Ceci n’est pas un « choc pétrolier »

 |   |  615  mots
(Crédits : Handout .)
LE "CONTRARIAN" OPTIMISTE. Les attaques contre les installations d'Aramco, samedi, en Arabie saoudite, ont fait chuter la production journalière du premier exportateur de brut du monde de 60 %. Faut-il pour autant s'attendre à une catastrophe pour l'économie mondiale ? Par Robert Jules, directeur adjoint de la Rédaction.

Les attaques perpétrées par des drones samedi en Arabie saoudite ont enflammé les installations pétrolières d'Abqaïq et Khurais mais aussi les esprits, prophétisant une catastrophe pour l'économie mondiale. La perte journalière de 60 % de la production du premier exportateur de brut du monde s'est traduite par une amputation passagère de 5 % de l'offre mondiale. Ce qui a fait réagir les marchés dès le lundi. En Asie, les prix du baril s'envolaient de 20 %. Sur les marchés américains et européens, l'envolée était de 10 %. Mais cette brusque hausse était davantage due au changement massif des positions des investisseurs sur les marchés à terme qu'à la disparition de pétrole physique. De fait, mardi 17 septembre, les cours des deux côtés de l'Atlantique baissaient de 6,5 %. Le baril de Brent cotait en fin de séance mardi à 64,50 dollars, revenant peu à peu à son étiage d'avant les attaques.

Car il ne s'agit pas d'un « choc pétrolier », expression qui s'est durablement installée dans les têtes depuis que l'Occident s'est trouvé à la merci de l'Opep, qui imposa un embargo sur ses exportations en octobre 1973 en réaction à la guerre du Kippour. Beaucoup de pétrole a coulé depuis...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/09/2019 à 10:56 :
"Faut-il pour autant s'attendre à une catastrophe pour l'économie mondiale"

Si on se réfère à ce que devrait être la Loi de l'offre et de la demande avec une récession mondiale en marche non,tout juste un épiphénomène mais vu que c'est le lobby pétrolier qui fait le cours du pétrole on peut s'attendre à tout.
a écrit le 19/09/2019 à 10:26 :
Il ne s'agit que d'une péripétie (les capacités de production seront rétablies en 2 semaines) et qui en plus survient en phase de réduction de la demande due au ralentissement économique. Tout ça aura un impact très limité, bien inférieur aux effets de la variation saisonnière de la demande (plus de consommation de fuel pendant l'hiver de l'hémisphère nord donc fuel et gazole -c'est le même produit-plus chers, plus de consommation d'essence en été). En plus le pétrole ne constitue qu'une part relativement marginale du prix des carburants, principalement constitué de taxes que certains esprits dérangés voudraient encore augmenter (sous prétexte de taxe carbone) en France alors qu'elles sont déjà les plus élevées de l'UE sauf en Italie et au Royaume-Uni.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :