Ile de France : cesser de privilégier la petite couronne

 |   |  663  mots
(Crédits : DR)
En Ile de France, l'actuelle majorité régionale privilégie à l'évidence les habitants de la petite couronne. Il faut mettre fin à cette inéquité. Par Florence Portelli, maire de Taverny et porte-parole de Valérie Pécresse (Les Républicains) dans le Val-d'Oise.

En décembre, les électeurs auront à choisir entre deux conceptions totalement opposées de la région Ile-de-France.

La conception de la candidate qui conduira notre liste, Valérie Pécresse, qui est une élue de la grande couronne et qui a toujours défendu l'Ile de France dans sa globalité. L'autre conception est celle de Claude Bartolone, l'un des principaux responsables socialistes de la petite couronne, qui n'a jamais caché son souhait de mettre la main sur la métropole, un échelon de plus du millefeuille territorial.

Le petite couronne privilégiée par l'actuelle majorité

Si le Président de l'Assemblée nationale, remplaçant de la dernière heure de Jean-Paul Huchon par la seule volonté de François Hollande, découvre cette grande région, Valérie Pécresse poursuit, elle, l'ambition de réduire la fracture territoriale de l'Ile-de-France, creusée par 17 ans de gestion socialiste.

Cette fracture est réelle. Depuis 2010, les subventions de la région dirigée par les amis et futurs colistiers de Claude Bartolone n'ont été que de 41 euros par habitant en grande couronne contre 71 euros en petite couronne. Les habitants du Val-d'Oise, des Yvelines, de la Seine-et-Marne et de l'Essonne ont le juste sentiment d'avoir été des laissés-pour-compte.

Une politique régionale axée sur la solidarité entre territoires

Pour faire cesser cette gestion inéquitable, notre candidate propose donc de mettre en place une politique régionale axée sur la solidarité des territoires entre le centre et la périphérie. Ainsi, de nouveaux pôles en matière de recherche, d'éducation, de transports, doivent permettre d'éviter une concentration des investissements sur Paris.

Cette solidarité devra aussi s'exprimer entre les zones urbaines et rurales. Le monde rural représente pas moins de 2 millions de franciliens, et Valérie Pécresse propose un pacte régional en faveur des territoires ruraux : doublement de l'aide aux communes rurales, plan 1000 bus avec la création de nouvelles lignes de bus et de transports à la demande, ouverture de nouveaux CFA...

Éviter la fracture entre les habitants de la Métropole et les autres


En 2012, Claude Bartolone défendait déjà la fusion de Paris et des départements de la petite couronne ; de nombreux élus même issus de la gauche avaient critiqué ce monstre bureaucratique qui reviendrait à ignorer cinq des onze millions et demi de franciliens. Chacun pourra au moins lui reconnaître la continuité avec l'action de l'actuel président de région, visant à faire des départements de la grande couronne des collectivités de seconde zone.

Pour que les collectivités de la grande couronne soient traitées à égalité avec celles de l'éventuelle future métropole, nous devrons reconstruire la région sur des bases équitables et donner de solides garanties. Les bases équitables sont l'égalité de droits de tous les territoires : la région Ile-de-France est divisée en une série de zones séparées par des murs qui pour être invisibles sont bien réels pour les habitants. Hier, il y avait ceux qui étaient du bon côté du périphérique et ceux qui étaient au-delà ; demain ceux qui seraient dans les murs de la métropole et ceux qui en seraient exclus ; après-demain ceux qui seront dans l'unité urbaine de Paris et les parias des zones rurales. Personne ne peut pourtant construire une région harmonieuse sur de telles fractures.

La grande couronne n'est pas une couronne de seconde zone

Cette équité et ces garanties pour les territoires ruraux sont d'autant plus nécessaires que les Franciliens de la grande couronne apportent à la métropole leurs bras et leurs cerveaux au prix d'heures de transport quotidiennes sans avoir en retour les services publics et le cadre de vie qu'ils méritent dans leur lieu de résidence.

Non, la grande couronne n'est pas une couronne de seconde zone. Et cela, Valérie Pécresse l'a parfaitement compris.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/01/2016 à 16:46 :
ARGENTEUIL
Avec ce raisonnement,Argenteuil ville surendettée sortira-t-elle enfin de l’ornière en se livrant à la pioche des démolisseurs puis promoteurs constructeurs,comme à Puteaux pour enfin livrer des logements pour Cadres moyens,qui pourront rallier PARIS ou La DEFENSE par des transports économiques et rapides peu onéreux§§
a écrit le 01/07/2015 à 9:14 :
Quand on vient en grande couronne , c'est pour avoir plus d'espace et de tranquillité
et vivre plus proche de la nature. Cesser de vivre dans des boîtes à sardines comme à Paris.
a écrit le 26/06/2015 à 12:27 :
Un article pas très digne de la Tribune...
Ne pas oublier qu'une grande partie des ressources viennent des entreprises qui sont plus présentent en petite couronne !
a écrit le 26/06/2015 à 10:47 :
Belle tribune bien partiale et totalement partisanne...
a écrit le 25/06/2015 à 15:49 :
ceux qui choisissent d'être en milieu rural en ile de France, c'est pas pour retrouver la vie de la petite couronne. En voulant faire du clientélisme à 2 sous vous tapez à côté. Vous qui semblez soucieuse d'équité, demandez à vos amis du 92 d'être plus solidaires, par exemple plutôt qu à Puteaux ils offrent de l'électroménager et des voyages qu ils financent les transports dans le 95.Chiche?
a écrit le 25/06/2015 à 15:37 :
Et on fera encore payer les parisiens qui n'ont pas de voiture, vivent entassés et dans le bruit.

Les franciliens ont peut-être des heures de transports, mais la qualité de vie sur place et les coûts de la vie ne sont pas les mêmes!!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :