Feux de... Brousse : Conflans, 17 octobre, 17 heures

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(Crédits : Jean Brousse LT)
CHRONIQUE. Ingénieur, éditeur, observateur attentif des sociétés, du monde et des gens, Jean Brousse, corrézien, bretteur de mots, a publié "Deux mois ferme", collection de ses chroniques quotidiennes du confinement. Il tiendra dans La Tribune une revue du couvre-feu, intitulée comme il se doit Feux de... Brousse.

« Le fleuve porteur de promesses trahit souvent bien des espoirs (*)»

« Non ! Non ! Non », « L'horreur », « Debout face à la haine », « Pour Samuel », « La France debout » Toutes les unes de la presse nationale et régionale expriment, pour autant que les mots suffisent et consolent, la sidération face au crime odieux perpétré le 17 octobre dernier, vers 17h, par un adolescent tchétchène de 18 ans instrumentalisé comme il convient, dans les rues calmes de la paisible capitale de la batellerie.Ce professeur ne faisait après tout, en conscience, que son job.

Instantanément, les marques de compassion, les fleurs, les bougies, les appels au rassemblement et à l'unité nationale, les marches blanches, la foule place de la République - tout geste barrière difficile à oublier - ont spontanément soulevé un pays une fois encore contraint au rappel légitime à l'observance de la règle républicaine. « On est moins seul, quand on est ensemble ! ».

« #Je suis prof »,« #Je suis Samuel ».Hommage national dans la cour de la Sorbonne, écharpes tricolores, Légion d'honneur et Palmes académiques, bien sûr. Marseillaise.« Ils ne passeront pas »

Nous l'avons tant entendu. Toulouse, Marseille, Charlie, Hypercacher, Bataclan, Nice, Saint Etienne du Rouvray, Strasbourg, rue Nicolas Appert ... 2012-2020. Triste liste, malheureusement estompée par le temps, de l'inacceptable et de nouvelles limites impensables, insupportables, mais trop régulièrement bousculées. Aujourd'hui l'École, l'institution où se forge l'esprit d'une nation, souffre et pleure.

 La République est au front, mobilisée comme jamais, comme chaque fois. Mais « le dispositif législatif n'est plus opérant face à un djihadisme d'atmosphère » alerte Gilles Kepel ; « Il faut agir sur les causes » à l'heure où les fatwas sont téléchargées sur les smartphones via des réseaux pas vraiment sociaux. Vivement la loi annoncée contre, ou sur, le séparatisme ... Et stop à la querelle sémantique. Halte aux affaires courantes... C'est la guerre, à nouveau. La vraie. L'ennemi est pour le coup un virus bien identifié, le terrorisme mâtiné d'obscurantisme, autrement plus pernicieux et destructeur, contre lequel depuis tout ce temps nous n'avons manifestement pas trouvé, ou administré, ni le remède, ni le vaccin.« Quoi qu'il en coûte ? »

(*) Jean Baptiste Renard, poète conflanais.

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Commentaires
a écrit le 29/10/2020 à 17:29 :
Le problème, avec ce "virus bien identifié", c'est qu'il y a plusieurs millions de "porteurs sains», sans oublier les «porteurs asymptomatiques».
Et à ce jour, notre seul remède c'est "pas d'amalgame", des marches blanches, des nounours, des bougies, des décorations posthumes, des minutes de silence, ...
En somme de l'homéopathie, alors qu'il faudrait un traitement de choc.
A croire que nos «élites politico-médiatico-intello-culturelles» visent l'immunité collective !!!
Mais à combien de morts faut-il s'attendre avant que chacun de nous soit contraint de se soumettre à cette idéologie "progressiste"?

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