Interview : "Il faut mettre en place des stratégies vendeuses de volatilité"

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La Tribune: Qu'exprime la volatilité et comment en tirer parti ? Antoine Delon: La volatilité implicite mesure le risque à venir sur un sous-jacent que ce soit une action, un indice ou tout autre actif. Aujourd'hui, celle-ci se situe à des niveaux très élevés [environ 45 % sur l'indice CAC 40, ndlr]. A moins d'observer une implosion totale du système financier mondial, il y a peu de chance de la voir atteindre des niveaux supérieurs à ceux observé en Octobre 2008. Dans cette perspective nous suggérons donc de mettre en place des stratégies "vendeuse de volatilité" que ce soit à travers la vente d'options simples ou d'options à barrière. Comment anticipez-vous son évolution ? La volatilité implicite est intimement liée aux cycles économiques. Depuis 2005, elle a commencé à grimper du fait notamment des activités de fusions-acquisitions et des rotations sectorielles. Ce mouvement haussier s'est accéléré avec la crise du crédit et le krach d'Octobre. La politique monétaire actuelle visant à augmenter la liquidité du marché devrait commencer à soutenir les actions à partir du deuxième semestre 2010 et par voie de conséquence faire baisser la volatilité implicite.

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