• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L’ACRE et les microentrepreneurs : stop ou encore ?

Grégoire Leclercq

Publié le 26 septembre 2019 à 08:28 - Mis à jour le 01 octobre 2019 à 15:07

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DR

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • SpaceX vise une valorisation totale de 1.765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Le Premier ministre australien juge « injustifiés » les nouveaux droits de douane américains
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
  • Incendies : la France commande deux nouveaux Canadair, livraison estimée à 2032
  • Le nombre de riches et leur fortune à un sommet en 2025, selon une étude
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 4

    Emploi : la Fed désigne le coupable inattendu du chômage des jeunes diplômés américains

  • 5

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 6

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. [MaJ 1er octobre - première mise en ligne le 26/09.] Reçus par la ministre du Travail Muriel Pénicaud, la Fédération des auto-entrepreneurs (FNAE) et l’Union des Auto-Entrepreneurs (UAE) ont finalement obtenu le report du décret. La baisse des exonérations ne sera finalement pas effective pendant trois ans, assurent les associations d'entrepreneurs. Une concertation interministérielle a été annoncé. C'était un rabotage prévu en amont du prochain projet loi de finances 2020 qui commençait à faire couler beaucoup d'encre : réduire clairement le robinet des aides fiscales prévues pour...

... es créateurs d'entreprise. Moins d'un an plus tôt, le dispositif d'abord réservé aux chômeurs avait pourtant été élargi à tous. En réaction, les associations d'entrepreneurs avaient exprimé leur désarroi vis-à-vis de ce décret prévu par le gouvernement. À l'image de Grégoire Leclercq, président de la Fédération nationale des autoentrepreneurs et des microentrepreneurs.

L'ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise) est un dispositif d'allégement des cotisations sociales ouvert à tous les créateurs d'entreprise. Pour les autoentrepreneurs, cette aide prend la forme d'un allégement partiel et progressif des charges sociales sur 3 années.

Sans crier gare, le gouvernement annonce le 20 septembre qu'un projet de décret est à l'étude, pour application au 1er octobre, c'est-à-dire quasi immédiat. Le texte annonce très clairement une double modification : la fin de l'exonération dégressive pour la limiter à la première année seulement, et un taux revu à la baisse. En des termes très clairs, cette décision revient à augmenter les cotisations sociales des auto-entrepreneurs. L'exemple est criant : un auto-entrepreneur qui exerce une activité de services et qui réalise en moyenne 830 euros de chiffre d'affaires par mois passera de 3.300 à 5.500 euros de cotisations sociales, sur ses 3 premières années d'activité. Soit une augmentation de 2.200 euros.

Pour parfaire la photo, le gouvernement va même jusqu'à prévoir une mesure rétroactive aux autoentrepreneurs déjà en activité avant le 1er octobre 2019, selon des mesures transitoires qu'il serait trop long et trop complexe d'expliquer ici, mais qui font en moyenne augmenter les cotisations sociales de 26%, et font passer à 18 le nombre de taux différents (et historisés) que doit gérer l'URSSAF. C'est ce qu'on appelle la simplification...

Il y aurait beaucoup à dire sur cet épisode bien malheureux, dont l'issue reste incertaine.

D'abord sur les causes de ce revirement administratif et politique, qui est premièrement financier. L'ACRE coûte évidemment cher à l'État, qui doit compenser en deniers publics les cotisations non versées, tant pour financer la protection maladie que les points retraite. Il est certain que le coût total de 612 millions d'euros atteint en 2019 contre 250 millions d'euros en 2017 affole !

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune
Mais la question se pose : pourquoi l'Etat a-t-il généralisé cette aide au premier janvier dernier, ce qui explique bien évidemment le coût devenu élevé, alors que les études d'impact démontraient à l'évidence un risque d'inflation ?

Mais d'ailleurs, ce coût est-il en soi un argument ? Certainement pas, si on prend la peine de réfléchir à long terme. Les aides font toutes l'objet du même débat : faut-il concéder une dépense à court terme pour espérer une rentrée à long terme ? Faut-il arroser ses tomates pendant 4 mois, pour espérer une récolte fructueuse à la fin de l'été ? La réponse est complexe, mais une chose est certaine : il ne faut pas arroser n'importe quoi, et cibler les populations qui en ont besoin. Cette ouverture généralisée à tous est, de ce point de vue, contestable... Quant au gain financier pour l'État à court terme (cotisations versées en hausse), a-t-il été comparé aux pertes financières qui découleront de la baisse des créations et des activités radiées suite à cette hausse de charges, voire au travail au noir qui en sortira renforcé ? J'en doute.

Sur la forme ensuite, il faut s'émouvoir. Ce décret aura un impact sur le flux annuel de 300.000 nouveaux autoentrepreneurs, et sur 150.000 autoentrepreneurs déjà actifs, au bas mot. C'est une population énorme, aux revenus faibles, peu considérée. Il est inacceptable que cette mesure ait été imaginée sans consultation de l'organisation représentative des microentrepreneurs. Et bien entendu, sans communication de l'étude d'impact afférente. Évoquons au passage quelques mesures alternatives que nous aurions pu avoir : retour au ciblage de l'ACRE sur les chômeurs et les jeunes uniquement, alignement sur 2 ou 3 plutôt que 4 ans, modification uniquement pour les futurs autoentrepreneurs...

Sur la forme également, le délai de mise en œuvre de 10 jours est choquant ! Chacun comprendra qu'aucune entreprise ne peut se réorganiser, revoir ses prix et sa politique commerciale, ou corriger sa trésorerie dans un délai si court. On alors, ceux qui le pensent n'ont jamais dirigé ni même fréquenté de près une TPE.

Politiquement enfin, cette suppression de l'allégement est dangereuse, telle qu'elle est amenée. Elle sera vécue comme une hausse de charges, ce qui n'est pas pertinent dans le contexte politique actuel. Elle sera incomprise, et révèlera une véritable instabilité gouvernementale dans les incitations à la création. Elle sera surtout la cause d'une nouvelle perte de confiance, cette vertu si nécessaire au développement de l'économie. Comment peut-on encore croire en un gouvernement qui vous promet 3 ans d'allègement, et revient dessus 9 mois plus tard ? Comment peut-on encore avoir confiance en un dispositif qui change de format si souvent ?

Nous disons Stop ! Stop à cette décision punitive qui sonne comme un bricolage budgétaire au détriment des auto-entrepreneurs ! Stop à cette remise en cause permanente du principe fondamental de simplicité et stabilité du régime autoentrepreneur ! Stop à ces prises de parole accusatrices portées par quelques membres de la majorité, inspirés sans doute dans leur argumentaire par les éternels opposants au régime. Rien de bon n'en sortira.

Favorisons la concertation, la pédagogie, la confiance et la politique publique vertueuse, qui font grandir !

Grégoire Leclercq

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 2

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »

  • 3

    OPINION. « Face à la récession que peut faire le Capitaine ? »

  • 4

    OPINION. « Retraites publiques : "Rétablir l’ordre par la lumière" ? »