Baisse du chômage, oui... mais à quel prix ?

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[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, baisse du chômage, oui... mais à quel prix ?

L'année 2018 débute avec une baisse du chômage en demi-teinte. Les chiffres publiés ce mercredi par Pôle emploi annoncent 32.100 chômeurs en catégorie A en moins au premier trimestre 2018. Cette baisse modeste mais continue s'illustre néanmoins par une hausse des emplois précaires avec au premier chef : les emplois courts. Le 27 avril, le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », qui englobe les réformes de l'assurance-chômage, de la formation professionnelle et de l'apprentissage, sera présenté en Conseil des ministres. Porté par Muriel Pénicaud, ce projet de loi a pour but de permettre aux actifs de « choisir leur avenir, plutôt que de le subir ».

À qui attribuer cette baisse du chômage et quel est son prix ?

Pour en débattre, nous recevons Stéphanie Villers, économiste au groupe de protection sociale Humanis, Élie COHEN économiste et directeur de recherche au CNRS et Sabina Issehnane, économiste atterrée - Centre d'études de l'emploi et du travail.

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Commentaires
a écrit le 29/04/2018 à 17:56 :
dans deux commentaires précédents j'émettais des doutes sur le maintien d'une croissance soutenue en 2018 (suite aux hausses massives d'impôts et taxes nouveaux) et sur la capacité de baisse du chômage ( après l'extension des destinations professionnelles des "CDI de chantier" ) .
les faits semblent confirmer mes craintes , et la menace de nouvelles charges financières comme la poursuite de la hausse de carburants , des taxes locales sur le foncier bâti , le maintien avec aggravation des taux de la taxe d'habitation sur la résidence secondaire , le malus écologique sur les logements mal isolés , est en train de laminer la confiance de nombreuses catégories sociales sur leur capacité de maintien de leur pouvoir d'achat dans les mois à venir .
beaucoup vont devoir encore freiner leurs dépenses malgré pour certains actifs une très légère et insuffisante amélioration de leurs revenus bruts .
a écrit le 29/04/2018 à 8:06 :
Le chomage doit être considéré comme la réduction du temps de travail liée aux gains de productivité que nous procure l'usage de l'énergie. C'est un progrès qu'il faut utiliser pour financer ceux qui ne travaillent pas, retraités et chomeurs. Il faut appliquer la note n°6 du CAE. Qui arrivera à le comprendre?
a écrit le 28/04/2018 à 15:11 :
Source "Libération "du 15 février 2018:

"La baisse est impressionnante. Au dernier trimestre 2017, le taux de chômage en France (en sens du Bureau international du travail) a baissé de 0,7 point, pour atteindre 8,6% de la population active (8,9% avec les DOM). Il s’agit de son plus bas niveau depuis 2009."

Mais il y aura toujours des grincheux...
a écrit le 27/04/2018 à 10:16 :
Pour réduire le chomage, il faut créer des emplois et pour créer des emplois il faut réduire le cout du travail, et pour ....etc. Voir la note n°6 du CAE.
a écrit le 27/04/2018 à 8:55 :
En réalité le nombre de chômeurs toutes catégories confondues à augmenté.

Ce qui se passe, c'est une multiplication des CDD de moins d'un mois, ce qui permet à certains chômeurs de travailler quelques semaines et les fait changer de catégorie.

A se demander à quoi ont servi les lois "travail" successives, la défiscalisation massive des revenus du capital, la flexibilisation des salariés et 30 années de massacre du droit du travail.

Et en plus on a bénéficié ces 6 derniers mois d'une forte croissance locale et mondiale, d'une énergie bon marché et de taux de crédits bas.
a écrit le 27/04/2018 à 8:45 :
J'espérais bien que hier vous parliez de l'incroyable émission 28 minutes de mercredi soir avec Alain Deneault sur le totalitarisme des multinationales, c'était pourtant un sujet économique en plein dans le thème de La Tribune.

Vous vous rendez compte où nous en sommes en France ? On ne rapporte pas des émissions de débat parce que le débat est contraire au dogme néolibéral qui squatte le pouvoir français actuellement.

Un des meilleurs moments télévisuels que j'ai vécu ces dernières années n'est pas diffusé parce qu'on y dit la vérité, parce qu'on montre du doigt les véritables responsables de la destruction de notre monde.

C'est à pleurer. Démocratie ? Non oligarchie.

"28 Minutes: Émission spéciale internationale avec Alain Deneault" https://www.arte.tv/fr/videos/075223-171-A/28-minutes/

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