• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

OPINION. « La comptabilité à l'ère numérique : quelles défaillances potentielles ? »

Marc Bollecker et Thuy Seran

Publié le 08 février 2025 à 09:12 - Mis à jour le 08 février 2025 à 23:19

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DR

L'essentiel de l'actualité

vendredi 12 juin

  • Téhéran ne cèderait pas le contrôle du détroit d'Ormuz
  • SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street
  • Hausses de minima salariaux
  • Premier traité international sur les travailleurs des plateformes
  • Adoption d'une revalorisation des bourses étudiantes
Voir plus

Le Quotidien Numérique

12 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    En commandant 85 nouvelles locomotives, l'Algérie confirme son tournant stratégique vers le rail

  • 2

    EEF, l’épicier qui grandit dans l’ombre de Grand Frais

  • 3

    Votre Livret A va bientôt rapporter plus et voici pourquoi

  • 4

    Coopération militaire européenne : nouvelles tensions industrielles autour du programme Eurodrone

  • 5

    La BCE serre la vis à Revolut et remet en cause son modèle d’innovation rapide

  • 6

    Guerre et déficit : l’Arabie saoudite sacrifie la mégapole de Neom pour ses priorités stratégiques

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. Le développement des technologies numériques suscite de nombreuses préoccupations en Europe, notamment la dépendance vis-à-vis des États-Unis, les cyberattaques et les risques pour la démocratie. Cependant, un impact souvent négligé de cette évolution concerne la comptabilité, un domaine crucial de nos sociétés modernes. Par Marc Bollecker et Thuy Seran (*).

Le développement des technologies numériques suscite beaucoup d'inquiétudes en Europe : dépendance aux États-Unis (notamment depuis l'annonce du plan Stargate portant sur 500 milliards de dollars pour doper l'intelligence artificielle), cyberattaques, danger pour la démocratie... Ces inquiétudes sont corrélées à la démultiplication fulgurante des technologies et de leur diffusion dans la société : santé, éducation, recherche, économie, sécurité.

Si ces inquiétudes ont fait couler beaucoup d'encres dans des tribunes de la presse nationale, il importe de souligner l'impact de l'adoption de ces technologies sur l'un des centres névralgiques méconnus de nos sociétés modernes : la comptabilité. Le prochain sommet pour l'action sur l'IA du 6 février 2025 ne semble pas y faire référence.

La comptabilité : une quête de représentation de la réalité économique

Depuis plus de 4000 ans, la comptabilité permet de tracer les relations commerciales, de travail et les politiques publiques et monétaires (1). Cette traçabilité permet de sécuriser les transactions d'autant plus que la comptabilité est régie par des normes et règlementations nationales ou internationales dont l'application est vérifiée par des cabinets d'audit. Cette traçabilité contrôlée est source de confiance, malgré certains scandales emblématiques comme celui d'Enron aux États-Unis en 2001. La comptabilité permet ainsi l'évaluation, souvent considérée comme fiable car fondée sur des règles ou conventions partagées.

En particulier, elle permet de juger de la situation financière d'un particulier, d'une entreprise, d'une banque voire d'un État. Au fil du temps, elle a évolué en s'adaptant aux besoins de la société, par exemple en intégrant les questions sociales et environnementales (cf. la directive européenne de 2022 sur la publication d'informations en matière de durabilité). Mais l'évaluation n'est pas une fin en soi : sa finalité est la prise de décision pour le présent (capacité à engager des dépenses et à générer des revenus) et pour le futur (établissement de budgets, choix d'investissements, octroi de crédits, etc.).

Des fondements fragilisés par le numérique

Depuis plusieurs décennies, la comptabilité repose sur l'utilisation de nombreuses technologies (applications bancaires, robots numériques, Blockchain, Intelligence artificielle, Business Intelligence, Big Data, progiciel de gestion intégrée, XBRL (2)). Si ces technologies constituent d'indéniables avancées, il faut souligner qu'elles rendent aussi la comptabilité vulnérable. Certes, elle permet l'automatisation des activités comptables : EDF a expérimenté trois robots pour décharger les comptables d'activités répétitives et chronophages. Mais peut-on réellement confier la traçabilité et la sécurité des transactions économiques à un robot ? Peut-on lui laisser le soin de représenter la réalité économique compte tenu des limites des algorithmes dans la collecte, le traitement et l'analyse des données ?

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Par le big data et l'intelligence artificielle, le numérique apporte des informations plus variées et plus nombreuses en une fraction de seconde. Elle permet de passer d'une comptabilité dite réactive à une comptabilité prédictive et proactive. Par exemple, les comptables peuvent anticiper les fluctuations financières, les problèmes de trésorerie, repérer des opportunités d'investissement, orienter les décisions stratégiques des entreprises. Mais n'est-il pas hasardeux de confier la comptabilité à une technologie dont les propres fondateurs considèrent qu'elle présente de profonds risques pour la société et l'humanité ?

Les débats et tribunes portant sur le rôle de la comptabilité dans une société numérique renvoient à la tête de Janus qui invite à regarder vers le futur pour saisir les opportunités qu'offrent les technologies, mais en conservant la prudence qui a toujours caractérisé la comptabilité. Il est fondamental de préserver la qualité de la traçabilité, la sécurité des transactions et d'éviter des évaluations et décisions hallucinatoires. Si ces fondamentaux devaient s'ébranler, quelle confiance accorderait un particulier à sa banque ? La facturation électronique obligatoire entre entreprises à partir de 2026 pourra-t-elle se généraliser sans risques ?

L'utilisation de multiples technologies numériques pour la comptabilité laisse planer un fort doute. L'adoption systématique de technologies à la mode, si séduisantes et utiles soient-elles, conduit à un mille-feuille numérique de moins en moins maîtrisable. Mal implantées et mal maitrisées, elles présentent des risques de vulnérabilité comptable, pour les particuliers, les organisations, et pour la société dans son ensemble. Ce risque est d'autant plus fort que le personnel des directions comptables est de plus en plus souvent réduit à un centre de service partagé (quand il n'est pas externalisé) et est voué à disparaitre pour partie (selon une étude de l'Université d'Oxford sur l'automatisation numérique en 2013, le métier de comptable fait partie des dix professions les plus menacées).

Des évolutions incontournables de la comptabilité

Le numérique fragilise les fondements de la comptabilité. Elles nécessitent des moyens en personnel formé et habilité pour en assurer le développement et le contrôle de fiabilité. Par ailleurs, des mesures réglementaires sont nécessaires pour atténuer les risques. Certaines ont déjà été adoptées à l'instar du cadre eIDAS (Identification électronique et services de confiance pour les transactions électroniques) qui régit les transactions B2C et B2B. Enfin, après cinq siècles de pratiques de comptabilité double, ne serait-il pas judicieux de passer à une comptabilité triple ? Celle-ci permet d'améliorer la transparence et la confiance dans les informations comptables grâce à des enregistrements immuables au sein de blockchains sécurisés.

--

(1) Burlaud, A. (2022). Comptabilités, l'empire des nombres. Éditions EMS.
(2) XBRL (eXtensible Business Reporting Language), langage informatique utilisé pour la communication d'informations financières, obligatoire dans le format électronique unique européen pour les rapports financiers d'ESEF (European Single Electronic Format).

_______

(*) Marc Bollecker est Professeur des Universités en sciences de gestion et du management à l'Université de Haute Alsace (France) directeur du Master contrôle de gestion et audit organisationnel. Chercheur au Centre de Recherche en Gestion des Organisations, il mène des recherches en contrôle de gestion, management public et en digitalisation.

Thuy Séran est Maître de Conférences-HDR Université de Montpellier, Montpellier Recherche en Management (France) Thuy SERAN s'est intéressée à de nombreuses thématiques sur la digitalisation organisationnelle, principalement dans le domaine du contrôle de gestion, comptabilité, audit. Ses travaux de recherche se concentrent sur la transformation numérique bancaire et sur la transformation des professionnels de la finance à l'ère digitale.

Marc Bollecker et Thuy Seran

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. IPO de SpaceX : « La souveraineté ne se décrète pas, elle se finance »

  • 2

    OPINION. « Le backlash de la RSE n’a pas lieu », par Nils Pedersen, Marion Alzetto, David Meyer et Guillaume Leblond

  • 3

    OPINION. « Réagir et anticiper, les défis de l’industrie de la défense européenne »

  • 4

    OPINION. « Commerce agentique : vers la fin de l’hégémonie de Walmart et d’Amazon ? »