Les Emirats arabes unis auraient franchi un nouveau palier en Libye en fournissant des hélicoptères de combat et des avions militaires aux forces des « autorités libyennes parallèles », commandées par le maréchal Khalifa Haftar. Des livraisons qui enfreignent l'embargo sur les armes imposé par l'ONU.
Des accusations que les experts de l'ONU étayent par la piste suivie par des hélicoptères de combat fabriqués en Biélorussie. Des appareils qui ont été par la suite acheminés des Emirats arabes unis vers la base aérienne d'al-Khadim située à l'Est de la Libye. Les experts ont ainsi présenté des photos de ces appareils stationnés dans le bastion de Haftar. Un équipement aérien qui offre aux troupes de Haftar un avantage par rapport à leurs adversaires. Le contrôle des cieux permettant à l'ANL de ménager ses hommes et de compenser les pertes subies.
Ce ne seraient pas moins de 4 hélicoptères de combats, de modèle MI-24p qui ont été livrés aux Emirats par la Biélorussie en 2014. Des appareils qui auraient été par la suite « offerts » aux troupes de Haftar en avril 2015. Les experts auraient également confirmé la livraison d'un appareil At-802i aux forces de l'ANL. Les Emirats n'ont toujours pas donné suite aux demandes de clarifications présentées par les experts de l'ONU.
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Les Emirats arabe unis sont, rappelons-le, très tôt intervenu en Libye et ce, dès 2011. L'EAU ont détaché des chasseurs bombardiers au sein de la coalition qui a mis fin au régime de Kadhafi. L'apport militaire émirati ne s'est pas limité à l'appui aérien, ses forces spéciales ont notamment participé à la prise de Tripoli et à la traque de Kadhafi. Après la chute du régime, les Emirats se sont rangés du côté de l'ANL de Haftar, lui fournissant armes et matériels, comme en témoigne l'envoi de véhicules blindés provenant de sociétés basées aux Emirats au forces de l'ANL stationnées à Tobrouk en avril 2016.
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