• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Trump : une hausse des taux d'intérêt qui frapperait aussi l'Europe

Photo de Ivan Best

Propos recueillis par Ivan Best

Publié le 10 novembre 2016 à 13:52 - Mis à jour le 10 novembre 2016 à 17:52

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Le déficit commercial s'est réduit à 5,6 milliards d'euros
  • Hausse de 0,1 % de la production industrielle en avril
  • Farandou répond à une proposition de loi sur les congés payés
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Des nouvelles du projet de loi sur la transparence salariale
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
La mise en œuvre du programme de Donald Trump provoquerait une forte hausse des taux d'intérêt, estime Patrick Artus. L'Europe la subirait par ricochet : de quoi tuer dans l'œuf la petite reprise de la zone euro

Et si Donald Trump, élu contre toute attente 45e président des Etats-Unis, mettait en œuvre son programme ? Quel serait l'effet sur les Etats-Unis, sur le monde ? Une bonne partie du programme paraît impossible à mettre en œuvre. Le protectionnisme généralisé, qui passerait par la sortie des Etats-Unis de l'Organisation mondiale du Commerce, voilà qui paraît peu plausible. Mais d'autres pans des promesses de Donald Trump pourront se traduire, au moins partiellement, dans les faits.

S'agissant de la dépense publique, d'abord. Comme le souligne l'économiste Patrick Artus,

« Trump est est d'accord avec Clinton pour lancer de grands travaux d'infrastructure. Selon des études très précises du Congrès, il faudrait investir 1.800 milliard de dollars pour remettre simplement les infrastructures aux normes. Clinton a cité le chiffre de 500 milliards de dollars de dépenses par an consacrées à cette politique. Trump n'a pas cité de chiffre, mais il semble d'accord.

Le problème, c'est que les Républicains n'approuvent pas forcément cette politique de dépense publique, à laquelle ils sont par tradition opposés : il y aurait des compromis. En revanche, s'agissant des baisses d'impôts promises, les élus républicains sont pleinement d'accord. L'addition de dépenses supplémentaires et de baisses d'impôts substantielles va provoquer une « explosion du déficit » estime Patrick Artus. « Cette année, le déficit fédéral est proche de 2% du PIB, 500 milliards de dépenses en plus par an c'est trois points de PIB. » Si la hausse du déficit est encore difficile à chiffrer, elle sera substantielle".

Le protectionnisme, jusqu'où?

L'autre volet du programme Trump, c'est le protectionnisme. Les Etats-Unis ont signé l'accord commercial Nafta (qui inclut le Mexique, le Canada...).

« Trump a dit qu'il en sortirait, je n'y crois pas » souligne Patrick Artus. « Ce n'est pas la culture républicaine, pro free trade. 80% des exportations du Mexique vont vers les Etats-Unis, et pour l'essentiel, il s'agit de l'importation de produits fabriqués par des sous-traitants d'entreprises américaines : elles n'accepteront pas de sitôt une telle remise en cause. On ne va pas leur dire : vous n'avez pas le droit de réimporter. Il y aurait une evée de bouclier de business. On peut détester la finance, mais pas s'asseoir sur l'industrie, contrer Boeing. Si le président de General Motors vient lui expliquer à Trump qu'il va supprimer des dizaines de milliers d'emplois en raison de la sortie du Nafta, le nouveau président va devoir l'écouter ! »

En revanche, avec la Chine des évolutions sont possibles.

« Elle fait du dumping, et cela peut se contrer avec l'accord de l'OMC : en cas de plainte pour dumping, l'OMC peut accepter la mise en place de tarifs douaniers. C'est du protectionnisme légal. Mais l'idée de droits douane généralisés impliquerait une sortie de l'OMC, qui est inimaginable."

Quel frein à l'immigration?

Enfin, Trump s'est engagé sur l'immigration, qu'il veut stopper.

Or les Etats-Unis au plein emploi, souligne Patrick Artus : si on stoppe l'immigration, on aboutit à de vraies tensions sur les salaires. Les deux pays voulant prendre des mesures anti-immigration sont les deux au plein emploi, les Etats-Unis et le Royaume Uni. Ce serait ajouter des tensions à de tensions existant déjà : les salaires tendent à augmenter. Depuis 2014, c'en est fini le la stagnation des salaires qui a duré près de 25 ans. Les salaires des moins qualifiés augmentent aujourd'hui de 6% sur un an, de 3,5% pour le salaire median. C'est une vraie rupture avec une longue période du pouvoir d'achat salarial, voire de baisse pour les rémunérations les plus faibles. Il est vrai qu'en 2014, les 60% d'Américains les moins aisés avaient un pouvoir d'achat inférieur à celui de 1990. Pour les 25% les moins riches, la baisse a été de 8 à 9%. Mais cette période est révolue, et même si, pour les salariés concernés, le rattrapage du pouvoir d'achat perdu est loin d'être atteint, d'un point de vue macro-économique, il y a bien une situation de tension salariale.Si, en plus, on stoppe l'immigration, on retire 60% de la croissance démographique américaine : faute de population active suffisante, les tensions seront alors extrêmes sur le marché du travail, sur les salaires. La croissance américaine en pâtira lourdement.

Une hausse des taux d'intérêt qui impacterait l'ensemble de la planète

Imaginons que Trump puisse réaliser tout son programme, que le parti républicain l'accepte. Quel serait le résultat ?

Une hausse très forte des salaires avec l'arrêt de l'immigration, une hausse des prix des importations, une hausse des dépenses publiques. Les conséquences de cet ensemble ? C'est à la fois de l'inflation (via les salaires et les importations), un déficit public énorme (via l'augmentation des dépenses et la baisse des impôts). Tout cela entraînerait une très forte augmentation des taux d'intérêt américains. Certains analystes anticipent des taux d'intérêt à 2,5% fin 2017, si le programme Trump est mis en œuvre, on sera en réalité plus proche de 5%.Cette hausse des taux serait une très mauvaise nouvelle pour l'Europe, où ils augmenteront aussi : les taux américains contaminent les taux européens. Cela suffirait à tuer dans l'œuf la petite reprise que nous connaissons aujourd'hui en zone euro. La vraie menace, c'est la transmission via les taux d'intérêt à long terme.  La BCE agit certes sur l'ensemble des taux, mais la corrélation avec les Etats-Unis subsiste : sur les emprunts à 10 ans, elle est passée de 60% à 40%. Une augmentation d'un point des taux d'intérêt long américains provoque une hausse de 0,4 point en zone euro. Or l'Europe a besoin de taux bas pour de longs mois encore. En outre, cette augmentation des taux d'intérêt serait aussi catastrophique pour les pays émergents, aussi. Bref, on reviendrait au début des années 80, avec le mix américain connu sous Reagan de fort déficit public et de taux d'intérêt très élevés.

Propos recueillis par Ivan Best

Sur le même sujet

  • 1

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 2

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 3

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 4

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »