroviseur longue portée ....

Alors on y va : 2 fois moins de temps pou créer un entreprise en france. cout de creation d'une entreprise 4 fois moins . risque de pauvrete des chomeurs 2 fois moins eleve en france. emploi a tems partiel : 2 fois moins . taux de sous -emploi : deux fois moins .

Cela a un cout : oui et ca s'appelle la coherence nationale . il n'y a pas ceux qui bossent dans des sociétés puissantes et les autres a salaires au rabais pour afficher des taux de chomage en trompe l'oeil .

La reussite de l'allemagne . Thomas More reussit l'exploit de sortir des notes (et de ne jamais les corriger ) en inversant les taux de croissance du pib de la france et de l'allemagne . Le pays qui a une croissance en moyenne plus faible depuis 10 ans c'est la puissante exportatrice , proche du plein emploi .... quelle reussite .... et sa prevision de croissance pour 2012 est fixé par bruxelles a 0,6 % (ouah ... c'est l'extase totale ) ....

Ras le bol des lavages de cerveaux
a écrit le 23/03/2012 à 8:36 :
la raison est simple prenons par le départ ça sert a quoi de mettre les jeunes au collège jusqu'a 16 ans car il est édident que un certain nombre y vont pour faire banquette et attendre les 16 ans a faire quoi .perturber les classes car les études sont du latin pour eux.au lieu de permettre a ces gens là d'aller en apprentissage et sortir avec un métier qui leurs assurent une embauche au bout pour un certain grand nombre. mais tenir ces propos vont encore faire crier au scandale . cependant je suis parti travailler a 14 ans et je ne suis pas mort pour celà il faut arreter de materner les jeunes. point numéro deuxil faut addapter l'éducation nationale aux priorité de l'industrie et du commerce et non former des chomeurs en cols blancs a des métiers dépasser l'ordinateur est passé par là et minimise un certains nmbres de d"emplois. il faut que cette transision soit rapide et efficace et pas de transformation éducative a la vitesse d'un tortillard mais a celui d'un tgv. et cesser les informations parfois stupide de certains enseignants qui promettent monts et merveille au niveau du salaire a la sortie des grandes écoles . car a la sortie de ces établissement ou de l'apprentissage on ne connait que les rudiments de base des métiers et la valeur s'acquiert dans la suite des années de travail et on arrive a la qualification supérieure que au bout de moultes années. voilà déjà pas mal de boulot a réaliser . en outre que les syndicats s'occupent du travailleur dans les conditions mais ne jouent pas au casseur des entreprises politiquement parlant car là aussi il y a un fossé entre la france et l'outre rhin. quand a l'état faire en sorte que nos entreprises restent et produisent en franc e au risque de faire un peu de restriction sur les produits importés les américains et chinois le font aussi alors pourquoi vouloir etre plus libéral qu'eux par exemple. voilà en gros ce que je voudrais que nos futurs candidats a l'électin prennent en compte mais là c'est encore une autre histoire surtout quand on vois qu'une société dont l'etat est actionnaire a 30% voir olus délocalise vers pas mal de pays dont je ne citerais pas les noms il y a pas honte d'etre français et produire français et surtout acheter français
a écrit le 23/03/2012 à 7:53 :
parce quela france est mal gérée depuis des année et surtout depuis 10ans et ne parlons des 5 dernieres années une kata c simple c le plus mauvais président que nous avons eu
Réponse de le 20/11/2012 à 8:27 :
Kikou gigi! je suis d'accord par ce que tu dit mon ptit !
a écrit le 22/03/2012 à 22:14 :
A tous les défenseurs du modèle social français que le monde ne nous envie pas, après lecture de ces information objectives, lorsque la France socialiste se sera fracassée contre le mur de la dette au milieu des joyeux flonflons de la société des loisirs, vous ne pourrez plus prétendre que vous ne saviez pas, qu'on ne vous avait pas prévenu. Cette crise est la crise terminale de l'Etat-providence.
Réponse de le 24/03/2012 à 18:01 :
Je répondrais bien de manière argumentée à votre message, mais pourquoi le ferais-je, dès lors que vous n'argumentez pas vous-même, vous contentant des clichés habituels sur les Français paresseux dont le système social crypto-soviétique blablabla.

Cela dit, prétendre que nous assistons, en ce moment ! à la crise terminale de l'Etat-providence, c'est comme affirmer que la chute du Mur de Berlin signe la mort du caputalisme.
a écrit le 22/03/2012 à 15:30 :
Cet institut nous assomme de ratios et de statistiques pour démontrer ce qui paraît une évidence. Ils auraient pu aller droit au but en se concentrant sur quelques chiffres, à savoir: la différence de revenus (en valeur absolue, relative ou exprimée en pouvoir d'achat si on prend en compte les revenus de transferts / aides) entre un Smicard et un chômeur, dans chacun des pays, ou la durée maximale d'indemnisation (par ex., 12 mois en Allemagne).
Ces indicateurs tout simples sont largement suffisants pour démontrer le point le plus important: en Allemagne, on n'a aucun intérêt à rester (longtemps) au chômage, alors qu'en France, oui!!
D'où des chiffres de l'emploi très différents de part et d'autre du Rhin...
a écrit le 22/03/2012 à 14:04 :
Cessons de comparer l'incomparable l'Allemagne et la France!!notre Société au sens large est plus proche de l'Italie voir de l'Espagne,les rapports sociaux avec le Patronat,le syndicalisme,les distorsions entre saliare ouvriers /employeurs,la réunification,la proximité linguistique avec les pays de l'Est,l'immigration principalement en provenance de Turquie,leur bilan a l'exportation (il faut savoir que là un une entreprise Allemande investit et s'installe dans un Pays est d'une durée trés sensiblement supérieure a la notre ,il s'agit d'un investissement ,notre Patronat franco francais exige des résultats immédiats . En résumé ils sont au 21 eme siécle ,nous au 19 eme siécle a bon entendeur(le MEDEF)salut









a écrit le 22/03/2012 à 10:11 :
Bonjour,

Je travaille dans une multinationale qui a un pied de chaque côté du Rhin. Quelques éléments de réflexion pour éviter les comparaions absurdes/
1-Les salaires des "vrais " emplois allemands restents supérieurs à ceux de la France. Statistiquement, la moyenne est plus faible à cause du scandale des mini jobs. Beaucoup gagnent 2000? en travaillant 39,0 heures.
2- Le travail des femmes est resté EMBRYONNAIRE en Allemagne. Voulons nous copier cela?
3- Les allemands pratiquent le patriotisme économique et privilégient les solutions et fournitures qui viennet de chez eux, cette mentalité est partagée par les dirigeants, les acheteurs, les techniciens, les employés....etc. A comparer avec la pratique des grands donneurs d'ordre français.
4- L'Allemangne est un état fédéral avec de vrais moyens pour les Länder et peu de doublons administratifs.
a écrit le 22/03/2012 à 9:56 :
À lire sur le même sujet:

"Dette et austérité, le modèle allemand du plein emploi précaire"

www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6023
a écrit le 22/03/2012 à 5:38 :
En France on adore être aidé par l'Etat et les contrats aidés on en a par contre la notion de risque on n'aime pas du tout, papa état est là pour nous en protéger : mieux vaut être un chômeur sécurisé qu'un e recherche d'emploi exposée ! et si certains passent on en prend encore pour 5ans ! Moi je m'en fiche mais pour ceux qui ne travaillent pas .....
a écrit le 21/03/2012 à 17:17 :
Au delà des chiffres de statistiques qui donnent le vertige, c'est l'état d'esprit général qu'il faut changer. Autant du côté des institutions qui freinent la créativité par une flopée de procédures, des employeurs pas toujours au niveau, des créancier qui payent pas toujours à l'heure et des employés qui veulent gagner 2000 ? en bas de chez eux à 35h00 par semaine et tout cela pendant que des millions de chinois sont résignés au rang de bagnards produisant tous nos biens de consommation pour un bol de riz. On est dans un délire collectif. Réveillons nous !!! Ce n'est pas aussi compliqué que l'on voudrait nous le faire croire. La recette ? du bon sens, du sérieux, de la responsabilisation, de la liberté de créer, du respect, de la formation continue, un peu d'intuition, et beaucoup d'énergie...
Réponse de le 24/03/2012 à 18:04 :
Ce qui est amusant, c'est qu'il y a 5 ans, on tenait exactement le même discours, mais en comparant alors la France à... l'Angleterre ! Le pays de cocagne où les vrais entrepreneurs courageux créent et innovent quand en France on s'endort sur des privilèges d'un autre âge, etc. Le discours était parfaitement rôdé. Qui parle encore du modèle anglais aujourd'hui ?

Il en ira vite de même du modèle allemand.
a écrit le 21/03/2012 à 15:29 :
En France on préfère embaucher un fonctionnaire plutôt que de le laissé au chomage. Ca marche un temps, jusqu'à ce qu'il n y ai plus de sous dans la caisse, et à ce moment en utilise la plance à dette pour éviter aux français paresseux de faire les mêmes efforts que les allemands. Le choix il a été là, un peuple décide de se serrer la ceinture et faire des sacrifices pour se donner une chance de réussir et de l'autre coté on passe aux 35H, on subventionne l'oisiveté et on perd les valeurs du Travail. Le pire c'est qu'avec la victoire socialiste qui se profile, c'est pas prêt de changer...
Réponse de le 21/03/2012 à 23:53 :
oui mais là c'est plus un rabachache de caricature sans aucun reflexion plutot que la realité. Ca a été prouvé qu'en allemagne , il tavaille globalement moins qu'en france et il y a moins de chomage. Les 35 heures ont cree 500 000 emploi, depuis que sarkozy a reformé les 35 heures, c'est l'explosion du chomage. Apres, le service public est un refuge logique pour ceux qui veulent vivre normalement et que ce systeme ne propose plus. Sarkozy est bien anticapitalisme puisque le capitalisme c'est le progré et l'innovation, le contraire de sa politique, age de la retraite, pris en tout genre qui augmente, et politique liberale obsolete.
Réponse de le 23/03/2012 à 22:37 :
Je ne souhaite pas polémiquer sur l'aspect politique de votre commentaire. Mais s'il vous plaît, ayez l'honnêteté intellectuelle de reconnaître que les 35h ont été une catastrophe à grande échelle. Le partage du temps de travail n'a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais : il n'engendre pas d'emplois, juste une baisse de compétitivité. Il n'y a qu'un entêtement idéologique qui peut vous faire croire le contraire.
a écrit le 21/03/2012 à 13:55 :
Deja commencez par instaurer les memes lois protectionniste qu'en Allemagne et l'emploi suivra.
Réponse de le 21/03/2012 à 15:18 :
l allemagne fait partie de l UE comme nous, ils ont donc les meme regles que nous
De plus un pays exportateur qui s amuse a devenir protectionniste ne rest epas exportateur longtemps, ses cleints lui rendant la monnaie de sa piece

Proteger son marche interieur c est donner une rente de situation a des entreprises (certes locales) qui n ont qu a attendre le client pour l arnaquer. Comme celui ci ne peut aller voir ailleurs, pourquoi se casser la tete a faire de bons produits ?
Réponse de le 22/03/2012 à 6:07 :
L'organisme allemand TUV, comme la FDA americaine, joue a plein son role d'organisme de protectionnisme deguisé. Votre produit ne passe pas l'homologation TUV ? Mais si il est certifié CE, alors il ne se vendra JAMAIS en Allemagne. Le commerce international est beaucoup plus subtil que les gens ne le pensent
a écrit le 21/03/2012 à 13:25 :
Concernant la formation ,a été essayé par le gouvernement de se débarrasser des centres afpa qui ont formé dans le passé des centaines de milliers de professionnels et de techniciens avec beaucoup de réussite bien plus élevé que les centres privés.
Le monde à l'envers.
Une question se pose quid de la mobilité des demandeurs d'emplois en France.
Est-ce identique en Allemagne?
Personnellement je connais plein de demandeurs à qui je transmet des infos sur des entreprises qui recrutent ,c'est toujours la même réponse ,c'est trop loin ,j'ai pas envie d'y aller ,je fais garder comment les enfants.
Quand à la création d'entreprises serait intéressant de savoir si la charge paperassière qu'adorent tellement nos énarques et fonctionnaires ,les ennemis naturels des entrepreneurs,est aussi élevée en Allemagne.
Chez-nous l'entreprise idéale 1 patron 2 salariés un apprenti nécessite un comptable à mi-temps.
Autant laisser tomber tout de suite et rester tout seul.
Réponse de le 21/03/2012 à 14:01 :
La formation a été détournée de son objet par les politiques. Les officines privées de formation ne sont que de glauques dépendances des partis politiques et de leurs micro partis politiques (Wauquiez entre autre) pour détourner des fonds publiques. Si les officines avaient eu des résultats positifs, la France ne serait pas en déclin au fond des canivaux comme elle y a été précipitée depuis 10 ans. Ces officines privées de formations, comme d'ailleurs les officines de recrutement payées par Pole Emploi, devraient être poursuivies en justice pour détournements et abus de fonds publics.
Réponse de le 21/03/2012 à 15:22 :
A formation.
Pourquoi vous avez besoin de formation?
votre cursus n'est-il pas suffisant?
Des questions sont à se poser sur la nécessité de ces stages,l'utilité,et l'application en entreprise.
mais la comparaison,la ligne de fracture,vient de notre manque d'éducation,surtout en langues,puis notre protection sociale qui fait refuter des emplois,parce que...,et les syndicats pour qui l'emploi est un dû. fermer le ban.
quand nous serons appliqués et impliqués dans les jobs,nous pourrons concourir .
Réponse de le 21/03/2012 à 17:28 :
Les besoins de formation n'existent pas dans l'absolu, ce sont les vieilles lunes proclamées par le MEDEF dont les adhérents patrons "plan plan" sans envergure. C'est aux entrepreneurs de former leurs salariés. Exiger de l'Etat des formations particulières, souvent singulières ne sont que des exigences approximatives de patrons qui préfèrent se payer des grosses cylindrées, des voyages, des châteaux, des ?uvres d'art au lieu d'assumer leurs obligations. Ces mauvais patrons sont aussi ceux qui n'ont aucune capacité à innover, ils ne savent que se comporter eux-mêmes comme des assistés qui cherchent des aides publiques pour assumer leurs mauvaises gestions des ressources humaines. Ces mauvais patrons devraient être poursuivis pour leurs turpitudes.
Réponse de le 22/03/2012 à 6:08 :
les formations n'ont aucune importance.ce sont les cottisations qu'elles génèrent qui sont bonnes pour certains
Réponse de le 22/03/2012 à 10:27 :
Le comportement des patrons du MEDEF démontrent qu'ils sont de patrons mandiants, sauf que pour mandier ils ne tendent pas la main dans la rue mais ils veinnent à Matignon et à l'Elysée dans une énorme limousine et accompagnés de très couteux avocats fiscalistes, conseils en tous genre ... et repartent en direction d'un paradis fiscale pour vite placer les aides qu'ils ont obtenues et provisonnent dans leur compte.
a écrit le 21/03/2012 à 12:38 :
Déjà, comparer les deux pays n'est pas très pertinent quand on pense au gouffre démographique qui les sépare, et donc au fait qu'il est facile de limiter le chômage des jeunes quand on n'en a plus des masses qui arrivent sur le marché du travail...
Réponse de le 21/03/2012 à 14:01 :
Ca fait partie des variables qui entrent dans l'équation bien entendu (il faudrait aussi abandonner l'importation de nouveaux chômeurs pour commencer, voire en renvoyer des masses...)
a écrit le 21/03/2012 à 11:52 :
moi je trouve que la france va bien, d'ailleurs elle a une exception culturelle, donc tt va bien
a écrit le 21/03/2012 à 11:41 :
"2012 : comment sortir de l'impasse du chômage ?" dégageons l'ump ,le ps,les syndicats et le medef.après on pourra vivre de notre travail et non des aides publiques
Réponse de le 21/03/2012 à 13:58 :
Surtout les syndicats et le Medef...
a écrit le 21/03/2012 à 11:20 :
La question de l'emploi est ....complexe, elle dépend de nombreux facteurs économiques, sociaux et culturels. La première chose est ce qu'on appelle la compétitivité, celle ci repose non seulement sur le coût du travail mais sur la qualité des produits, et chose évidente sur leur prix. Quand en Allemagne, pays qui a su conserver un niveau d'industrie bien plus élevé qu'en France, le business model repose sur les entreprises familiales, l'investissement,l'innovation, la technique, l'apprentissage et surtout sur l'utilisation des pays tiers en l'occurrence de l'Est (zone non euro) et l'Asie (zone dollar) pour fabriquer/ou faire fabriquer les composants ou même assembler des produits/modèles moyen ou bas de gamme (ce que fait Renault d'ailleurs), on se dit qu'une parité de l'euro élevée au dessus de 1.30/USD fait son bonheur. Donc ou bien les autres pays européens (ce que la France fait déjà mais peut être moins) s'aligne sur l'Allemagne en termes de business model où le secteur industriel continuera de décliner. On peut partir du principe que ce business model s'inscrit dans l'ordre de la division mondiale du travail et qu'il continue de créer des emplois directs et indirects avec effet multiplicateur. Mais ce business podel a des limites, et ne peut en aucun cas se transposer ailleurs notamment dans les pays du Sud de l'Europe où les services et des secteurs comme l'agro alimentaire sont en termes relatifs bien plus développés que l'industrie (chimie, mécanique, automobile, machine outil, optique .....). Donc l'amélioration de l'emploi passe aussi par une baisse de la parité de l'euro/dollar permettant à ces pays de retrouver des taux de croissance élevés absorbeurs de chômage, le fonctionnement du marché du travail plus flexible est lui aussi sans doute nécessaire mais pas sans gardes fous.
Réponse de le 21/03/2012 à 13:13 :
Le change est un pansement sur une jambe de bois : le mal profond est la collectivisation du pays, pas le taux change. Nous vivons déjà les conséquences de la baisse de la parité de l'euro avec la flambée des prix de l'essence à la pompe. N'en avez-vous pas assez ?
Réponse de le 21/03/2012 à 16:28 :
Et dites moi donc pourquoi les américains s?accommodent très bien d'un dollar faible qui leur permet de faire croître leur économie? Pourquoi sont ils si focalisés sur la parité de leur monnaie vis à vis de toutes les autres enfin celles qui ne sont pas rattachées à la zone dollar et encore cf dollar canadien et australien qui se sont également nettement appréciées du fait de leurs ressources en matières premières? Pourquoi? Par ce que pour des pays fortement peuplés le taux de change de leur économie est déterminant malgré la mondialisation, les produits finis étant exportés dans la devise de l'exportateur. Le cas de l'Allemagne comme celui du Japon s'explique par leur spécialisation technique (mais pas dans tous les secteurs clefs qui intéressent les US), et par leur faible demande intérieure rapportée à la capacité exportatrice de leur pays/économie.C'est la raison pour laquelle et sans le dire pour l'instant à leur opinion publique, l'Allemagne est prête à payer -donc effectuer des transferts- pour continuer à bénéficier des confortables marges que réalisent ses industriels compte tenu de son business model (voir plus haut) vis à vis du marché européen et au plan extra européen d'une monnaie plus faible que celle qu'elle aurait si c' était le mark (cf ce qu'on fait récemment les suisses pour stopper l'appréciation du franc). Mais cette monnaie - l'euro- dont la parité satisfait l'Allemagne est encore beaucoup trop chère pour nous les Pays du Sud et en particulier pour le Portugal, l'Espagne, l'Italie, la Grèce etc...C'est ça le truc. La flexibilité du travail c'est rien à comparer à cette insuffisance de compétitivité du fait de la parité de change qui va finir par les faire sombrer et nous avec compte tenu de la croissance exponentielle de la dette souveraine et des engagements bancaires croisés. Est ce que les anglais se battent pour voir le sterling s'apprécier ? Bien entendu non, ils font tous le contraire, puisqu'ils servent des intérêts négatifs (inflation déduite) de 2 à 3% ce qui est énorme aux souscripteurs d'obligations émises par leur gouvernement (gilts).
Réponse de le 21/03/2012 à 17:47 :
La "dévaluation par la baisse des salaires et des pensions de retraite" est une alternative sans doute erronée par rapport au retour à une monnaie plus en phase avec la capacité exportatrice des pays concernés. Cette dévaluation interne comme on dit continue de provoquer des déséquilibres sans rendre l'économie dynamique, les consommateurs sont sur la défensive, l'économie souterraine se développe permettant d'améliorer le pouvoir d'achat, ce qui ne fait pas les affaires de l'Etat. Le cercle infernal est déclenché, c'est ce qui se produit en Grèce d'autant que la dette souveraine même allégée du fait de la restructuration demeure insoutenable, même avec des taux relativement bas. Dans cette situation la Grèce va se vider de sa jeunesse et de ses compétences, l'économie continuera donc de piquer du nez même avec des transferts forcés via des abandons de dette. C'est le serpent qui se mord la queue. Le but du jeu c'est d'amener les pays du Sud vers des pratiques se rapprochant peu à peu de celles du Nord, ce qui passe par une accumulation de capital économique, industriel et financier, une amélioration des savoirs faire, une plus grande professionnalisation, une plus grande efficacité de l'administration...ceci requiert un certain temps, et une adhésion, la marche forcée imposée de l'extérieur risque de ne pas fonctionner, c'est presque évident.
Réponse de le 24/03/2012 à 16:04 :
La baisse des salaires -publics- et des retraites collectivisées n'est pas une alternative : c'est un impératif économique lié à la dé-collectivisation qui aura lieu au cours des années à venir. Les variations relatives des monnaies monopoles d'Etat n'y changeront rien et n'apporteront que des perturbations ou des crises nouvelles, tant qu'elles seront elles-mêmes collectivisées. Les variations de change monétaire ne sont économiquement pertinents qu'avec des monnaies privées.
a écrit le 21/03/2012 à 10:36 :
Le rapport en question précise : "5,9% des nouvelles entreprises créent plus d'un emploi en France." CE QUI retourné dans le bon sens établit que 94,1 % des entreprises nouvelles ne créent aucun emploi. VOILA le résultat de la mauvaise idée de l'auto entrepreneur qui n'a servit qu'à "trafiquer" les statistiques de l'emploi et faisant baisser le nombre de chomeurs de catégorie A. CONCLUSION, la France aurait pu se passer des Ministères de François FILLON, les Estrosi, Novelli, Bertrand et Wauquier ont inventé les auto-misères.
Réponse de le 21/03/2012 à 11:14 :
94,1% des entreprises nouvelles créent 1 emploi. Et pour cause, compte tenu des montagnes de taxes et de réglementations ubuesques, créer un autre emploi revient à se suicider économiquement. Qui sera assez fou pour le faire ?
Réponse de le 21/03/2012 à 11:45 :
La réalité c'est que 90 % des auto-entrepreneurs n'ont pas d'activité, et l'évidence c'est que PAS D'ACTIVITE = PAS d'EMPLOI. conclusion, un auto entrepreneur n'est pas un emploi.
Réponse de le 21/03/2012 à 11:57 :
Rectificatif de "Auto Misères"': vous ne savez pas "retourner dans le bon sens":
puisque "5.9% des nouvelles entreprises créent PLUS d'UN emploi en France" signifie que ces 5.9% créent 2 emplois ou plus. Le "retournement dans le bon sens" (pour reprendre votre expression) signifie donc que "94,1 % des entreprises nouvelles créent AU PLUS un emploi": ceci qui englobe des entreprises créant exactement un emploi et celles qui ne créent aucun emploi. On ne peut pas aller plus loin dans l'exploitation de cette information sans interpréter et donc spéculer.

Réponse de le 21/03/2012 à 13:19 :
ca prouve pas que le statut d'auto entrepreneur masque qqch,..... ca prouve que plus personne n'est dieu merci assez debile pour prendre des risques pour les autres en se faisant cracher dessus....... nuance!
Réponse de le 22/03/2012 à 20:23 :
En France, quand vous vendez un véhicule, il est interdit de trafiquer le compteur.
En Allemagne, il est d'usage courant et autorisé de la faire. Ce n'est qu'une image,
mais c'est celle de tricheurs, et c'est ce qu'on veut nous faire avaler...

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