Les turbulences en vue au PS font le jeu de Macron

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Le vainqueur de la primaire socialiste, Benoît Hamon ou Manuel Valls, va se retrouver dans une situation délicate s'il ne bénéficie d'aucune dynamique. Devra-t-il se désister au profit d'Emmanuel Macron?
Le vainqueur de la primaire socialiste, Benoît Hamon ou Manuel Valls, va se retrouver dans une situation délicate s'il ne bénéficie d'aucune dynamique. Devra-t-il se désister au profit d'Emmanuel Macron? (Crédits : Reuters)
Le PS risque de sortir mal en point de sa primaire, victime de la fracture qui le partage depuis de longues années et qui ne fait que s’élargir. Emmanuel Macron espère profiter de ce tumulte.

« Ce qui va sans doute se passer maintenant est à l'image de tout ce quinquennat finissant : une catastrophe. » Ces propos très amers d'un député PS du sud-est de la France, soutien d'Arnaud Montebourg, illustrent le désarroi dans lequel se trouve le parti socialiste. Qui peut croire un seul instant que le parti se réunifiera par enchantement au lendemain du second tour du 29 janvier, quel que soit le vainqueur, Manuel Valls ou Benoît Hamon. « Si c'est la ligne social-libérale incarnée par Manuel Valls qui l'emporte, ce sera la fin du PS façon Epinay », assure ce même député totalement désabusé qui ne peut pas imaginer que le parti pourra se ranger en ordre de bataille derrière l'homme qui a théorisé le concept des « gauches irréconciliables ». De fait, il paraît très difficile de penser que les troupes socialistes acceptent de suivre l'ex Premier ministre, chantre de la politique de l'offre et qui a « dégainé » le 49-3 pour faire adopter la très emblématique loi El Khomri.

Ligne de fracture

Mais, hypothèse la plus probable, si c'est Benoît Hamon qui sort vainqueur, la situation va être tout aussi compliquée. Là, aussi, on ne voit pas « la gauche de gouvernement » soutenir le thuriféraire du revenu universel ou de la dépénalisation du cannabis. Plusieurs ministres ont ouvertement pris fait et cause pour Manuel Valls, telles Najat Vallaud-Belkacem ou Juliette Meadel, il est difficilement imaginable de les voir, par discipline de parti, faire campagne pour Benoît Hamon, qui est l'antithèse de ce que représente Manuel Valls dans l'offre politique.

Lire aussi : La loi Travail sonne le glas du PS version Epinay

Les aubrystes soutiennent Hamon

Certes, après le relatif échec de leur "opération Peillon" - qui a tout de même privé Manuel Valls d'un paquet de voix - les aubrystes ont décidé dans un appel solennel de soutenir Benoît Hamon :

"Dimanche prochain, nous voterons Benoît Hamon et nous appelons les électeurs de gauche à se mobiliser nombreux pour lui donner la force, demain, de rassembler les gauches que nous n'avons jamais cru irréconciliables (...) et, après-demain, l'énergie pour conduire la France vers une société plus juste, plus forte et plus durable."

Appel notamment signé par les députés Jean-Marc Germain, François Lamy et l'ancienne ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu. Les aubrystes sont à la manœuvre pour sauver le parti. Mais on peut se demander s'il n'est pas trop tard. De fait, devant le risque de débandade annoncée, plusieurs dizaines de députés socialistes songent au lendemain du second tour de la primaire, voire même juste avant selon certaines sources, à passer avec armes et bagages dans le camp Macron pour tenter de sauver leur siège lors des législatives de juin. Sinon, en effet, ils risquent de se retrouver avec des candidats « macronistes » face à eux.

Vers un ralliement contraint à Macron?

En fait, si ces députés mettent vraiment leur menace à exécution, ils ne feront sans doute qu'anticiper un mouvement « officiel » du parti qui pourrait se produire en mars. Si, à ce moment-là, le vainqueur de la primaire socialiste ne bénéficie d'aucune dynamique et reste encalminé dans les sondages alors qu'Emmanuel Macron apparaît comme « le troisième homme » de l'élection présidentielle, que va faire l'appareil socialiste ? Il va sans doute, contraint et forcé, devoir annoncer un ralliement à Emmanuel Macron, « pour faire barrage à la droite et à l'extrême droite »... Et surtout, pour sauver les meubles aux législatives. Bien entendu, la gauche du parti n'acceptera jamais une telle capitulation et de nombreux électeurs socialistes de base préféreront voter Jean-Luc Mélenchon. Bref, le PS sera dans la panade la plus complète, partagé par une ligne de fracture qui est loin de se résorber, et le futur et incontournable congrès du parti s'annonce très chaud. C'est tout le bilan du quinquennat de François Hollande qui sera alors dans le collimateur...

Pendant ce temps-là, dans le camp d'Emmanuel Macron, on ne peut que se réjouir du résultat de la primaire qui se dessine. On souhaite, bien entendu, la victoire de Benoît Hamon, ainsi Emmanuel Macron disposera d'un espace politique plus large que si c'est Manuel Valls qui l'emporte. De fait, l'ancien Premier ministre et son ancien ministre de l'Economie sont grosso modo sur le même créneau politique, celui d'un libéralisme tempéré par une dose de « social ». Tous les deux se posent en héritiers de Michel Rocard. D'ailleurs, à droite, dans le camp Fillon, on souhaiterait davantage une victoire de Manuel Valls à la primaire des socialistes, afin que celui-ci vienne marcher sur les plates-bandes d'Emmanuel Macron et ainsi l'affaiblir. Évidemment, du côté de Macron, on a conscience qu'en cas de victoire de Manuel Valls, la compétition va s'affirmer dans les semaines décisives à venir. Mais Emmanuel Macron dispose d'un avantage certain : il a les mains libres. A la différence de Manuel Valls, qui devra tenir compte de son « opposition » au sein du PS. Bien entendu, en cas de victoire de Benoît Hamon, les choses seront plus aisées car, de nombreux électeurs socialistes pro Valls viendront « naturellement » rejoindre les rangs de Macron, sans parler des parlementaires, on l'a dit, soucieux de tenter de sauver leur siège.

Un dénouement en mars

Des renforts qu'Emmanuel Macron ne rejettera pas, tant il a encore besoin d'électeurs supplémentaires pour tenter de souffler à François Fillon ou Marine Le Pen une place au second tour.

Le dénouement de toute cette histoire se produira sans doute en mars. Si le candidat issu de la primaire socialiste continue de stagner à une cinquième place dans les sondages, il devra alors se désister pour empêcher que François Fillon et Marine Le Pen monopolisent le second tour et, surtout, pour « négocier » dans la perspectives des législatives. Autant de perspectives peu réjouissantes pour un parti socialistes qui, malgré des moments difficiles, n'a jamais été dans une telle situation de désarroi depuis sa création en 1971.

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a écrit le 24/01/2017 à 10:51 :
Macron est une bulle montée de toute pièce par les banquiers anglosaxons,

les mêmes banquiers précités financent de façon occulte des sondages bidonnés

l'on a déjà connu ces méthodes fondées uniquement sur des mensonges avec Sarkozy qui a été éconduit 2 fois au Présidentielles en 2012 et aux primaires de 2016

tout ce trafic d'influence est relayé par des journalistes en mal de reconnaissance ignorants très éloignés des réalités du corps électoral réel en France recyclent les communiqués de presse sans aucune analyse,

Macron va se termine comme un feu de paille, les sondages mensongers bidonnés trafiqués n'y feront rien,

les Français sont lucides et matures, ils vont se débarrasser des Valls, Macron, et leurs aficionados aux prochaines élections,

même Fillon sera éconduit, comme Valls pour leurs très mauvais services à la Nation es qualité de 1ers ministres négatifs durant les mandats de Sarkozy Hollande.
Réponse de le 21/02/2017 à 10:42 :
Je le pensais aussi au début , mais les propositions de F Fillon sur la Sécu que je n'accepterai jamais me donne en Macron un candidat de substitution. Je vais donc basculer vers Macron puisque aujourd'hui F Fillon persiste à vouloir" gaver" ses sponsors des mutuelles !
Réponse de le 21/02/2017 à 10:46 :
Je le pensais aussi au début , mais les propositions de F Fillon sur la Sécu que je n'accepterai jamais me donne en Macron un candidat de substitution. Je vais donc basculer vers Macron puisque aujourd'hui F Fillon persiste à vouloir" gaver" ses sponsors des mutuelles !
a écrit le 24/01/2017 à 8:12 :
Il est assez piquant de considérer le chantre du revenu universel comme comme le champion de la gauche du PS, car les "inventeurs" de la théorie économique du "revenu universel" sont principalement les économistes ultralibéraux comme Sorman et Friedman.
Pour ces derniers, il s'agit par ce biais de désengager l'Etat en matière de protection sociale au moyen d'une individualisation totale de la couverture risque des individus.
Belle avancée "socialiste", monsieur Hamon!
Réponse de le 24/01/2017 à 12:14 :
Le revenu universel, c'est un peu comme l'employeur qui donne 20euros par jour à sa cuisinière pour faire les courses et préparer les repas. Qui demande à voir les factures, qui récupère la monnaie et qui n'augmente le montant que tous les 5 ans. Il y aura un réveil difficile avec cette ineptie !
a écrit le 24/01/2017 à 8:04 :
Il ne reste plus a Hammon qu'a ....... "réenchanter le rève du PS " !
..; mais batir un chateau sur des cendres sera le treizieme travail d'Hercule .... ouarfff !
a écrit le 24/01/2017 à 7:42 :
......les deux portraits d'illustration sont aussi inquiétants l'un que l'autre : ils respirent la fourberie a 3 kilomètres !
a écrit le 24/01/2017 à 7:37 :
les deux portraits d'illustration sont aussi inquiétants l'un que l'autre : ils respirent la fourbnerie a 3 kilom ètres !
a écrit le 24/01/2017 à 3:40 :
On en fait vraiment trop pour Macron qui n'a pas encore annoncé vraiment son programme et qui même si il est élu n'aura pas plus de majorité législative que M Le Pen si elle aussi était élue. F Fillon garde un boulevard si il retire le boulet de son programme la privatisation de la Sécurité Sociale, car c'est le seul programme crédible pour le reste !
a écrit le 24/01/2017 à 3:36 :
Les francaisw meritent leurs politiques. Amen
a écrit le 23/01/2017 à 23:29 :
Article complétement orienté, ou Macron est cité une douzaine de fois, contre Zéro pour Mélenchon.
De ce fait, il manque l'éventualité qui risque de balayer Macron, celle où Hamon, une fois la primaire remporté, et le PS explosé, se rallie à Mélenchon...
a écrit le 23/01/2017 à 20:27 :
Cet article en imaginant le PS se désister en faveur de Macron ressemble à une publication de propagande pour Macron. On ne voit pas comment le PS pourrait se désister en faveur de Macron en opposition à la grande majorité des votes exprimés au premier tour de la primaire (sans compter les abstentionnistes qui ne se sont pas exprimés mais n'en pensent pas moins) demandant que le parti arrête sa droitisation. Le PS signerait son arrêt de mort. En fait le scénario évoqué, loin d'aider Macron, serait plutôt une rampe de propulsion pour Mélenchon pour le 2ème tour car à ce moment-là, sauf abstention massive de plus des 2/3 des électeurs du PS (cf résultat des primaires et abstentionnistes), ce serait lui qui récupérerait la plus grande partie des voies du PS.
Ainsi, on obtiendrait le résultat inverse de celui espérés par les fossoyeurs du PS, Hollande et Valls, qui ont propulsé Macron sur la scène poltique en le nommant ministre d" l'économie auparavant.
Réponse de le 23/01/2017 à 22:28 :
Non mais il faut vraiment atterrir hein. Hamon propose le revenu universel (750 eur/mois, financés comment ?!?), propose l'embauche de fonctionnaires (dans un des pays de l'OCDE qui en compte déjà le plus !) et d'augmenter leur salaires. Et pour couronner le tout, de dénoncer le Pacte Européen de Stabilité qui prévoit de ne pas dépasser 3% de déficit budgétaire.

En gros, son programme c'est de donner une dernière bonne grosee dose à un pays drogué à la dette...et de casser le thermomètre pour ne pas voir la mort arriver. Et vous pensez que c'est ça qu'il faut pour la France ? La "droitisation" (en fait le sens des reponsabilités) de la gauche de gouvernement est i-né-xo-ra-ble quand on a 56% de prélèvements obligatoires, et 2200 milliards de dette représentant quasiment 100% du PIB !

Et ce qui doit vous faire enrager, c'est que la gauche de gouvernement l'a non seulement compris, mais a en plus eu une gestion plus rigoureuse et sérieuse que la droite !

Hamon va donc gagner, mais avec une participation basse il aura très peu de légitimité, et sera donc amené à terme à se retirer ou à rallier Mélenchon, duquel il n'est pas éloigné idéologiquement.
Réponse de le 24/01/2017 à 9:11 :
@rryv A votre avis pour un électeur socialiste il est plus facile de voter Macron au premier tour ou Fillon au deuxième? A votre avis pour le PS il est plus facile d'abandonner sa candidature ou devoir appeler à voter contre le FN?
a écrit le 23/01/2017 à 19:59 :
Tu vois vraiment pas? Ben tu vois Hamon,... curry, poivre et sel n'y changeront rien, le PS est mort
a écrit le 23/01/2017 à 19:49 :
Désolé mais le seul opposant au capitalisme sauvage, capable de s' opposer à la mondialisation "heureuse" et restaurer la démocratie dans ce pays, n' est pas Mélanchon, Macron Fillon, Le Pen etc mais F. ASSELINEAU et l' UPR parce celui-ci acte tout simplement la fin de la dépendance à l' oligarchie bruxelloise qui commande à la France dont le président doit se résigner à signer la feuille de route une fois l' an.
Tous les autres ne proposent aucunement la sortie de l' Ue, comme Fn et Fg qui cherchent à embrouiller leurs ..clients dans une impossible renégociation des traités qui suppose un consensus à 28, renégociation en l' espèce perdue d' avance .

La pédagogie apportée par F. ASSELINEAU voit le compteur des adhérents exploser faisant de l' UPR le 5 ème parti de France mais dans la plus grande discrétion ..!

https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon
Réponse de le 23/01/2017 à 20:36 :
Pour information pour les lecteurs, l'UPR est un parti situé politiquement entre Pasqua et le FN.
a écrit le 23/01/2017 à 19:06 :
Les medias s'amusent....ils font et défont les rois....au gré de leurs humeurs et intérêts....le FN tirera son épingle du jeu et les mêmes s'offusqueront le lendemain....exactement comme aux USA avec Trump. Obama est également responsable....un jour de 2011 ou 2012 où il a humilié Trump en public....on connaît la suite...
a écrit le 23/01/2017 à 18:03 :
A mon avis je pense qu'ils n'ont pas assez dosé l'assistanat qui a fait les beaux jours du parti Socialiste. Pas assez de promesses comme le discours du Bourget
Réponse de le 23/01/2017 à 19:10 :
Bien d'accord, Hamon la jouer petite avec une promesse à 800euros par mois pour rester à rien faire ou pas faire grand chose. C'est un peu médiocre comme avancée sociale réaliste. Mais ça ne vaut pas l'envolée lyrique de moi Président, mais on rigole bien !
a écrit le 23/01/2017 à 17:48 :
La synthèse Valls-Hamon est aussi impensable intellectuellement et politiquement que les noces de l'eau et du feu. A l'évidence, malgré les ralliements de façade et les petits calculs politiciens, il faut assumer: le PS issu d'Epinay est bel et bien à l'agonie. Certes le cadavre bouge encore, mais les militants doivent être sans illusion, car en politique, comme dans la vie, mieux une vérité qui désespère qu'une illusion qui faussement rassure. Entre gauchisme stérile (Mélenchon/Hamon) et social-libéralisme (Valls jacobin/Macron girondin), il va falloir douloureusement choisir.
A bon entendeur, salut!
Réponse de le 23/01/2017 à 20:34 :
Valls et Macron ne font absolument de social-libéralisme, ils sont en fait plus à droite déjà que Bayrou.
D'ailleurs, si je me mettais à la place de la droite modérée, je supplierais à Bayrou de se présenter car sinon je ne suis pas sûr qu'ils aimeront plus que les électeurs de gauche que la sécurité sociale soit totalement vidée de sa substance et de se retrouver à payer plusieurs centaines d'euros par mois pour une moins bonne couverture maladie et assurance retraite. Cela c'est un programme de droite dure qu'appliqueraient certainement Macron et Valls même si ils disent le contraire (niveau promesses bidons, ils ont eu pour maitre Hollande donc on peut leur faire confiance pour les promesses bidons).
a écrit le 23/01/2017 à 17:31 :
Je n'ai absolument pas la même lecture que Macron de la situation. Avoir un candidat comme Valls, c'est-à-dire son jumeau mais extrêmement affaibli, est préférable à celle d'Hamon qui aurait davantage de dynamique et drainerait davantage de voix, notamment celles des abstentionnistes. En clair, Hamon pourrait se désister avec panache pour Mélenchon et promettre à ce dernier une véritable possibilité de succès.
Quelle élection indécise, c'est incroyable !
Réponse de le 23/01/2017 à 18:38 :
En fait, FH a encore tenté un formidable coup de poker en plaçant son véritable poulain E.Macron en position de gagner la présidentielle.
C'est clair B.Hamon va gagner la primaire mais tous les proValls rejoindront Macron ( les votants ) sans que Macron ne demande rien.
Et puis ,c'est dans l'air du temps , partout les anciens politiques ont été éliminés, car le peuple veut du changement et un grand coup de balai.
La vraie gauche se retrouvera dans l'opposition comme d'habitude et dans la rue éventuellement .
Réponse de le 23/01/2017 à 18:38 :
En fait, FH a encore tenté un formidable coup de poker en plaçant son véritable poulain E.Macron en position de gagner la présidentielle.
C'est clair B.Hamon va gagner la primaire mais tous les proValls rejoindront Macron ( les votants ) sans que Macron ne demande rien.
Et puis ,c'est dans l'air du temps , partout les anciens politiques ont été éliminés, car le peuple veut du changement et un grand coup de balai.
La vraie gauche se retrouvera dans l'opposition comme d'habitude et dans la rue éventuellement .
Réponse de le 23/01/2017 à 18:39 :
En fait, FH a encore tenté un formidable coup de poker en plaçant son véritable poulain E.Macron en position de gagner la présidentielle.
C'est clair B.Hamon va gagner la primaire mais tous les proValls rejoindront Macron ( les votants ) sans que Macron ne demande rien.
Et puis ,c'est dans l'air du temps , partout les anciens politiques ont été éliminés, car le peuple veut du changement et un grand coup de balai.
La vraie gauche se retrouvera dans l'opposition comme d'habitude et dans la rue éventuellement .
a écrit le 23/01/2017 à 16:31 :
fillon-le pen c'est totalement désespérant, c'est vrai on est d'accord, au moins avec chirac le pen on a rigolé en mangeant des pommes mais là c'est une finale d'extrême droite qui ne peut avoir lieu que parce que les gens, dégoutés par notre système, ne vont plus voter, mais si l’espoir c'est Macron on est dans ce cas totalement foutu, l'espoir n'est plus.

Macron toute la droite demande des précisions sur son programme dans le détail et ils ont bien raison, ça vous ferait presque vous réconcilier avec ce parti de mises en examen. Presque bien entendu...
Réponse de le 23/01/2017 à 17:32 :
Apporter sa voix à Mélenchon, c'est le moins que l'on puisse faire si on veut faire gagner la gauche. Moi, je vois pas d'alternatives...
Réponse de le 23/01/2017 à 18:46 :
La gauche ne pourra gagner car elle préfère rester dans l'opposition, le scrutin de dimanche va tout simplement élire un premier secrétaire du PS et éliminer M.Valls dont tous les votants apporteront leurs suffrages à E.Macron qui peut fumer le cigare tranquille.
Il n' y aura pas de désistement car ce serait la disparition du PS.
Réponse de le 23/01/2017 à 18:47 :
La gauche ne pourra gagner car elle préfère rester dans l'opposition, le scrutin de dimanche va tout simplement élire un premier secrétaire du PS et éliminer M.Valls dont tous les votants apporteront leurs suffrages à E.Macron qui peut fumer le cigare tranquille.
Il n' y aura pas de désistement car ce serait la disparition du PS.
Réponse de le 23/01/2017 à 19:44 :
Je vois une chose surtout, le salut ne viendra pas des élections, encore une fois...

Mais fillon le pen c'est vrai que c'est franchement désespérant, on touche le fond.
Réponse de le 24/01/2017 à 1:14 :
Allez plutôt voir le site de Macron pour découvrir toutes les idées déjà annoncées. Il y en plusieurs propositions chaque semaine qui dépeignent peu à peu son programme. Et comme c'est un mouvement participatif, vous pouvez aussi apporter votre contribution, faire part de vos critiques. Vous ne me croirez certainement pas, mais je ne travaille pas pour lui. J''ai découvert son site, il y a peu de temps. Cela m'a réconcilié avec la politique, et avec ce candidat que je n'écoutais plus depuis l'épisode du costard/t-shirt. Il faut lui reconnaitre du talent, et a capacité à fédérer, à attirer beaucoup de monde de la société civile, pas des pros de la politique comme Mélenchon qui ne connait que la business et ses avantages d'élus, mais qui fait croire qu'il est du peuple et anti-système, comme Trump. Oui, il y a encore un espoir.

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