Réduire le nombre de fonctionnaires, un contresens économique

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Non seulement la réduction du nombre de fonctionnaires contribue à diminuer le PIB, mais elle affaiblit la demande Par Bruno Moschetto, Professeur de Sciences Economiques à l'Université Paris I Sorbonne et à HEC

L'annonce du dépassement de deux seuils considérés comme fatidiques pour ce qui concerne le montant de la dette publique en valeur absolue - 2000 milliards d'euros - et le ratio dette sur production à 100% a conduit le gouvernement à procéder en urgence dans le cadre du prochain projet de budget, à des coupes drastiques et en particulier de réduire de 1200 le nombre des fonctionnaires. Une telle orientation mérite que l'on se penche sur sa finalité et sa logique.

L'origine des 3% de déficit

Pourquoi ce ratio ? Parce-que selon les critères économiques retenus par Maastricht un déficit public limité à 3% de la production n'entraîne pas un accroissement de la dette au-delà de 60%. Pourquoi ces butoirs ? Parce que leur dépassement déclencherait un mouvement inflationniste érodant la valeur de la monnaie et dont la banque centrale de la zone euro doit limiter l'apparition à tout prix. Elle a répondu à sa mission quasi exclusive en se fixant un objectif de 2% de hausse des prix par an ce qui correspond en économie réelle à une inflation zéro ! Ce qui a été atteint puisque depuis tantôt quinze ans l'inflation n'est plus au rendez-vous.
Mais pourquoi ce choix d'une inflation zéro ? Parce-que les Allemands ont bien voulu renoncer à leur monnaie nationale, le deutch mark, bénéficiant d'une stabilité monétaire quasi absolue, sous réserve que son remplaçant, l'euro, en bénéficie aussi. « Euro must be as good as mark ». Ce qui fut dit fut fait. Mais à quel prix ? Celui d'une montée inexorable du taux de chômage qui gravite pour l'ensemble des pays membres autour de 10% alors que le taux de croissance de la production est devenu quasiment égal à zéro. D'où la nécessité de tendre vers le respect des deux critères maastrichiens. Penchons nous sur les deux composantes du taux d'endettement.

Les administrations contribuent au PIB

Au numérateur, le montant de la dette globale , celle des administrations centrales, des collectivités locales et des organismes sociaux. Elle est automatiquement augmentée en cas d'apparition d'un déficit. Le meilleur moyen de la réduire est d'éviter tout écart entre le montant des dépenses et celui des recettes publiques. D'où la nécessité, soit d'augmenter les recettes, c'est-à-dire les prélèvements obligatoires, soit de réduire les dépenses c'est-à-dire les prestations libératoires. Accroître les recettes, c'est-à-dire accroître les impôts et notamment celui sur le revenu n'impacte que les agents économiques qui en sont redevables.

En revanche la réduction des dépenses concerne tous les agents économiques qui à un titre ou à un autre en sont bénéficiaires.
Au dénominateur: la production, exprimée par ce que l'on appelle la production intérieure brute ou PIB . A quoi correspond cette grandeur caractéristique ? A la somme de l'ensemble des valeurs ajoutées produites pendant une année. De quoi est composée la somme des valeurs ajoutées produites par la nation ? Naturellement celle produite par les entreprises publiques ou privées - calculée au prix des marchés - puisqu'elles répondent aux critères de l'économie marchande. En revanche celle des administrations , dont l'opinion publique n'est absolument pas consciente - calculée au coût des facteurs - c'est-à-dire pour l'essentiel aux rémunérations des fonctionnaires et aux consommations des administrations nécessitées par leur fonctionnement.

Détruire des emplois publics contribue à réduire la production

Donc réduire le nombre des fonctionnaires, comme toute contraction des dépenses publiques - correspond à une réduction de la somme des valeurs ajoutées et par là à une détérioration arithmétique du ratio dette/production que l'on souhaite précisément préserver! Réduire le nombre des fonctionnaires consiste à détruire des emplois et par là à détruire de la production. Étant entendu que leur emploi - nécessaire à la survie de la nation notamment pour les fonctions régaliennes - ne correspondent pas à des emplois fictifs.

Qui plus est, les rémunérations des fonctionnaires - leurs revenus- sont pour la partie non épargnée, dépensés et donc contribuent à l'alimentation de la demande globale- laquelle c'est le moins que l'on puisse dire - n'a vraiment pas besoin, en ce moment, d'être contractée puisque nous sommes dans un contexte prédéflationniste et de chômage de masse ! En définitive tout fonctionnaire écarté de la vie active crée un chômeur de plus, une production en moins et un soutien social en plus. Il y a là en l'espèce un facteur structurel d'aggravation de la crise ! Continuons !

Reconsidérer les traité de Maastricht

Dans une telle impasse, que faire ? Comment en sortir ? Il serait peut-être temps enfin, de reconsidérer les critères de Maastricht et d'y insérer un critère fondamental celui du taux de chômage ainsi que l'ont fait les autorités américaines et britanniques puisque leur politique monétaire est corrélée à celui de sa variation. Par cette corrélation, à taux de chômage élevé, politique monétaire accommodante. Rien n'empêcherait nos autorités monétaires à faire passer la cible du taux d'inflation à 5% ou 10% tant que le taux de chômage n'a pas été réduit de 10%à 5% par exemple. L'inversion de la courbe du chômage ne serait plus un vœux pieux mais un objectif de politique économique et monétaire. Cela conduirait, nécessité faisant loi, à sacrifier la monnaie pour sauver l'économie, c'est-à-dire tant que le taux de chômage n'aurait pas été réduit.


Bruno MOSCHETTO
Professeur de Sciences Economiques
à l'Université Paris I Sorbonne et à HEC

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Commentaires
a écrit le 22/11/2014 à 16:38 :
Ce type est professeur à HEC. C'est un gag?
a écrit le 09/11/2014 à 19:28 :
La fonction publique est très utile, oui ! sauf que le service rendu n'est pas en lien avec la dépense ... Le rapport qualité prix est défaillant ! On paye à prix d'or un fruit gâté ! Pourquoi ? parce qu'en France, depuis des décennies, le projet que l'on propose ce n'est pas la réussite par le travail mais la planque et l'assistanat ... Celui qui réussit est montré du doigt, jalousé, quand la vision de demain proposée aux jeunes générations (qui ne sont plus que des jeunes maintenant ...) c'est la peur de demain, le chômage, la magouille, ou le "must", la sécurité de l'emploi en entrant dans la fonction publique ... Du coup, la fonction publique qui s'ennuie est la plus présente en politique, près de 65% des élus car il cumule indemnité d'élu, salaire etc ... le fonctionnaire pour justifier de son "utilité" crée de la règle, de l'administration, de la lenteur qui rallonge en année ou multiplie par 10 l'énergie a mettre pour réaliser toute initiative ! Le paye se sclérose, le fonctionnaire se repend comme une trainée de poudre au point qu'il représente près de 30% de la population active et près de 40% des retraités, chaque famille en a un ou des exemplaires pour donner la leçon aux autres de leur utilité, chaque collectivité en est bondée comme élu ou agent territorial ... leur poids politique devient tel que la France s'enlise et que rien n'est plus réformable ! La France devient le pays au monde ou le poids de la fonction publique est le plus élevé, ou leur statut est le plus protégé ... au point que même des économistes (enseignant fonctionnaire donc ..) arrivent a expliquer qu'il en faut encore plus et mieux les payer pour sortir de la crise ... Le jour ou nous aurons chacun la même définition de 'effort", "travail", "utilité publique", "égalité" peut-être que certain réaliseront que leur réalité est décalée, abusive et qu'elle se fait au détriment des autres citoyens ...
Réponse de le 22/11/2014 à 16:37 :
+1000
a écrit le 09/11/2014 à 0:10 :
J'ai déjà entendu des bêtises mais là on touche le fond !! encore un qui a dû donner des cours à Hollande !! regarde le ton beau pays, regarde avec tes idées complètement aux antipodes de ce qu'il faut faire où il va tomber !! continuer à créer de la foction publique pour générer du PIB et tu vas nous étouffer définitivement, comme les nénuphars étouffent la mare sur laquelle ils se développent en pensant oxygéner l'espace.... au fou !!
a écrit le 08/11/2014 à 19:04 :
Rien à dire ,brillante démonstration.On est les meilleurs.
a écrit le 07/11/2014 à 10:55 :
C'est sur que les agents de la pénitentiaires qui surveillent à prix d'or celui qui vous a agressé dans le métro hier qui a été arrêté par la police et jugé par un juge n'a aucune utilité.
Que dire de nos grands capitaines d'industrie passés par les mains de notre si inutile système éducatif aux mains de nos inutiles enseignants si grassement payés. Que dire de notre dernier prix Nobel d'économie, inutile enseignant-chercheur et celui de littérature que j'oubliait qui ne contribue absolument pas à la consommation de biens culturels (et donc au PIB in fine) ni même au rayonnement de notre pays hors de ses frontières au delà de ce que notre vraie taille devrait nous permettre d'avoir comme influence.....
L'intelligence est bien dans la finesse de l'analyse de toutes les couchent d'un mille feuille et non dans l'art d'asséner une idéologie comme une science, même le forgeron ne se contente pas de taper pas comme une brute sur la lame pour la façonner.....
a écrit le 07/11/2014 à 10:45 :
Pourrais-tu t'intéresser un peu aux travaux de notre dernier prix Nobel d'eco avant de prendre une position aussi tranchée qu'elle devient insultante pour ton intelligence, c'est travaux ne sont pas à proprement parler des plaidoyers pour l'économie libérale, ils défendent la réglementation et sont critiques à l'encontre des privatisations, ses prédécesseurs ne sont pas tellement plus des zélés défenseurs de l'Ecole de Chicago, Cf le micro crédit......
Je n'ai d'ailleurs vu meilleurs critiques de la dérégularisation et de la privatisation que par le NTSB qui attribue, de mémoire, 60 pourcents des accidents aériens aux USA à ces deux dogmes néo libéraux et je n'ai jamais entendu dire que cet équivalent du BEA recrutait à la sortie de l'université de la Havane, sauf erreur de ma part.
a écrit le 07/11/2014 à 10:34 :
Pour l'agriculture, c'est un peu plus compliqué, c'est une institution infailliblement néo libérale qui applique une organisation soviétisante!
Loin, dans les bureau de Bruxelles sont décidées les subventions vers telle ou telle production, les agriculteurs se jettent dessus comme la misère sur le monde et plongent la tête la première dans la surproduction, faisant chuter les prix et renforçant le besoin de subventions qui devient nécessité....
Mais on nous explique que l'agriculture forge la France et son identité, peut-être n'y a-t-il plus de place après la Révolution Industrielle pour un agriculture privée et qualitative?
Il ne resterait que 2 voies, le massacre de l'environnement et de la santé publique à la texane ou les simili agriculteurs européens ne vivant plus de leurs productions mais des subventions, fonctionnarisés et payés sur notre TVA? (L'exemple de la Couronne d'Angleterre, subventionnée par la PAC au titre de sa propriété foncière vaut son pesant de cacahuètes!!)
a écrit le 07/11/2014 à 10:12 :
La fonction publique a absorbé l'arrivée des femme sur le marché du travail dont les entreprises françaises ne veulent pas entendre parler car elles pondent et prennent des congés mater....
La mentalité anglo saxonne devant laquelle le secteur privé n'a de cesse de se mettre à genoux est de congeler les ovocytes, ça ne vaut pas mieux....sauf sur le point de l'honnêteté intellectuelle....
Le secteur privé français n'entend faire ses marges que sur les allègements de charges et la compressions des salaires, des marges qui vont d'ailleurs partout sauf dans l'investissement, ça se verrait.
Il faudrait surtout attaquer les marchés internationaux le couteau entre les dents, comme le font nos vrais adversaires, les anglo saxons qui vendraenit père et mère pour un cent plutôt que d'attendre après les marchés publics de sont beau-frère de député et croire que son ennemi est l'étranger sur son sol voir, son voisin.....
a écrit le 07/11/2014 à 9:49 :
C'est un raisonnement que je me tiens depuis longtemps, j'ajouterais, dans le lot des points positifs de la fonction publique sur l'économie en France, peut-être, l'importance de la solvabilité des fonctionnaires qui ont la garantie de l'emploi dans le bilan des banques françaises qui ne se débrouillent quand même pas trop mal dans la compétition internationale.
En effet, un marché domestique de 6 millions de clients dont la solvabilité est quasi certaine, notamment en matière de prêts immobiliers, constitue une bonne base à ces banques pour attaquer les marchés à l'internationale.

Non?
a écrit le 06/11/2014 à 19:51 :
Dire qu'il faut supprimer les emplois publics, c'est une provocation qui fait plaisir à la droite. Moins d'emplois = moins d'impôts = plus d'argent pour consommer.
Alors, moi, j'ai la mienne.
Il faut supprimer énormément d'emplois dans tous les domaines privés. Ainsi, on réduira le coût des biens et des services et on pourra consommer davantage. Enfin, ceux qui auront gardé un emploi.
a écrit le 05/11/2014 à 18:17 :
En 2006, une étude établissait qu'il y avait en France un fonctionnaire (agriculture) par ferme!
Il conviendrait de calculer le coût par ferme...et d'ajouter le coût administratif pour les agriculteurs...
Ce qui est frappant -mais c'est un autre sujet, peut-être- c'est que les fruits et légumes sont deux à trois fois moins chers en Italie qu'en France...
a écrit le 05/11/2014 à 13:53 :
Je me demande comment un professeur d'économies peut assimiler une réductions des dépenses de l'Etat à des réductions de prestations. Il na pas entendu parler de réduction des coûts de fonctionnement par augmentation de la productivité par exemple?
a écrit le 05/11/2014 à 13:48 :
2 problèmes toutefois :
- S'il est très logique de prévoir une certaine souplesse en termes d'endettement si le chômage est haut, le corollaire est qu'il faudrait être bien plus strict lors des périodes de croissance... Or, nous sommes en déficit tout le temps depuis 40 ans, crise ou pas !
- Il est bien beau d'améliorer un ratio dette/PIB, sauf qu'on emprunte de l'argent et pas des points de PIB !
a écrit le 01/11/2014 à 10:52 :
Juste pour info : quand un salaire est versé à un agent public, il s'agit d'argent public.
Quand cet agent public paye son loyer à son propriétaire ou rembourse un crédit immobilier pour enrichir une banque, paye ses assurances, ses factures, paye un service (coiffeur, esthéticienne etc ...), va au restaurant, va chez le boulanger, fait ses courses ... cet argent est à l'origine public.
Conclusion : de quoi vit le secteur privé : en grande partie d'argent public ... et ce qui est vrai pour les salaires versés aux agents publics et encore plus vrai pour les subventions, les marchés publics dans le secteur du bâtiment etc ....
Il serait bon que beaucoup dans le privé se rendent compte que sans argent public, certains perdraient des clients ou n'auraient tout simplement pas de commandes ...
Réponse de le 03/11/2014 à 23:07 :
belle démonstration ! au fait au départ de votre théorie , d'ou vient l'argent public??
Réponse de le 06/11/2014 à 19:52 :
Et quand on achète dans le privé un bien ou un service d'où vient l'argent au départ ?
a écrit le 31/10/2014 à 10:35 :
ce professeur n'est pas prêt d'obtenir le prix Nobel d'économie !
Ou alors à Cuba .
a écrit le 30/10/2014 à 11:19 :
"Étant entendu que leur emploi - nécessaire à la survie de la nation notamment pour les fonctions régaliennes - ne correspondent pas à des emplois fictifs."
C'est bien là le problème. Et pas un mot là-dessus...
Réponse de le 04/11/2014 à 10:33 :
J'ai remarqué exactement la même chose
a écrit le 30/10/2014 à 8:50 :
On aurait zéro chômeur.
Le PIB étant estimé à la somme des coûts augmenterait.
Toute augmentation des salaires provoquerait une augmentation du PIB.
Le ratio dette / PIB diminuerait.
a écrit le 30/10/2014 à 8:18 :
réduire le nombre des fonctionnaires c'est réduire le budget nécessaire et donc réduire les contraintes qui in fine sont payées par les entreprises( qui elles pourront créer de la richesse et des emplois).
Bien entendu il ne faut pas le faire n'importe comment: fonctionnaire n'est pas un travail mais un statut qui englobe des métiers très différents.
si on commençait par rationaliser l'administration, la diminution se ferait ici d'elle même par manque de besoin.
Réponse de le 07/11/2014 à 10:47 :
Pour mémoire, retour à tes cours d'éco, les entreprises ne sont pas les seuls agents économiques d'un pays....
a écrit le 30/10/2014 à 5:25 :
Ce que dit ce monsieur peut se comprendre:tout dépend de la productivité réelle d'un emploi.On reproche a beaucoup de fonctionnaires d'etre improductifs et c'est vrai,mais c'est aussi vrai dans une grande partie du secteur privé!
Réponse de le 05/11/2014 à 14:11 :
Les fonctionnaires ne sont pas improductifs, c'est leur domaine d'activité qui est improductif.
a écrit le 30/10/2014 à 2:38 :
Un fonctionnaire est aussi utile qu'un chomeur. Il ne produit rien. Alors qu'en faire ?
Réponse de le 30/10/2014 à 7:42 :
Il ya beaucoup de fonctionnaires consciencieux. Heureusement pour nous... vu leur nombre ! Un des problèmes majeurs dans l'administration, c'est que les fonctionnaires ne sont pas obligés de travailler car on ne peut pas les virer (ou plutôt, l'Etat ne vire pas les tire-aux-flanc).
Réponse de le 07/11/2014 à 10:56 :
Et je ne parlerai pas de l'utilité du chômeur sur la modération salariale qui permet l'accroissement des marges des entreprises........
a écrit le 29/10/2014 à 23:28 :
il est pour le QE lancée par la BCE. celle ci a essayé mais ca été un flop. les banques n'en veulent pas ! ça ne marche pas ! change de disque merci !
a écrit le 29/10/2014 à 21:54 :
Hors mission regalienne, une activité utile ne peut etre ni obligatoire ni monopolistique, son prix traduit son utilité uniquement quand il est librement consenti et croyez moi tous les postes administratifs non regaliens sont à 10 fois le prix consenti .
a écrit le 29/10/2014 à 21:07 :
Le gouvernement propose de supprimer les enseignants de la conduite par des cours virtuels, afin de réduire les couts du permis de conduire! Cela implique que les cours virtuel, selon le gouvernement, sont aussi efficaces que des cours en auto-école !
En tant qu'enseignant de la conduite, je propose de supprimer l'ensemble du personnel de l'Education Nationale pour les remplacer par des cours virtuels ! On va dégraisser le mammouth, faire d'énormes économies (personnels, administrations, transport, immobilier, ...), et tout cela, selon le gouvernement, pour une efficacité équivalente !!
Allez...chiche...???
a écrit le 29/10/2014 à 18:28 :
Un sous-marin du PS s'exprime...
a écrit le 29/10/2014 à 16:40 :
Y a qu' a mettre tout le monde fonctionnaire, ça règlera tous les problèmes comme en URSS avant 90, en Corée du nord, à Cuba...;
Quand on pense que ce monsieur donne des cours d économie à nos enfants, ça fait peur.
a écrit le 29/10/2014 à 15:13 :
Pour sortir de l'impasse politique et économique oû la France se trouve, il faut apporter une alternative au capitalisme ultra libéral et au systeme monétaire en changeant de paradigme:1_développer un capitalisme mutualiste et solidaire qui permet la maitrise de l'économie,garantit l'épargne investie.Généraliser la cogestion,la participation à la valeur ajoutée,à la plus value en capital(salariés et état).2-la monnaie:renégocier Maastricht;tout en gardant l'Euro permettre à l'Allemagne de réévaluer en réferant au Mark (au niveau des comptes et salaires allemands),puis dévaluer l'Euro.Créer un Euro local pour acheter et investir européén. Payer avec l'Euro local une partie des hauts salaires et retraites, des niches fiscales.Conséquence:la dette en Euro baissera car remplacée par une dette en Euro local,et l'austérité sur les salaires et retraites pourra etre évitée. Créer une monnaie solidaire.
a écrit le 29/10/2014 à 15:00 :
Canada et Suède qui ont réduit massivement le nombre de fonctionnaires et en privatisant au maximum sont aujourd'hui des pays vertueux et ne sont pas en faillite comme la France qui n'a plus les moyens d'entretenir des assistés et glandeurs....
a écrit le 29/10/2014 à 14:34 :
un fonctionnaire est un agent économique qui consomme comme les autres et concourt donc à redistribuer les richesses et faire tourner le commerce. Ne pas oublier également qu'il paie les mêmes impôts, TVA, IR TH TF etc. Donc en réalité , un fonctionnaire revient beaucoup moins cher qu'on veut nous faire croire, l'état récupérant une bonne partie de son salaire.
Réponse de le 29/10/2014 à 21:52 :
Conclusion de votre logique : une France avec 100% de fonctionnaires, et notre économie est sauvée !!???
a écrit le 29/10/2014 à 13:49 :
leçon d'économie à la sauce étatiste, il faut que l'état dépense et que l'inflation nous aide à payer nos dettes et nos déficits.
nous sommes dans une telle impasse que ça va forcément mal se finir, donc oui !! si on supprime des postes de fonctionnaires ça va faire baisser ( provisoirement ) la demande , mais ça devrait aussi permettre d'alléger les charges et les impôts qui pèsent sur le secteur privé, donc cela va redonner du pouvoir d'achat aux producteurs et de l'air aux entreprises , donc cela va pousser la consommation et l'investissement , mais avec un décalage dans le temps.
sinon , on continue à asphyxier doucement le secteur privé et à détériorer la situation.

En économie , il y a toujours ce qui se voit et ce qui ne se voit pas ...

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