Feux de Brousse : faudra-t-il être vacciné pour manifester contre la réforme des retraites ?
Jean Brousse
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Jean Brousse LT
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Plus de vingt millions de Français inquiets pour leurs vacances attendaient avec angoisse le Président lundi soir : il faudra donc être vacciné pour manifester contre la réforme des retraites et boire un café au bistrot du coin. Le variant delta plane et les vacances seront sous contrôle, ou ne seront pas.
Panique dans les familles et ruée sur les précieuses doses, indignation chez ceux qui voient dans ces mesures une grave atteinte aux libertés individuelles. Nous nous serons précipités sur Doctolib et les sceptiques d'hier ont pris rendez-vous pour demain. Les complotistes en restent coi et les festivaliers réaménagent leurs organisations.
Ainsi en aura décidé le Président qui, dans un dernier tour de passe-pass sanitaire ne va quand même pas permettre à un vulgaire virus de compromettre ses espoirs de relance, ses projets de réformes ni les élans d'une campagne électorale dont on n'entend plus parler. Qu'en pensera le Conseil d'Etat ? Plus que huit mois pour présenter un bilan brillant, ça fait court. Le temps presse.
Il pleut partout en France, il fait gris, il fait froid. Le défilé du quatorze juillet masqué, aura été humide et contingenté. Certes les girolles éclosent à foison sous les hêtres corréziens, les nappes phréatiques se rengorgent et les images du Tour de France montrent des paysages plus que verdoyants dès qu'un rayon de soleil accepte de paraître. La brume enveloppe l'inévitable col du Tourmalet. On doit maintenant craindre une canicule étouffante pour justifier concrètement du réchauffement climatique.
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Dommage. Le mois avait pourtant bien commencé. A Aix-en-Provence, entre des Noces de Figaro déjantées et un Falstaff déchaîné, les économistes du Cercle éponyme réunis sous un soleil de plomb pour leurs Rencontres Annuelles, étaient appliqués à tenter de « Saisir l'avenir ». Vaste programme ! En appelant de leurs vœux « un écosystème favorable aux innovations de rupture », ils promettaient que la croissance future reposerait sur les industries du changement climatique, du respect de l'environnement et de la santé abritée sous un généreux pacte intergénérationnel. « L'économie de la vie », comme le souligne Jacques Attali.
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Jean Brousse