Réformer en France : pourquoi ça ne marche pas

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François Béharel, Président du groupe Randstad France
François Béharel, Président du groupe Randstad France (Crédits : DR)
En crise, la Suède et l'Allemagne ont su revoir en profondeur leur modèle social, au service de l'emploi. En France, l'obsession consistant à miser sur le dialogue social pour réformer est un échec. Et si on changeait de méthode, avec une classe politique assumant enfin ses responsabilités ? Par François Béharel, Président du groupe Randstad France

La majorité déchirée. Le camp syndical fracturé entre une organisation réformatrice et les tenants d'une ligne contestataire. Le cortège rituel de grèves et de manifestations. Le tout couronné par le recours à l'article 49.3 pour adopter une loi vidée de son contenu. De façon caricaturale, la loi Travail a exposé au grand jour les difficultés chroniques de la France à se réformer. Pourtant, il n'y a pas de fatalité. Notre pays peut changer. D'autres avant nous l'ont fait. C'est le cas notamment de la Suède et de l'Allemagne. En matière de réforme structurelle, ces deux pays donnent à voir les ingrédients qui font défaut à la France.

La Suède est confrontée au début des années 1990 à une crise bancaire d'une ampleur sans précédent : le chômage explose (de 2 % en 1990 à 11 % en 1993) et la dette publique double (de 42 % du PIB à 84 % en 1996). Le pays va alors réformer en profondeur son système de retraites. Gouvernement et opposition s'entendent pour passer d'un régime à prestations définies à un régime à cotisations définies avec une dose de capitalisation. Même LO, la grande confédération ouvrière du pays, se rallie - certes à contrecoeur - à la réforme. Les résultats sont au rendez-vous. La Suède connaît un taux de croissance annuel moyen de 3 % entre 2000 et 2007 et le chômage retrouve dès 1996 son niveau d'avant-crise.

Dix ans plus tard, c'est l'Allemagne qui fait figure d'homme malade en Europe. Face à la crise qui ronge le marché du travail allemand, le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder fait voter les réformes Hartz, dont la plus importante, Hartz IV, transforme l'assurance-chômage. La priorité est d'inciter au retour à l'emploi en appui sur une indemnisation du chômage moins généreuse. Impopulaires, ces mesures provoquent la colère des puissants syndicats allemands.

Elles bénéficient toutefois du soutien de l'opposition chrétienne-démocrate. Résultat ? Le chômage amorce sa décrue à partir de 2005 - reflux aidé, il est vrai, par la baisse de la population active. Les réformes Hartz, en réalité, ont posé les bases du miracle allemand qui vaut aujourd'hui à l'Allemagne son rang de puissance économique incontestée en Europe.

Bien sûr, ces exemples illustrent le réalisme économique et le courage politique des partis suédois et allemands, prêts à voter des réformes indispensables quand bien même elles pouvaient heurter leur électorat. Plus important encore, ils témoignent d'une méthode qui renvoie la France à ses propres échecs.

Renouveler le personnel politique

À Stockholm comme à Berlin, ces réformes ont été menées et assumées par les politiques. Et non par les syndicats, dont la représentativité et la légitimité sont pourtant incontestables dans ces pays qui sont, pour l'un (la Suède), le berceau de la social-démocratie et, pour l'autre (l'Allemagne), la patrie de l'économie sociale de marché. Que penser alors de l'obsession française consistant à miser sur le dialogue social pour réformer ? Cette méthode, qui vise à rendre coresponsables de notre droit du travail des syndicats en butte à un déficit récurrent de représentativité et de légitimité, est vouée à l'échec. La classe politique, pendant ce temps, n'assume pas toutes ses responsabilités. Une solution, assurément, consisterait à renouveler le personnel politique. C'est d'ailleurs une attente régulièrement formulée par les Français. Pour initier ce renouvellement, il est indispensable de fluidifier les carrières entre le public et le privé. Deux mesures pourraient être prises à cette fin.

La première renvoie à un serpent de mer de la vie politique française : le non-cumul des mandats. Ce sujet tant de fois débattu par la passé alimente de nouveau le débat public. Rien de surprenant tant cette mesure apparaît comme l'outil à même de renouveler une classe politique que l'opinion juge frappée de discrédit. Or, rappelons à ce sujet que la loi de 2014 sur le non-cumul des mandats n'est que partielle, puisqu'elle autorise le cumul d'un mandat national avec une fonction locale non exécutive, manquant ainsi de mettre fin à la carriérisation excessive de la vie politique. En outre, elle n'entrera en vigueur qu'en mars 2017, ce qui peut apparaître aux yeux de l'opinion comme une ultime tentative pour gagner du temps et repousser l'inévitable.

Si le non-cumul des mandats est indispensable, il ne suffit pas. Il faudrait aussi, comme j'ai pu le proposer pour les représentants des salariés, limiter à deux le nombre de mandats successifs des élus, de sorte qu'un député, un sénateur, un élu local ne puisse être réélu qu'une seule fois. Le bénéfice en termes de renouveau me paraît supérieur au coût, à savoir se passer des services d'un élu talentueux, qui pourrait faire carrière.

Permettons ensuite à davantage de salariés de s'engager dans la vie publique. Seuls 16 % des députés peuvent aujourd'hui se prévaloir d'une expérience dans le secteur privé. C'est trop peu ! Sur le modèle du statut de « salarié citoyen » en vigueur dans de très rares entreprises pionnières, un nouveau cadre juridique pourrait être créé, permettant au collaborateur tenté par l'engagement au service de la collectivité de retrouver son emploi et son salaire au terme de son expérience politique. Sans être suffisantes, ces deux mesures pourraient constituer l'amorce d'une modernisation de la vie politique française. Une étape incontournable pour faire les vraies réformes.

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a écrit le 04/11/2016 à 19:59 :
Si je comprends bien, ce nanti veut supprimer tous les avantages sociaux pour pouvoir gonfler encore ses émoluments. Je lis par ailleurs que certains aimeraient que les syndicats n'existent pas. Après le reste comme quoi il faudrait que la société civile (mais qu'est ce que c'est ?) soit mieux représentée et que les politicards n'en fassent pas une profession, c'est dans l'air du temps. Mais parions sur une vraie réforme monsieur le président Béharel, désignons nos élus au tirage au sort. là on aura une vraie représentation de la population. Mais je vous le dis tout de suite cette représentation - avec ou sans référendum - votera pour une consolidation des droits sociaux et pour une réduction des salaires extravagants des PDG.
a écrit le 03/11/2016 à 9:04 :
Parlons du dialogue sociale, vrai c'est une obsession, et une catastrophe, avec des syndicats ringards, qui en sont à la lutte des classes, et une seule arme dans la discussion :EN GREVE !
Réponse de le 03/11/2016 à 22:30 :
vous avez tout a fait raison ;les syndicats empêchent la France d avancer ils faut supprimer la GTC ,, point;;;
a écrit le 02/11/2016 à 13:08 :
Article pertinent. Il faut tout de meme preciser concernant la 2e proposition que pour ameliorer le renouvellement du personnel politique, il faut permettre a des citoyens actifs et du privé de se présenter, et ca leur est bloqué fort avantageusement pour les fonctionnaires.
L'une des portes d'entrée dans la vie publique est l'élection municipale, or celle-ci a ete fort opportunément verrouillée pour permettre aux vieillards en place de maintenir leur avantages, privilège et sclérose intellectuelle. Je vous invite tous à vous intéresser aux règles d'élection municipales : la 1ere liste emporte 51% de siège quand bien meme elle n'aurait 30% des suffrages, puis remporte sa quote-part des 49% restants. Ne reste pour l'opposition - souvents composée de jeunes - que de miettes et vous pouvez régner avec 3/4 des sieges et seulement 30% des voix.
Si ca n'est pas de la république bananière qu'est-ce ?
a écrit le 02/11/2016 à 9:08 :
Certes les francais ne veulent plus des cumulards et des politciens professionnels mediocres. Mais qui vont ils elire comme president ? Juppe !
Un repris de justice condmane pour pot de vin a la marie de paris. un homme qui n a jamais travaille de sa vie. un homme qui a pris sa retraite a 58 ans mais qui demande que les autres la prenne a 65 ... ET je parle pas de ses resultats quan dila ete a un poste similaire : 2 abs premier ministres et a part augmenter les impots (creation du RDS + 2% de TVA) , il n a rien fait !
Autrement dit, on est pas sorti de l auberge
a écrit le 01/11/2016 à 20:49 :
Pour pouvoir réformer, il faut un peuple qui ait un jour l'intention d'obéir à un pouvoir légitime. Chaque français a son idée de la réforme qu'il faut mener. Ca fait 66 millions de réformes différentes possibles. Nous bordons la méditerrannée dont les peuples sont par essence "politiques" (c'est autour de la méditerrannée que la politique a vu le jour) et en attendant le retour d'un empereur romain, nous continuerons d'avancer sans réforme structurelle significative engagée, mais avec chaque jour à table ou dans les chaînes d'infos en continu une nouvelle réforme imaginée et l'absence de réforme engagée décriée...et après tout, cahin caha, de la sorte, nous avançons quand même pour le meilleur et pour le pire...
a écrit le 01/11/2016 à 19:41 :
excellent article , il faut en finir avec les élus à vie et que soit appliqué aux élus ce qu'ils décident pour les français notamment en matière de retraite ; les réformes ne pourront se faire qu'au prix de l'exemplarité de nos dirigeants
a écrit le 01/11/2016 à 19:28 :
Mazette, il y a des martiens qui écrivent à la Tribune?
Depuis 20 ans, les pouvoirs en place passent leur temps à réformer !!!

On a réformé le code du travail en profondeur( et toujours dans le même sens), les retraites, le code civil, les impôts, l'armée a perdu 200 000 conscrits, on a instauré un permis de conduire à point et des centaines de raisons de le perdre, on a changé deux fois les régions, le président a perdu deux ans de mandat (et depuis passe son temps en campagne), on va de Brest à Athènes sans visa (et on paiera la feta en Euros partout).
Il y a des dizaines de lois anti-terroristes, anti-casseurs, anti-mendicité, voler un bonbon peut vous envoyer au trou pour des mois voire des années, j'en oublie et des meilleures tellement nos codes ont été réformés.

La France non seulement est réformable, mais elle a largement été réformée...
En fait elle a été tellement réformée et mal réformée que les gens n'en peuvent plus de voir les règles changer tous les deux ans et s'appliquer toujours dans le sens d'une dégradation de leurs droits, de leur qualité de vie et de leur santé.

Donc ils sortent leur pistolet dès qu'on leur promet de nouvelles réformes et se font taxer de conservatisme égoiste de leur "confort" et de leurs droits acquis. Alors que ceux qui protestent gagnent moins que leur parents, seront au chômage pendant au moins 10% de leur carrière et finalement auront une retraite plus tardive et des pensions de misère.
Réponse de le 02/11/2016 à 9:08 :
Je suis d'accord. Il n'y a aucune visibilité, aucun projet à moyen-long terme. Les politiciens sont de simples (et médiocres) gestionnaires. Quand on prend la réforme des retraites, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de réformes. Il y en a une tous les 5 ans mais on ne sait pas où on va.
Réponse de le 04/11/2016 à 20:01 :
Excatement, on réforme depuis trente dans tous les sens - depuis 1983 pour être exact - pour ranimer soi-disant l'offre et la compétitivité. Résultat ? C'est le marasme total.
a écrit le 01/11/2016 à 18:47 :
Chaque "groupe" , "corporation" (retraités, conducteurs sncf, pharmaciens, médecins, profs , buralistes, pilotes air france, notaires, taxis, agriculteurs, etc etc etc) défend ses intérêts, et en même temps bloque certaines réformes pourtant indispensables. C'est la victoire des corporatismes sur l’intérêt général. Comment le résoudre ? Trouver des réformes qui sont bonnes pour l’intérêt général et ne pas céder aux groupes de pressions.
a écrit le 01/11/2016 à 18:16 :
Il y a une autre condition, c'est que la représentation nationale ne soit plus constituée de plus de 50% de fonctionnaires dont l'emploi est assuré à vie. Tout fonctionnaire prétendant à la représentation nationale doit démissionner de la fonction publique. La société civile est mal représentée à l'assemblée nationale donc les texte de loi présentés et votés sont peu ou jamais en faveur d'une réforme de la fonction publique. Cet état de fait doit impérativement changer.
Réponse de le 02/11/2016 à 13:03 :
+1!
a écrit le 01/11/2016 à 18:07 :
Si, si, on peut réformer en France...mais pratiquement que le secteur privé, peu réactif face au diktat des gouvernements. Par contre le public, lui, est irréformable, because grosse peur de blocage de la part des fonctionnaires et assimilés et aucun gouvernement n'a eu le courage de faire face à une paralysie du pays.
a écrit le 01/11/2016 à 17:52 :
quand on aura compris qu en France il nous faut comme président un homme( ou une femme) fort type Mme Tatcher qui ne pense pas à sa carrière mais au bien du pays sans écouter les donneurs de leçon, les pleureurs ,les syndicats de tous bords alors nous deviendront le pays le plus puissant d Europe !!et cet homme et cette femme existe chez nous !!!
a écrit le 01/11/2016 à 17:35 :
A mon humble avis, il faudrait réduire le nombre de députés de 577 à environ 200, les sénateurs de 348 à 120 maximum. D'autre part, il faudrait interdire immédiatement le cumul des mandats, exiger qu'une personne qui se présente à un poste public démissionne de son poste de fonctionnaire et que les mandats ne dépassent pas deux périodes de 4 ans maximum. D'autre part, les élus syndicalistes affiliés à un parti politique devront en faire la déclaration publique et être assujettis aux mêmes règles que les députés. Les personnes du secteur privé désirant se présenter devront être adoubées par 100 habitants permanents de leur lieu de résidence et recevront un financement égal à celui des autres candidats. Ce financement sera assuré par un fonds public alimenté par les partis politiques de tous bords. Non pas que cela réduira les déficits, mais cela permettra de décarriériser la fonction et de voir apparaître du sang neuf :-)
Réponse de le 01/11/2016 à 19:39 :
On pourrait commencer par aligner les avantages des élus notamment des chambres parlementaires sur ceux du public.
Retraite à 63 ans, calculée sur les 25 meilleures années, indemnités de "chômage" alignée sur celles du commun.
Idem pour les avantages en nature, à taxer avec le revenu et bien évidemment remboursement des frais sur justificatif avec contrôle effectif des questeurs des assemblées.

Les assistants parlementaires pourront être choisis par les élus mais doivent être rémunérés directement par l'assemblée qui pourra les révoquer en cas d'emploi fictif avéré.

etc etc...
Réponse de le 02/11/2016 à 9:00 :
@je plussoye: bien entendu, mais j'essayais de donner les grandes lignes. Les rémunérations des députés et sénateurs sont complètement irréalistes, surtout au vu de leurs résultats. Je pense toutefois que si on enlève le facteur népotisme en élisant de vrais locaux pour de courtes périodes, les politiciens reviendront sur terre :-)
a écrit le 01/11/2016 à 17:03 :
Le plus déprimant à la lecture de cet article est de se dire qu'avec Juppé, s'il est élu en mai 2017, rien de changera et que cet article a toutes les chances d'être toujours d'actualité dans deux ans.
Réponse de le 01/11/2016 à 20:32 :
Pourquoi seulement avec Juppé ?
a écrit le 01/11/2016 à 16:57 :
Faudrait d'abord que les politiques montrent l'exemple et se réforment , ils parlent tout le temps des retraites des autres mais jamais des leurs . Ce qu'ils ont fait dans ce quinquennat c'est en premier lieux pour eux, payer cinq ans de plus s'ils quittent l'assemblée Nationale si : non réélu .
a écrit le 01/11/2016 à 15:29 :
C'est urgent !

En France, sans trop caricaturer on peut dire que les reformes qui sont menées depuis des décennies concernent surtout le secteur privé. Avec des "tripatouillages" et des sur-règlementations qui pénalisent tous les secteurs d'activités. Alors que ce n'est pas au politiques, ni au secteur public, de gérer l'économie productive mais aux chefs d’entreprises.

Par contre, il est bien du rôle du politique de mener des politiques publiques et donc de gérer les services publics. Or c’est là fond du fond du problème, celui de la quasi impossibilité de reformer en profondeur ces services. Je caricature un peu, mais cela fait des décennies que l’ensemble aurait du évoluer tout comme la société, confrontée à l’évolution de l’environnement mondial.


Il faut sortir du périmètre du fonctionnariat ce qui ne relève pas du rôle de l’État et optimiser la gestion de tous les secteurs relevant du régalien : éducation, justice, sécurité. Les finances restant « majoritairement comptables » et ne devraient en rien se mêler de l’économie, qui de toute façon se traite maintenant à l’échelon Européen.


Les reformes deviennent urgentes, car inscrites sur le long terme et impliquant des changements de culture. Or, même des dirigeants volontaires se sont heurtés à des difficultés de reformer en voulant brusquer les choses ou en prenant les mauvaises décisions, genre coup de rabot. Avec comme conséquences dans les cas extrêmes, des dysfonctionnements graves et même des victimes. Ce qui renforce encore plus les freins au changement, les corporatismes et les clientélismes. Heureusement ce n’est pas le cas pour la plus part des fonctionnaires, qui ont encore majoritairement le sens du service public et veulent évoluer vers plus de qualité. Reste à leur donner les moyens et à budget constant, cela oblige à réaffecter des ressources, donc à faire des choix.
A défaut, si on laisse le navire livré à lui-même, il va dériver et s’échouer. On ne peut que s’inquiéter de voir progresser les pourcentages de partisans de l’extrême droite, par exemple dans les rangs de la police. Les manifestations actuelles me semblent être d’une extrême gravité, car symbolisant une forme de désordre et cela conforte l’idée d’une perte de contrôle par l’état d’une partie de ses prérogatives. Situation autrement plus grave que les quelques opposants à des licenciements, ou à la construction d’un aéroport, mais les symboles de l’autorité sont au niveau où on les place.


Quoi qu’il en soit, cette situation aurait déjà du provoquer la réaction de tous les démocrates et républicains, or il ne se passe rien. Confortant un climat malsain propice à l'expression des extrêmes. On n’en est pas là mais il faut se rappeler que des pouvoirs qui échappent au contrôle démocratique, peuvent mener en cas de dérive à des guerres ou des dictatures. Pour rappel en 1932/33, la montée du parti national socialiste nazi, qui avait pris les commandes…
Des années de discours, de postures et de politiques basées uniquement sur du tout sécuritaire participent à ce climat. Alors que les révolutions économiques et technologiques en cours impliquent un choix de société, le débat politique et les médias tournent en boucle autour du sécuritaire.
a écrit le 01/11/2016 à 13:45 :
Deux mauvais exemples: En Suède en même temps que les réformes, ce pays a dévalué fortement sa monnaie ce qui a boosté ses exportations et son économie.
En Allemagne ce qui fait surtout la différence, c'est la structure démographique de ce pays, population en baisse, moins de femmes au travail. Si la France avait la structure démographique de l'Allemagne , le taux de chômage français serait de 3,8%. A l'inverse si l'Allemagne était dans la même situation démographique que la France, le chômage allemand serait de 11%. Sur 25ans depuis 1991, la France a créé 3,6millions d'emplois, l'Allemagne 2,6 millions. L’Allemagne a donc besoin de créer moins d'emplois que la France. Et c'est bien là le nœud du problème. Et on pourrait comparer avec de nombreux pays en Europe. Il est donc loin d'être certain que l'application en France de réformes menées dans d'autres pays change radicalement la situation française. Comme aurait dit de Gaulle: Il suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabri en criant "réformes structurelles" pour résoudre les problèmes de chômage. Et je ne parle pas de l'arrivée des nouvelles technologies numériques et de de ceux qui nous prédisent la disparition de millions d'emplois. J'ai bien l'impression que l'on risque d'avoir plusieurs millions de chômeurs pendant très longtemps.
Réponse de le 01/11/2016 à 15:10 :
Complètement d'accord avec ce commentaire.Cela étant dit l'auteur de l'article a raison sur le non cumul des mandats dans le nombre et la durée.
La professionnalisation des élus est mortelle pour le pays.
a écrit le 01/11/2016 à 13:34 :
Depuis la victoire de la révolution libérale, c'est a la mode de répéter encore et encore le mot "réforme" comme un mantra qui fait ouvrir tous les chakras du bonheur.
M. Beharel constate que La France ne fonctionne ni comme la Suède , ni comme l'Allemagne, sacré nouvelle !
Est-ce mieux ou moins bien, cela dépend des époques.
En 2008, il valait mieux être en France que partout ailleurs dans le monde.
En 2016, le taux de pauvreté est supérieure de 20% en Allemagne et en GB qu'en France ( 17 % vs 14 % ).
C'est un choix de société.
Réponse de le 01/11/2016 à 14:47 :
Est-ce mieux ou moins bien, cela dépend des époques
Cela dépend aussi et surtout où l'on se situe dans le champ social.
M. Beharel se fou comme d'une guigne de la pauvreté donc psalmodie le mantra libérale "des réformes, des réformes" comme un cabri.
a écrit le 01/11/2016 à 13:14 :
Cela ne marche pas parce que les économistes ne comprennent pas que les charges sociales doivent être réparties sur la production et sur la consommation, et plus spécialement sur la consommation d'énergie. Il faut réduire le cout du travail en augmentant le prix de l'énergie.
a écrit le 01/11/2016 à 13:10 :
Tout est dit dans la première phrase, les pays européens en crise... la France obtient encore du crédit de ses créanciers. Tant que nous n'aurons pas le couteau sous la gorge, nous ne nous assiérons pas autour d'une table pour revoir le pacte social complet qui comprend les règles du monde du travail, l'organisation de l'Etat (son rôle et le statut de ses employés), les impôts et tous les autres prélèvements obligatoires qui permettent le financement de l'Etat et du budget social de la Nation.
a écrit le 01/11/2016 à 12:53 :
Une grande réforme prévue par décret création revenu universel de 750 à 1000 euros pour tous financé par un abandon des soins santé a partir de 70 ans financement à la charge de la personne par assurance coût 239 euros mensuel
a écrit le 01/11/2016 à 11:21 :
Comparer la France avec la Suède revient à comparer notre pays à l'Arabie saoudite. Cela montre le niveau de l'analyse digne des meilleurs bistrots. La France n'a pas besoin de réformer le marché du travail, car notre productivité est parmi la meilleur du monde. Le problème vient du fait que les entreprises sont dépendantes des subventions généreusement accordées. Que le nombre de fonctionnaires, la nouvelle aristocratie qui dit qu'on ne travail pas assez, est exorbitant. Que les dépenses public sont extravagantes, que l'assiette des taxes est déséquilibrée, etc... Si les entreprises veulent des salariés au standard chinois, ils auront alors le niveau de qualité qui va avec. Et rien n'empêche les patrons français insatisfaits d'aller vivre leur rêve de négrier en chine ou dans tout autre pays modèles du genre...
a écrit le 01/11/2016 à 10:58 :
Reformer???
La France qui vote ne veut pas du FN ,ni de N.Sarkozy
La Gauche PS est en déliquescence,sans aucun recours
L’extrême gauche avec en soutien les syndicats,ne pense qu'à 1910 et la révolution bolchevique
La droite,avec le soutien des lobbys,du medef,se contorsionne en tous sens pour assurer surtout sa réélection et son accès au pouvoir.
Le centre,ballon de rugby attend l'éclosion de En marche pour Trahir ,come à son habitude.
Avec cela reformer devient une UTOPIE?
a écrit le 01/11/2016 à 10:52 :
La différence c'est que ceux qui se sont soit disant réformés l'on fait sans la pression de l'UE de Bruxelles et donc se sont adapté plutôt que reformé! Nous, on nous demande de les singer!
a écrit le 01/11/2016 à 9:18 :
Si l'on met régulièrement en cause notre classe dirigeante et ses élites pour ma part je voie une autre cause au blocage de toutes réformes profondes de notre société : les corporatismes !!!
Je vis dans un département rural et il n'y a pas besoin de faire beaucoup d'efforts , juste lire les titres de la presse locale pour se rendre compte que le monde agricole du département est sous la coupe d'une dizaine de personnes : chambre d'agriculture, syndicats agricoles, coopératives, msa, groupama, crédit agricole , à la tête de toutes ses institutions vous retrouvez toujours les mêmes une fois président ou vice président ou administrateurs et tous se croisent à longueur d'année dans des conseils d'administration , des assemblées , à la préfectures dans des inaugurations, foires etc..et ils n'ont aucun intérêt à réformer un système sur lequel est assis leurs pouvoirs, les privilèges et les revenus qui vont avec ....et cela vous le retrouvez ailleurs , dans la santé, l'éducation, l'université etc....
Réponse de le 01/11/2016 à 13:05 :
Dans votre liste, vous avez oublié les "syndicats représentatifs" qui ont la haute main sur "le budget social de la Nation" qui est en déficit certes, mais brasse énormément d'argent.
Vous avez entièrement raison, le corporatisme est d'autant plus puissant en France qu'il est caché. Personne ne sait qui fait quoi vraiment mais tout le monde a compris qu'il est possible de se faire pistonner et d'avoir des passe-droits.
Résultat, chacun fait la chasse à la "bonne planque" et se garde bien de vouloir que le système s'effondre pour en espérer avoir sa part ou pour la conserver...
C'est comme la promotion canapé, tant que certains et certaines seront prêts à être conciliants pour grimper rapidement les échelons, le harcèlement ne sera mal vu qu'en façade et accepté dans la réalité pour ce qu'il procure comme avantage.
a écrit le 01/11/2016 à 9:03 :
La lâcheté du pouvoir politique ou de la représentation nationale est incommensurable. Les Lois ne se proposent qu'après avoir été suggérées par des sondages pour être bien sûr qu'elles sont compatibles avec l'opinion public, et ne se votent plus qu'après validation par la rue. Il faut partie d'un simple constat: toutes les réformes, nécessaires pour préserver notre avenir et celui de nos enfants, à ce stade de déliquescence de notre société seront désagréables à avaler dans le court terme, et malheureusement vont prendre un temps fou à produire leurs effets. Comment réduire la dépense publique si on ne peut se séparer des fonctionnaires, si on doit payer leurs retraites non provisionnées, si ceux-ci ont un droit à rester ad vitam aeternam en fonction après acquisition de 100% de leurs droits à la retraite...? On va bien que l'on est pas sorti d'affaire..
a écrit le 01/11/2016 à 8:56 :
"Réformer" ? Ce mot a été tellement dénaturé qu'il en est devenu vide de sens. Si, c'est pour avoir, comme en Allemagne, 6,7 millions de personnes payées 450 euros par mois sans allocations de chômage, sans droit à la retraite et sans assurance-maladie, non merci ! Ce n'est pas une "réforme", juste un retour à une formule servile d'exploitation du travailleur.
a écrit le 01/11/2016 à 8:43 :
Il y a une solution bien plus simple et représentative : le tirage au sort.
a écrit le 01/11/2016 à 8:36 :
si les reformes sont quasi impossible en France
est que une vrai reforme commence par les dirigeants
plus ont reforme les citoyens
plus les elus s'octroie des privilèges
voyer l'exemple du moi president et il a place tout ses camarades de promotion
a des postes privilegies
ceci n'a rien d'une democratie
idem pour les revendications les pétitions ignore par
et que dire des scrutins qui par trois fois lui demande de revoir sa copie
encore ignore comme si m etais le roi
mais ce n'est qu'un elus et i oublie qu'il est en fonction pour represente le peuple Français
et non ses idees
donc aucun respect pour lui car lui nous ignore

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