• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Pokémon Go, quel est ton algorithme ?

Photo de Les correspondants de La Tribune

Nathalie Devillier

Publié le 13 septembre 2016 à 09:22 - Mis à jour le 13 septembre 2016 à 09:35

L'essentiel de l'actualité

mercredi 3 juin

  • L'UE assouplit un peu les règles budgétaires face au choc énergétique
  • La Corée du Sud obtient l'accès au modèle d'IA Mythos
  • Shein écope de plus de 22 millions d'euros d'amendes en France
  • Guerre au Moyen-Orient : l'OCDE abaisse sa prévision de croissance mondiale en 2026
  • Trump annonce de nouveaux droits de douane
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Mettre en lumière les entrailles de l’application Pokémon Go la positionne comme un élément d’une architecture plus grande au croisement des ambitions de Google et Facebook. Voici pourquoi. Par Nathalie Devillier, Grenoble École de Management (GEM).

Recette magique qui permet de passer de la data au business, l'algorithme est le secret de fabrique convoité par le personnage de Mark Zuckerberg dans The Social Network interpellant le président du club d'échec d'Harvard : « Comment classes-tu tes joueurs ? Quel est ton algorithme ? Il me faut ton algorithme ! » Autant dire que c'est la corde sensible pour Niantic : mettre en lumière les entrailles de l'application Pokémon Go la positionne comme un élément d'une architecture plus grande au croisement des ambitions de Google et Facebook.

Un « partage » opaque et à sens unique

Dans mon précédent article j'ai décortiqué le fonctionnement de l'application pour attirer l'attention des dresseurs sur le vol de leurs données personnelles auquel ils ont consenti « à l'insu de leur plein gré » en cliquant sur « Installer ».

Ce « partage » des données opéré par Niantic via le compte Gmail ou Facebook du dresseur rappelle le leitmotiv de Mark Zuckerberg, mais il s'agit en fait d'un droit de préemption sur vos données. L'opacité des Conditions d'utilisation du service et de la Politique de confidentialitécréée un flou total autour de l'utilisation de ces data. Officiellement, il s'agit d'améliorer le service. En réalité, l'application génère des données agrégées non identifiantes, mais on ne dit pas comment elles sont anonymisées (Politique de confidentialité, art.2-c).

Le sénateur américain Al Franken a utilisé cette constatation pour saisir la Commission Fédérale du Commerce (FTC) d'une demande d'enquête sur Niantic. La FTC a en effet pris l'habitude de scruter les terms of service et privacy policy pour y déceler un usage abusif des big data, une clause abusive telle que la suppression de l'action de groupe et son remplacement par un avis d'arbitrage (c'est le cas aussi pour Pokémon Go). Affaire à suivre donc.

Un algorithme prédictif dans une prospective futuriste ou hégémonique ?

L'algorithme derrière le jeu est basé sur une intelligence humaine. Il est donc en premier lieu tributaire des préoccupations qui animent leur fondateur. Or, le lourd passif de John Hanke (CEO de Niantic), créateur de Google Earth au centre du scandale Street View de 2010 combiné à sa passion pour les nanotechnologies, la robotique et l'intelligence artificielle laissent présager l'existence d'un algorithme prédictif. Il serait donc capable, à partir des données collectées massivement par le jeu, de prévoir les déplacements, les centres d'intérêt, les préférences, voire le comportement, les choix, le rendement professionnel, la situation économique, l'état de santé des dresseurs !

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Intéressé par un job trop classe tel que Machine Leaning Engineer ? Postulez donc chez Niantic votre mission sera de :

« tirer parti d'un ensemble de données constitué de centaines de millions d'actions par jour de l'utilisateur pour modéliser, analyser et prédire le comportement des utilisateurs non seulement pour créer des expériences de jeu incroyables, mais aider les gens à changer leur vie avec des jeux basés dans le monde réel. »

Convaincu maintenant ? Au passage, cette récolte illimitée de données servirait bien une « société apparentée » à vocation transhumaniste : Calico), dont le but est ni plus ni moins de... tuer la mort !

Une autre hypothèse, si l'on prend la perspective de Facebook, est de devenir le portail universel d'accès à Internet. Une première tentative ratée avec « Free Basics » et l'explosion de Falcon 9 fusée d'Elon Musk (qui veut aussi changer la vie des gens en transférant les plus riches et les plus intelligents d'entre nous sur Mars) à bord de laquelle Mark Zuckerberg avait placé son satellite rendent sa participation dans Pokémon Go presque vitale pour augmenter le nombre d'utilisateurs et de données faisant tourner son propre algorithme. Devenir LE moteur de recherche par lequel toute navigation commence, tel est l'objectif pour maintenir le 1er réseau social dont le service rendu n'a rien d'irremplaçable.

Un stockage des données aux USA en dehors des canaux autorisés

Niantic indique que les informations saisies dans le cadre de son service peuvent être stockées hors du pays où le dresseur se trouve et où le droit applicable n'est pas aussi protecteur de ses droits... C'est-à-dire aux USA ! Or, pour que des données personnelles y soient transférées, la société doit s'enregistrer auprès de la FTC dans le cadre du programme Safe Harbor (devenu Privacy Shield cet été). Or, de la consultation du site Internet de la FTC il résulte que Niantic n'a pas adhéré à ce cadre général (ni l'ancien, ni l'actuel). Une inadvertance de plus ?

Nos data seraient donc sur des serveurs quelque part dans la Silicon Valley en dehors de cet accord. Ceci doit nous alarmer d'autant plus que le discours international affirmant l'adéquation des niveaux de protection des données personnelles entre l'UE et les USA sonne faux au regard de la polémique interne puisque la Commission Fédérale des Communications a elle-même reconnu l'insuffisance de la protection des données aux USA ! Un algorithme juridique aussi serait donc le bienvenu pour garantir les droits et libertés individuelles... Sinon, l'amende encourue en France est de 7.500 euros multipliés par le nombre d'utilisateurs. Une goutte d'eau dans l'océan du business des data. CQFD !

The Conversation
The Conversation (Crédits : Photo DR)

Par Nathalie Devillier, Professeur de droit, Grenoble École de Management (GEM)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Nathalie Devillier

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 2

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »

  • 3

    OPINION. « Face à la récession que peut faire le Capitaine ? »

  • 4

    OPINION. « Retraites publiques : "Rétablir l’ordre par la lumière" ? »