• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Comment éviter l'exclusion financière des réfugiés ukrainiens

Jean-Jacques Quisquater, Charles Cuvelliez, Gael Hachez

Publié le 22 mars 2022 à 16:30 - Mis à jour le 22 mars 2022 à 17:52

Réfugiés ukrainiens

Des réfugiés ukrainiens remplissent des formulaires dans un centre d'enregistrement installé à l'hôpital Zendal de Madrid.

Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. L'afflux en Europe de réfugiés ukrainiens fuyant la guerre dans leur pays pose des questions matérielles comme celle de l'accès à un compte en banque. L'Autorité bancaire européenne (ABE) a rappelé le cadre qui prévaut pour ce faire, et qui comprend des règles pour éviter de financier le terrorisme. Mais dans le cas de l'Ukraine, cela s'impose-t-il? Par Jean-Jacques Quisquater, Université de Louvain (Ecole Polytechnique de Louvain), Charles Cuvelliez, Université de Bruxelles (Ecole Polytechnique de Bruxelles) et Gael Hachez (expert en gestion du risque technologique dans le secteur...

... nancier).

Avoir un compte en banque fera partie des services de première nécessité pour les réfugiés ukrainiens. La sévérité des procédures dites de « customer due diligence », à savoir vérifier de manière sévère qui devient client serait en décalage avec la situation des Ukrainiens en fuite partout en Europe, dans le dénuement le plus complet, avec des papiers pas en règle ou pas de papiers, pas (encore) de résidence. La même question s'était posée avec l'afflux de réfugiés syriens : des terroristes s'étaient glissés parmi eux et avaient pu pénétrer en Europe. L'Ukraine n'est pas la Syrie et est encore moins un pays d'accueil du terrorisme.

A toutes fins utiles, l'Autorité bancaire européenne (ABE) a rappelé, vendredi dernier, son opinion de 2016, comment assouplir les règles d'acquisition des nouveaux clients quand on les applique aux réfugiés provenant de pays à risque plus élevé tout en n'augmentant pas les risques de blanchiment d'argent et de terrorisme. Cela manque peut-être de tact quand les autorités européennes ont activé la directive 2001/55/EC pour octroyer à tout Ukrainien qui le demande une autorisation de séjour. Les autorités auraient-elles pu accepter d'accueillir indistinctement ces réfugiés s'il y avait un risque important de laisser arriver des terroristes ?

C'est que ne pas offrir un service bancaire de base aux réfugiés augmente justement le risque de financement du terrorisme car ces derniers seraient alors obligés de se raccrocher à la finance souterraine. Il n'y a pas pire. L'inclusion financière est le meilleur remède pour la prévention du financement du terrorisme et du blanchiment d'argent. Il y a une obligation de proposer un compte de payement à tous les consommateurs qui résident légalement en Europe. Ce sera le cas des demandeurs d'asile une fois qu'ils ont une autorisation de séjour et sont dûment enregistrés. Aucune banque, rappelle l'ABE, ne peut refuser d'ouvrir un compte sur la simple base que le réfugié vient d'un pays à risque ou qu'il ne peut pas - pour de bonnes raisons - prouver son identité.

Comment résoudre ces contradictions ?

Le premier écueil est l'authenticité de ces papiers d'identité. Comment vérifier les papiers d'identité d'un demandeur si et quand il en a. La banque est tenue de vérifier l'identité sur base de documents, données ou information obtenue d'une source fiable et indépendante mais la loi européenne ne précise pas ce qu'est une source fiable. Il y a donc de la flexibilité mais à mesurer à l'aune du trafic de faux papiers ou des vrais papiers d'Etats douteux. Les terroristes des attentats de Paris avaient des passeports syriens. L'ABE se tire des flûtes en se reportant aux papiers provisoires que l'Etat membre aura donné au demandeur d'asile. Cela suffira comme preuve d'identité. Las, ces papiers provisoires diffèrent d'un Etat membre à un autre. Le réfugié ne compte pas forcément rester dans le pays qui lui a délivré le papier provisoire. Comment la banque dans le pays d'arrivée peut s'en sortir sans accès à une base de données universelle des papiers d'identité ? L'Ukraine ayant avancé à grands pas dans sa digitalisation ces dernières années, les banques se satisferont peut-être des informations d'identité contenues dans l'app DIIA (sorte de portefeuille électronique de documents officiels en Ukraine pouvant contenir les documents d'identité, le permis de conduire, le pass sanitaire). Fin 2021, elle était déjà utilisé par plus de 25% des Ukrainiens.

Le problème est aussi qu'une fois le client enregistré et actif, le risque subsiste : le papier provisoire a peut-être été donné un peu vite sur des bases légères. Il faut donc compenser pendant toute la durée de la relation commerciale avec le client. L'ABE préconise :

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

- la surveillance des mouvements sur le compte : les montants doivent être en ligne avec ce qu'on attend du profil du réfugié. Le niveau de surveillance doit être proportionnel aux doutes qu'on aura eu sur son identité au moment de son inscription.

- la surveillance doit s'étendre à la relation client elle-même. Il faut évaluer, dit l'ABE, le comportement qu'on attendrait d'un tel client, au niveau de la destination et de l'origine des virements depuis son compte, les montants, la nature des transactions. La banque doit pouvoir capitaliser sur son expérience avec d'autres demandeurs d'asile et même de partager cette information avec les autres banques. Et d'imaginer des seuils d'alerte sur des transferts fréquents d'argent vers les pays d'origine. Si ce sont des petits montants et même si ce pays finance le terrorisme, pourquoi pas, dit l'ABE : le réfugié y a de la famille, quoi de plus normal. Des fonds de ces Etats versés à ses citoyens ne devraient pas être automatiquement alarmants. L'ABE demande de se mettre à la place du réfugié pour imaginer ce qui est normal ou pas (pas évident !):

- la barrière de la langue doit être adressée car cela pose alors problème pour la banque pour bien comprendre à qui il a affaire pour définir ainsi le profil de risque du client. L'ABE notait qu'en 2016, l'Italie et l'Allemagne avaient mis du staff spécialisé pour tenir compte de la barrière de la langue.

Autre précaution : le caractère simplifié des services bancaires proposés avec lequel on ne peut pas faire grand-chose de mal mais l'ABE en demande plus :

- les comptes des demandeurs d'asile doivent être observés régulièrement, surtout après des événements particuliers comme des transactions inhabituelles ou inattendues qui changeraient le profil de risque établi pour ce client (lisez, il devient plus risqué)

- les comptes des clients qui ont été ouverts sur base de papiers temporaires d'identité soient identifiés comme tels afin qu'ils ne sombrent pas dans l'oubli et restent actifs pour des personnes en séjour illégal sans le savoir.

- il faut un suivi des demandeurs d'asile qui tout à coup déménageraient alors que le compte a une procuration pour un tiers... qui en abuserait.

- de limiter les crédits ou les interdire, d'imposer un montant maximum d'entrée-sortie d'argent sur les comptes, de limiter le nombre de transferts de personne à personne, de limiter le montant des transactions vers les pays tiers qui financent le terrorisme et, évidemment, d'interdire le retrait de cash dans ces pays.

Programme de surveillance et de profilage

L'ABE y va tout de même fort : c'est un vrai programme de surveillance et de profilage.  Le RGPD qui est venu après ne va pas apprécier. Mais l'Ukraine n'est pas le problème : les banques décideront très vite que ce pays n'appartient pas aux zones à risque de terrorisme ou de blanchiment et n'appliqueront qu'une petite partie de cette opinion.

C'est ce que l'on voit déjà arriver dans les faits. Certaines banques en ligne (p.e. Revolut) qui sont déjà habituées à une identification à distance autorisent déjà la création de comptes en banque dans la zone euro sur base des seuls documents d'identité ukrainiens.

_______

Pour en savoir plus : EBA calls on financial institutions to ensure compliance with sanctions against Russia following the invasion of Ukraine and to facilitate access to basic payment accounts for refugees, March 11, 2022

Jean-Jacques Quisquater, Charles Cuvelliez, Gael Hachez

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats