Dans l'œil du cyclone, la CPI essuie une rafale de révélations fracassantes de l'European Investigative Collaborations en partenariat avec onze médias. Des révélations qui ont poussé l'actuelle procureure de la CPI, la Gambienne Fatou Bensouda à annoncer une enquête sur deux collaborateurs de son bureau.
Mais qui sont ces deux membres au cœur des allégations ? Dans la déclaration reprise dans le communiqué de son bureau, Fatou Bensouda reste muette sur l'identité de ses deux collaborateurs encore moins sur les accusations dont ils font l'objet.
Mais dans une précédente enquête, Mediapart avait indiqué que Florence Olara, la porte-parole de l'actuelle procureur, aurait été rémunérée 5000 dollars par Kerry Propper, un banquier new-yorkais, dans le but d'accélérer l'ouverture d'une enquête sur le génocide des Yézidis dans le Kurdistan irakien. Difficile pour le moment d'identifier le second membre du Bureau de Fatou Bensouda visé par l'enquête.
Le feu du scandale couve depuis les révélations en chaîne de l'European Investigative Collaborations et les enquêtes des médias, avec la publication de près de 40.000 documents notamment des courriels. Au cœur de ces accusations, les activités peu orthodoxes de Luis Moreno Ocampo, procureur de la CPI entre 2003 et 2012, accusé de manipulation de dossiers, de détention de comptes offshores et de conflits d'intérêts via des actions de lobbying peu éthiques.
Dernière révélation en date, celle sur le « montage » pour la détention de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Fatou Bensouda s'est vite distanciée de ces allégations concernant son prédécesseur.
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