Rénovation et coût de l’énergie : comment allier écologie et pouvoir d’achat ?
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Face à l'urgence climatique, la France s'est fixé des objectifs ambitieux : rénover 900 000 logements par an d'ici 2030 et réduire drastiquement les émissions de CO2.
« Nous émettons de plus en plus de CO2 et de particules responsables de 40 000 morts par an, soit 15 fois plus que sur les routes », souligne Olivier Godin, PDG de SolisArt, spécialiste du thermique solaire. « De plus, la raréfaction des ressources ne cesse de faire grimper le prix de l'énergie. La transition énergétique est donc indispensable car elle couvre des problématiques de développement durable, de pouvoir d'achat et, pour les États, de souveraineté. »
Le diagnostic de la situation est sans appel : la hausse des prix de l'énergie pèse lourdement sur le budget des ménages. L'efficacité énergétique des logements devient alors un enjeu clé pour limiter l'impact financier sur les Français.
Aujourd'hui, la France compte 37 millions de logements, dont 15 % sont classés F et G selon le diagnostic de performance énergétique (DPE). « Ces logements de dernière catégorie, soit 6 % du parc total, sont désormais interdits à la location », rappelle Guillaume Exbrayat, président de Diagamter, diagnostiqueur immobilier. Cette contrainte pousse de nombreux propriétaires à envisager des rénovations pour améliorer leur notation énergétique et ainsi préserver la valeur de leur bien.
« Nos DPE sont liés à une vente », précise-t-il. « En d'autres termes, ce document est établi pour le vendeur. Mais on voit de plus en plus souvent des acquéreurs venir nous trouver pour s'enquérir des gains possibles d'étiquette énergétique s'ils mettent en place telle ou telle solution. Ce qui crée de la valeur verte. »
Cette prise de conscience grandissante s'inscrit dans un contexte où la performance énergétique est devenue un critère décisif pour les acheteurs et investisseurs immobiliers. Mais quelles solutions permettent réellement d'améliorer l'efficacité énergétique des logements ?
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Pour Olivier Godin, deux solutions s'imposent : « Pour gagner des étiquettes énergétiques, les meilleures solutions sont celles qui sollicitent le moins les chaudières. Elles sont au nombre de deux : l'isolation et le solaire. »
Parmi elles, le chauffage solaire se distingue par ses nombreux avantages. « Il permet de réduire de manière drastique les consommations d'énergie. Ces solutions sont rentabilisées immédiatement car gagner une étiquette énergétique, c'est mieux valoriser son bien à la vente. En conséquence, un chauffage solaire est rentabilisé dès son installation avec un gain en pouvoir d'achat dès la première année. »
La France tente donc d'accélérer sa transition énergétique. Du point de vue des diagnostiqueurs, l'année 2025 se présente d'ailleurs bien. Comme le précise Guillaume Exbrayat, « outre le DPE, nous faisons face à un surcroît d'activité lié à l'audit énergétique des biens classés E et des nouvelles obligations en matière énergétique qui concerne les copropriétés ».
Il est clair que la transition énergétique reste un levier essentiel pour relever les défis climatiques, mais également améliorer le pouvoir d'achat des Français à long terme. Les solutions existent. Leur mise en œuvre est désormais indispensable.
La consultation du présent article est notamment soumise aux CGU de Scribeo
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