• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La tech, au-delà du greenwashing des bigtech

Alexis Normand

Publié le 11 août 2022 à 07:35 - Mis à jour le 25 août 2022 à 11:15

Greenwashing

Photo d'illustration

DR

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Le Premier ministre australien juge « injustifiés » les nouveaux droits de douane américains
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
  • Incendies : la France commande deux nouveaux Canadair, livraison estimée à 2032
  • Le nombre de riches et leur fortune à un sommet en 2025, selon une étude
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 4

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 5

    Emploi : la Fed désigne le coupable inattendu du chômage des jeunes diplômés américains

  • 6

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. Face au réchauffement climatique, les géants du numérique passent aussi à côté du défi du siècle. Par Alexis Normand, Directeur Général de Greenly.

"Nous voulions des voitures volantes, à la place nous avons eu 140 caractères". Cette phrase prêtée au milliardaire Peter Thiel en référence à Twitter, souligne avec ironie l'apport finalement très modeste de la tech pour le développement humain. Face au réchauffement climatique, force est de reconnaître que les géants du numérique passent aussi à côté du défi du siècle.

Le dernier rapport du GIEC 2022 sur l'atténuation du changement climatique souligne en effet que la transition énergétique passera essentiellement par la montée en puissance des énergies renouvelables et l'électrification à outrance des secteurs les plus carbonées, comme les transports, l'industrie, le logement en tête... Quid du numérique, dont les acteurs se targuent d'accélérer cette transition, non sans un soupçon de greenwashing  ?

Le numérique, des initiatives vertes qui masquent un développement toujours plus carboné

Le GIEC affirme encore que "la numérisation peut permettre de réduire les émissions, mais peut avoir des effets secondaires néfastes si elle n'est pas gérée de manière appropriée". A court terme, la demande croissante de produits numériques contribuerait de façon exponentielle aux émissions mondiales. En effet, la part du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) croît deux fois plus rapidement que son poids dans le PIB. Elle serait déjà responsable de plus 5% des émissions mondiales, soit bientôt autant que l'aérien.

Cette intensité carbone croissante serait due, aux deux tiers, à la production exponentielle de nouveaux terminaux, toujours plus demandeurs en bande passante. Pour la contenir, il est nécessaire de s'attaquer en priorité à l'obsolescence des smartphones, en faisant la part belle à la circularité productive. Apple se targue d'avoir réduit de 15% les émissions de l'iphone 13 par rapport au 12, en optimisant chaque étape du cycle de vie. Même s'il y a plus de matériaux recyclés, moins de plastique, une consommation électrique réduite de moitié, les ventes continuent d'augmenter. Il reste à minimiser l'empreinte des services digitaux, dont la composante principale est aujourd'hui le cloud.

A cet égard, le rapport sur le développement durable d'Amazon, publié ce mois d'août, offre une lecture aussi éclairante que consternante. Si l'entreprise affiche une liste à la Prévert d'initiatives vertes, comme la commande de près 100.000 véhicules électriques, cela ne freine en rien une croissance de 20% des émissions sur deux ans. C'est le résultat d'une croissance exponentielle, qui ne vient pas en substitution d'activités plus carbonées.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Amazon est le fer de lance d'une numérisation totale qui nous promet un monde plus économe en ressources. Dans tout système complexe, la logistique, les réseaux énergétiques, le chauffage des bâtiments ou l'agriculture, le numérique doit optimiser  les ressources. C'est la discipline qu'Amazon impose à ses propres opérations et le fondement de son succès. Les livraisons groupées réduiraient les déplacements dus aux courses. En particulier, le cloud doit permettre la mutualisation des ressources des entreprises entre elles, en ajustant les capacités aux pics de charge. Mais personne ne sait dire si cela remplace les serveurs locaux, ou pousse à consommer plus. Nous manquons d'études indépendantes quantifiant l'impact total du numérique et l'effet rebond, c'est-à-dire le surcroît de consommation engendré par les gains de pouvoir d'achat et de temps.

Amazon, symbole du greenwashing

Une analyse du reporting du géant de Seattle montre qu'il omet l'essentiel des émissions générées par ses activités, ruinant une partie de l'argumentaire pro-numérique.

Avec sa croissance effrénée, Amazon Web Services (AWS) verrait ses émissions indirectes liées à l'électricité augmenter de 20% par an. La firme serait le principal consommateur d'énergie verte dans le monde. Les achats d'électricité verte d'AWS lui servent à minimiser artificiellement l'empreinte carbone de ses data centers. En effet, lorsqu'on s'alimente à un réseau électrique, il est impossible physiquement de distinguer entre les énergies dites "vertes" (éolien, solaire...) et celles qui le sont moins (charbon, gaz...), de même que personne ne peut prétendre ingérer les seules tomates bio d'une soupe de légumes broyées contenant aussi des navets et des carottes.

Ce jeu comptable permet à AWS de déclarer une consommation 10 à 20 fois inférieure à la réalité physique. En Irlande, par exemple, où la plupart des centres de données européens d'AWS sont situés, c'est l'intensité carbone moyenne du réseau qu'il faudrait utiliser (347,3 gCO2e/kWh en 2020) au lieu de celle de l'éolien ou du solaire, respectivement de 14,1 gCO2e/kWh et 22 gCO2e/kWh. Ces énergies renouvelables, dépendantes du vent et du soleil, sont intermittentes. Mais AWS s'alimente en permanence sur le réseau électrique pour répondre à la demande et éviter les blackouts.

Le reporting de l'activité de e-commerce est encore plus problématique. En résumé, Amazon omet de quantifier près de 99% de ses émissions indirectes, en incluant uniquement les produits vendus sous sa propre marque dans son reporting. Les normes comptables internationales du GHG Protocol voudraient que tous les produits soient pris en compte de la même manière.

S'appuyer sur les plateformes pour généraliser le reporting carbone

En se lavant les mains de son empreinte carbone indirecte, Amazon se prive d'un levier d'impact phénoménal. Le géant du e-commerce devrait au contraire exiger de chaque fournisseur un reporting carbone de leurs produits pour composer son propre bilan. Cela pourrait servir de préalable au respect plus strict de normes environnementales imposées, entre autres, aux fabricants d'appareils électriques. L'IEA nous rappelle qu'ils doivent tous basculer sur des normes de basse consommation pour atteindre le Net Zéro en 2050. Amazon est peut-être le seul acteur à disposer du pouvoir de marché pour faire de cette prescription une réalité.

Le reporting carbone généralisé est techniquement possible pour Amazon comme pour les autres plateformes. Il devient politiquement nécessaire. L'Europe a prévu d'introduire, de 2023 à 2026, un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF). Un surcoût sera ainsi appliqué aux biens importés dans l'Union et dont la production affiche un bilan carbone supérieur à la norme. Le MACF se limitera aux activités les plus intenses en carbone : ciment, fer et acier, aluminium, engrais, électricité. Cette limitation est une erreur, qui vient de la perception erronée que suivre les émissions de biens de consommation n'est pas possible. L'Europe pourrait déjà s'appuyer sur la capacité bien réelle des plateformes pour généraliser le reporting carbone à tous les produits. L'impact serait considérable. Ainsi le rapport du GIEC affirme que la modification de nos habitudes de consommation peut contribuer à 55% de l'atteinte de l'objectif Net Zéro.

La tech, instrument pour réinventer le capitalisme face aux limites planétaires

Le greenwashing d'Amazon, et consorts, révèle surtout le peu de contraintes qui pèse sur les plateformes, et le manque d'ambition du régulateur. Des premiers jalons ont certes été posés en Europe, avec l'adoption en 2022 de la directive sur la publication d'informations en matière de durabilité (CSRD). Elle va imposer le bilan GES à toutes entités de plus de 250 salariés. L'Amérique suivra en 2024 si les recommandations de la Security Exchange Commission (SEC) sont adoptées. C'est insuffisant.

Le numérique offre aussi la possibilité de généraliser le bilan carbone à tous les produits, toutes les entreprises, tous les consommateurs. L'intégration systématique d'une mesure d'impact environnemental offrirait les prémisses d'une réinvention du capitalisme face aux limites planétaires. L'Europe serait le fer de lance de cette révolution, mais encore faut-il avoir cette audace.

Alexis Normand

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 2

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 3

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »

  • 4

    OPINION. « Face à la récession que peut faire le Capitaine ? »