• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « Le backlash de la RSE n’a pas lieu », par Nils Pedersen, Marion Alzetto, David Meyer et Guillaume Lebond

David Meyer, Guillaume Leblond, Marion Alzetto et Nils Pedersen

Publié le 12 juin 2026 à 12:42

Nils Pedersen, Marion Alzetto, David Meyer et Guillaume Lebond

Nils Pedersen, Marion Alzetto, David Meyer et Guillaume Lebond

LTD/DR ; Anne Soullez

L'essentiel de l'actualité

vendredi 12 juin

  • Téhéran ne cèderait pas le contrôle du détroit d'Ormuz
  • SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street
  • Hausses de minima salariaux
  • Premier traité international sur les travailleurs des plateformes
  • Adoption d'une revalorisation des bourses étudiantes
Voir plus

Le Quotidien Numérique

12 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    En commandant 85 nouvelles locomotives, l'Algérie confirme son tournant stratégique vers le rail

  • 2

    EEF, l’épicier qui grandit dans l’ombre de Grand Frais

  • 3

    Votre Livret A va bientôt rapporter plus et voici pourquoi

  • 4

    La BCE serre la vis à Revolut et remet en cause son modèle d’innovation rapide

  • 5

    Guerre et déficit : l’Arabie saoudite sacrifie la mégapole de Neom pour ses priorités stratégiques

  • 6

    La France face à un mur vertigineux de faillites d'entreprises en 2026

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le « backlash écologique », la fatigue réglementaire, les coupes budgétaires dans les fonctions support, tout semblerait plaider pour une marginalisation silencieuse des enjeux RSE. La réalité de terrain raconte une autre histoire, et c’est une bonne chose. C'est précisément ce que révèle l’étude nationale menée auprès de 260 professionnels de la RSE.

Malgré la morosité ambiante, 75 % des professionnels de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) se sentent toujours soutenus par leur direction, un signal stratégique à l'heure des restrictions budgétaires. Si les entreprises continuaient de considérer la RSE comme une dépense de conformité, elles auraient déjà arbitré en sa défaveur. Elles ne l’ont pas fait. Pourquoi ? Parce que la fonction a changé de nature et avec elle, les attentes qui pèsent sur ses professionnels.

L’enquête le montre sans ambiguïté : selon un professionnel sur deux, ce sont les pressions externes, évolutions du marché, demandes clients, appels d’offres, qui constituent aujourd’hui le premier moteur des avancées RSE en entreprise. Loin devant les convictions des dirigeants ou les seules contraintes réglementaires, citées chacune par un quart des répondants seulement. En d’autres termes, la RSE avance parce qu’elle est utile, plus seulement parce qu’elle est juste.

A LIRE AUSSI

La France face à un mur vertigineux de faillites d'entreprises en 2026

Ce glissement est fondamental. Il signifie que la RSE s’impose parce que les clients, les acheteurs, les investisseurs l’exigent. Et cette exigence externe force l’entreprise à se doter de professionnels capables de répondre avec pragmatisme.

La RSE n’est par ailleurs plus seulement l’apanage des grands groupes. Près de la moitié des répondants exercent dans des ETI (47 %), un quart dans des PME et TPE. La RSE s’ancre aujourd’hui dans l’ensemble du tissu économique, souvent sous d’autres noms, d’ailleurs. Peu importe qu’on parle de RSE, de durabilité, d’engagement ou de sustainability : les entreprises se sont fixé des objectifs à horizon 2030, 2040, 2050. Ces engagements ont besoin de professionnels capables de les coordonner, de mesurer les progrès, de piloter la transformation. 

À leur arrivée en poste, 60 % des professionnels interrogés décrivent la RSE comme un engagement stratégique et une démarche de fond. Mais 38 % la voient encore comme un levier de conformité et de communication. C’est là que se joue la vraie bataille : non pas contre le scepticisme externe, mais contre une définition trop étroite de la fonction en interne.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Créer de la valeur mesurable

Car la RSE est véritablement utile quand elle parle achats, ventes, production, financement, recrutement, compétitivité. Quand elle aide les équipes à résoudre un problème concret. Une personne sur deux affirme ainsi avoir voulu incarner ce rôle de partenaire opérationnel dès sa prise de poste. C’est le signe d’une génération de professionnels qui a compris que sa légitimité ne vient pas de l’expertise normative, mais de sa capacité à créer de la valeur mesurable.

Cette posture suppose une maîtrise technique réelle : comprendre les métiers en profondeur, leurs contraintes opérationnelles, leurs leviers de performance. Il ne s’agit plus de commenter le monde depuis une fonction support, mais d’adapter son langage aux réalités de l’entreprise, d’écouter les parties prenantes, de prioriser les sujets qui créent de la valeur. C’est cette capacité de traduction qui fait aujourd’hui la légitimité de la fonction.

Une personne sur deux affirme ainsi avoir voulu incarner ce rôle de partenaire opérationnel dès sa prise de poste

Ce positionnement change profondément la place de la RSE dans l’organisation. Parce qu’il travaille à l’interface des métiers, le professionnel RSE peut justement casser les silos entre fonctions supports, opérations, commerce, finance ou direction générale. Il ne vient pas ajouter une couche de complexité ; il peut au contraire clarifier les priorités, relier des enjeux dispersés et rendre les arbitrages plus lisibles. Ce n’est donc pas un hasard si près de 40% des répondants citent comme premier succès l’approbation d’une feuille de route claire. La première victoire d’une prise de poste RSE est souvent une victoire d’alignement collectif. 

Pour y parvenir, les compétences les plus attendues sont sans surprise la gestion de projets complexes et transversaux, citée par 66 % des répondants, devant le leadership et la communication. La posture n’est pas celle de l’expert qui prescrit mais celle du catalyseur qui entraîne. La RSE s’impose plus que jamais par démonstration et non pas par injonction.

Le message est donc clair. Si les professionnels de la RSE se sentent soutenus malgré les vents contraires, ce n’est pas par inertie. C’est parce que leurs directions attendent désormais d’eux bien plus qu’un rôle de conformité : des profils capables de relier impact et performance, de parler stratégie et opérations, de produire des résultats tangibles et de les rendre visibles en interne.

La RSE ne s’affirme plus à côté du business. Elle s’installe durablement au cœur de son fonctionnement. Ceux qui n’ont pas encore opéré cette bascule, professionnels comme dirigeants, risquent de passer à côté de l'une des transformations les plus structurantes de la décennie.

Signataires :

  • David Meyer, directeur de l’offre ESG, Lefebvre Group et président de Toovalu
  • Guillaume Leblond, directeur de l’Institut d’Économie Durable
  • Nils Pedersen, délégué du Pacte Mondial des Nations Unies - Réseau France
  •  Marion Alzetto, directrice Public & Non-Profit et RSE - Michael Page 

* étude nationale réalisée par cinq organisations (Lefebvre Dalloz Compétences, l'Institut d'économie durable, le Pacte mondial des Nations-Unies, Michael Page, Toovalu), entre janvier et mars 2026, avec 21 entretiens qualitatifs et une enquête quantitative en ligne menée auprès de près de 240 professionnels de la RSE.

David Meyer, Guillaume Leblond, Marion Alzetto et Nils Pedersen

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. IPO de SpaceX : « La souveraineté ne se décrète pas, elle se finance »

  • 2

    OPINION. « Réagir et anticiper, les défis de l’industrie de la défense européenne »

  • 3

    OPINION. « Commerce agentique : vers la fin de l’hégémonie de Walmart et d’Amazon ? »

  • 4

    OPINION. « Sécurité aérienne : tenons à l’œil les menaces hybrides »