Impôts locaux : 2009 s'annonce rude pour les contribuables

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La facture sera salée, très salée, en 2009 pour les contribuables locaux. C'est ce qui ressort d'une enquête réalisée par le Forum pour la gestion des villes et publiée ce mercredi par "Les Echos". Les taux votés par les quarante plus grandes villes de France sur les impôts des ménages - taxe d'habitation et taxe foncière - augmenteront ainsi en moyenne de 5,1%. "C'est la plus forte hausse constatée depuis au moins dix ans", estime le quotidien économique. "S'y ajoutent les hausses décidées par les départements", de 6,2% en moyenne, et "celles votées par les régions au titre de l'impôt foncier", de 0,7%. A l'arrivée, pour le contribuable, la taxe d'habitation augmentera d'au moins 5,4% dans la moitié des quarante premières villes de France. Les Niçois seront à la fête avec une hausse de 17,7%. Paris (11,7%), Argenteuil (12,3%) ou Grenoble (11,9%) ont également largement relevé l'addition. Quant à la taxe sur le foncier bâti (TFB), sa hausse médiane sera de 6,4%. Elle explose dans la capitale, avec une augmentation de 47,7%, son niveau restant cependant à Paris "très en deçà de celui des autres grandes villes". Au final, seules Reims, Aix-en-Provence et Toulon "conservent une pression fiscale identique ou quasi identique à celle de 2008", selon "Les Echos". Dans ce paysage, Nantes fait figure d'ovni en s'autorisant une baisse de 9,3% de sa taxe d'habitation et une hausse de 2,5% seulement applicable au foncier bâti. A noter qu'à Nantes, ou encore à Caen, les collectivités ont instauré des abattements pour les ménages les modestes ou fragiles (personnes handicapées). Toutefois, même sans hausse votée par les collectivités locales, les contribuables subiront tout de même une hausse de 2,5% de leurs impôts locaux, l'Etat ayant "augmenté la valeur des bases sur lesquelles s'appliquent les taux" de ces impôts. "Un point sur lequel les collectivités n'ont aucune influence", soulignent "Les Echos". Ces hausses s'expliquent par la volonté des élus de maintenir leurs investissements. Certains d'entre eux font également valoir la baisse des dotations de l'Etat. Enfin, la baisse des droits de mutation - taxe assise sur les ventes de biens immobiliers, qui a donc subi de plein fouet la chute du marché immobilier - a plombé les comptes des départements. Le produit de cette taxe (9,4 milliards d'euros en 2008), qui représente 11% des recettes de fonctionnement des départements, a plongé en 2008 de 9,4%, soit un manque à gagner de 975 millions d'euros par rapport à 2007.

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