Pour une deuxième révolution de la mobilité

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(Crédits : Gonzalo Fuentes)
OPINION. Durant la période de la pandémie, les commentaires des experts étaient convergents, voire unanimes : le confinement risquait de détourner les Français de l'usage de la voiture et il allait être difficile de leur faire reprendre leurs habitudes et de renouer avec le plaisir de conduire. Or les perceptions et les attentes des Français sont beaucoup plus subtiles et inattendues. Analysées à loupe pendant cette période particulière, que peut-on en retenir en termes d'enseignements pour reconsidérer avec un prisme nouveau la mobilité de demain ? Par Tom Adams, Directeur Général de Bridgestone France et Benelux (*).

Trois tendances emblématiques, pour éclairer les choix des constructeurs de solutions et de services de mobilité et inspirer les politiques publiques, dans une France qui a retrouvé sa liberté de circulation.

Les déplacements individuels, mécanisés ou actifs jugés
comme "libérateurs"... une vraie valeur nouvelle !

Après une période de privation réelle d'autonomie de déplacement, la valeur utilitariste projetée sur les véhicules, parfois sous l'influence d'une forme de culpabilisation de l'automobile, s'enrichit aujourd'hui d'un bénéfice que l'on avait un peu oublié avec le temps : la liberté ! Certains nous disent qu'il s'agit d'une réaction mécanique, provoquée par la levée soudaine des interdictions. Ce n'est pas si sûr.

Il y a derrière cette attente des Français un besoin sincère. Les constructeurs automobiles le savent et l'intégreront probablement de manière plus appuyée dans la promesse des marques. La mobilité moderne est certes celle de la performance et de la technicité, mais elle conserve toujours en elle les promesses qui l'ont vue naître aux débuts de l'automobile : la conquête du monde, la réduction des distances, le développement des échanges relationnels et marchands... Bref, la liberté de maîtriser ses déplacements et la possibilité d'entreprendre.

Une dimension inédite pour les modes de déplacements individuels :
la protection sanitaire

La voiture est perçue par 56%(1) des Français comme le mode de déplacement le plus sécurisant dans le contexte actuel pour se protéger et protéger ses proches du COVID-19, devant la marche à pied. On connaissait les attentes des consommateurs en matière de sécurité, pour se préserver des accidents humains et matériels, y compris des effractions ou des vols.

Le mode de déplacement individuel a désormais un tout nouveau rôle de protection sanitaire. On a pu le voir par exemple dans certains pays pour l'organisation de prélèvements pour les tests biologiques du COVID-19, réalisés depuis sa voiture, dans des files rappelant les péages. La voiture devient un lieu protecteur tant que de nouveaux risques planeront. Cette fonction doit nous amener à réfléchir sur la deuxième mission de la mobilité moderne : quels services restent à créer pour concrétiser ce besoin émergeant pour une protection d'un genre nouveau ?

Le désir des Français pour une mobilité 
plus durable se généralise avec le confinement

Ils ont été 61%(1) à assimiler l'arrêt de la mobilité à une situation positive pour la planète, et ont profité de la période pour questionner leurs habitudes de déplacements. Ils attendent d'ailleurs massivement une réflexion des pouvoirs publics et des acteurs du secteur automobile sur les politiques de mobilité, et des solutions dans ce sens. Mais ces solutions n'y suffiront pas si en parallèle des fabricants automobiles ou des acteurs du pneumatique ne s'y impliquent pas, tant sur les marchés du véhicule personnel, motorisé ou actif, que sur les marchés professionnels de flottes de transport. La tendance était amorcée, mais la société demande désormais une accélération, des engagements concrets et des résultats.

Ce virage de l'opinion vers des solutions de mobilité qui allient le triptyque liberté - nouvelle sécurité - durabilité, constitue une opportunité inédite et historique de mettre en œuvre des solutions concrètes qui répondent aux besoins actuels, aux aspirations des Français, et qui indiquent ce que sera la mobilité de demain. Au cours des vingt années écoulées, la mobilité a opéré une première révolution grâce au développement des technologies industrielles et des transformations digitales. Avec l'expérience du confinement, la mobilité a affirmé plus que jamais son statut de révélateur de la modernité et d'enjeu pour l'avenir des sociétés.

Plus que jamais dans ce contexte inédit, usagers, professionnels, collectivités, partenaires industriels attendent des acteurs du secteur pneumatique des engagements à la hauteur de cet enjeu, et les solutions les plus avancées. Dans ce contexte,et en tant que leader mondial, nous espérons que l'industrie se mobilise toujours plus pour débrider la recherche, passer des alliances technologiques nouvelles et innover dans les usages automobiles au plus près de l'usager dans « le monde d'après ». Les conditions sont réunies pour accompagner la deuxième révolution de la mobilité : nous nous engageons à relever ce nouveau défi !

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(1) Une étude réalisée par Harris Interactive / Toluna entre le 3 et le 9 juin 2020 à la demande de Bridgestone (échantillon de 1.504 personnes représentatif de la population française âgée de 18 à 60 ans vivant en unité urbaine de 20.000 habitants ou plus), pour mieux comprendre l'impact de la période de confinement sur les comportements et les désirs des Français.

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(*) Par Tom Adams, Directeur Général de Bridgestone France et Benelux.

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Commentaires
a écrit le 04/09/2020 à 10:47 :
Il y a beaucoup de gaspillage d’énergie dans la mobilité, sans doute parce que notre environnement est mal agencé, semblable a une cuisine où l'on compte les pas et la circulation pour mettre les meubles adéquates en place!
a écrit le 04/09/2020 à 8:35 :
Il vaut mieux faire une analyse et ensuite faire votre publicité à la fin seulement en conclusion, mêler les deux est aussi maladroit qu'improductif.

Tiens d'ailleurs j'ai lu mais vous avez écrit quoi en fait ? Déjà oublié.

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