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Hollande 2012, Macron 2017, d'incohérences en illusions

Jean-Pierre Gorges et Sébastien Laye

Publié le 25 janvier 2017 à 10:32 - Mis à jour le 25 janvier 2017 à 15:56

Le Quotidien Numérique

13 juin 2026

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Emmanuel Macron n'est que le continuateur de l'oeuvre de François Hollande. Par Jean-Pierre Gorges, député-maire de Chartres (Indépendant) et Sébastien Laye, entrepreneur dans les services financiers

Après les primaires de la droite, celles de la gauche prennent la même apparence : une litanie de promesses financées par l'accroissement du déficit et donc de la dette, ou par des impôts et taxes supplémentaires. Il faut juger ces promesses comme les précédentes, au regard du seul critère qui vaille : le rapport entre la dépense publique et le produit intérieur brut ou richesse nationale produite chaque année. Ce ratio en France est aujourd'hui de 57 %, un record !

Cela veut dire que la sphère publique dépense beaucoup plus de la moitié de la richesse produite par le pays, ses industries, son agriculture et ses services. Cela veut dire aussi qu'il ne reste plus que 43 % de la richesse nationale pour alimenter le moteur qui finance tout le reste, notamment les emplois dont nous manquons.

Les Français appauvris

Existe-t-il une alternative ? Monsieur Fillon en propose une, qui a rassemblé fortement une partie limitée des électeurs de ce pays. La division droite-gauche, encore valide mais affaiblie, est maintenant contrebalancée par le duel entre ceux qui sont les gagnants du système et ceux qui en sont les perdants.

Les candidats de gauche appauvriront l'ensemble des Français, le candidat de droite n'entraînera pas l'adhésion d'une majorité de la population, les perdants du système étant aujourd'hui plus nombreux que les gagnants.

Tous vous promettront que tout cela sera financé par les fruits de la croissance retrouvée, une antienne que l'on entend depuis plus de vingt ans. Mais la dépense publique excessive est l'ennemie de la croissance. Les Allemands ou les Anglais sont plutôt plus riches que les Français et vivent aussi longtemps. Pourtant leurs dépenses publiques sont inférieures aux nôtres de plus de dix points de PIB et le chômage y est moindre.

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L'efficacité de la dépense publique en question

C'est donc l'efficacité de notre dépense publique qui pose question. Mais on ne saurait l'aborder sous le seul angle de la diminution massive du nombre de fonctionnaires et d'agents publics. Cette logique jacobine, centralisée, technocratique et purement comptable est difficilement applicable. Elle oublie une règle élémentaire connue de chaque chef d'entreprise: toute réforme réussie passe par le changement préalable de l'organisation et de ce que l'on appelle les « process ». Si le nouveau modèle d'organisation et ses procédures sont pertinents, elles seront plus efficaces, donc plus productives et plus économes en personnels comme en dépenses de fonctionnement en général, donc plus rentables.

Or chez tous les candidats, on cherche désespérément le modèle qui remettra la France à l'équilibre dans tous les domaines, finances publiques, rapport au travail, territoires. C'est normal, la plupart n'ont jamais travaillé dans une entreprise.

Le macronisme, stade suprême de l'hollandisme

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Faute de cohérence chez les partis classiques, un ex-ministre de l'Economie au piètre bilan, responsable des errements économiques de l'ère Hollande, a la part belle. Le vide de sa pensée n'est que l'autre face de l'incohérence des programmes de ses adversaires: en cherchant un vague barycentre de toutes les opinions, le macronisme apparait de plus en plus en économie comme le stade suprême (terminal ?) de l'hollandisme. Certaines réformes homéopathiques proposées auraient cependant de clairs effets néfastes: le basculement des cotisations salariales sur la CSG ?- le meilleur moyen d'annihiler l'investissement en France. La perception des allocations chômage en cas de démission ? Le meilleur moyen d'encourager l'irresponsabilité. Ce produit de l'ENA et d'une banque d'affaires (ou il n'a pas vraiment travaillé sur des transactions mais a simplement apporté son carnet d'affaires de la Commission Attali) est en fait la dernière « ruse » du système pour se survivre. En finance, ce genre d'illusionniste finit toujours en « Bernard Madoff ». En politique, en François Hollande.

La démocratie française n'a plus les moyens de s'offrir un illusionniste.

Rien ne peut fonctionner dans le déni de réalité.

Rien ne peut réussir durablement dans le déséquilibre.

Jean-Pierre Gorges
Député-Maire de Chartres, Candidat à la Présidentielle

Sébastien Laye, Entrepreneur dans les services financiers

Jean-Pierre Gorges et Sébastien Laye

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